lundi 29 novembre 2010

Bottle Rocket

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Bottle Rocket (Wes Anderson, usa, 1996)

Je croyais avoir tout vu de Wes Anderson, j'avais tort, il me restait son tout premier et complètement méconnu long-métrage. On sent qu'il n'avait pas les mêmes moyens à dispositions, mais les bases sont là, un rythme entre le loufoque et le mélancolique, ses deux acteurs fétiches, des costumes improbables tout à fait convainquant, de l'amour mais pas trop, des dialogues savoureux et étonnants. Bref, tout le charme de Wes Anderson qui se devine, mais pas aussi radicalement différent de tout que ses films suivants. Un premier film prometteur... mais c'est tellement facile à dire quand on connaît la suite de l'histoire...

Bref, fétichistes de Wes, foncez. Les autres, voyez déjà ce qu'il a fait plus tard.

500 Days of Summer

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500 days of Summer (Marc Webb, usa, 2009)

Comment ai-je pur rater ce petit bijou ? Merci à Armalite de me l'avoir signalé, je l'ai téléchargé aussitôt (ouuuuuh méchante pirate que je suis). Le film débute par la si connue mention graphique : "AUTHOR'S NOTE: The following is a work of fiction. Any resemblance to persons living or dead is purely coincidental."
Suivi de : "Especially you Jenny Beckman."
Et de : "Bitch."

Et voilà, j'étais déjà conquise. Mais quand la (sublime) voix-off prononce : "This is a story of boy meets girl, but you should know up front, this is not a love story" je me suis enfoncée un peu plus profondément dans mon canapé, certaine de ne pas bouger un cil durant l'heure et demi suivante, et j'avais raison. La structure du film avec ses nombreux flash back and forward est très réussie grâce aux intertitres chiffrés, jolie idée. Les moments dessinés, chantés et autre stylisation ne sont pas du tout pesants et correspondent très bien à une introspection comme celle que nous faisons dans l'esprit -et le coeur- de l'adorable Joseph Gordon-Levitt. Sachez encore que malgré l'apparent hyper-positivisme du titre de ce film, il est plus aigre-doux que sucré, d'où mon enthousiasme. Si, comme moi, vous étiez passés à côté, sautez dessus.

No et moi

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No et moi (Zabou Breitman, France, 2010)

Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire, la découvrir fait partie du charme, mais en deux mots il s'agit d'une rencontre entre une jeune ado surdouée et une jeune SDF. Thématique des invisibles si peu abordées au cinéma.

Zabou Breitman est une réalisatrice que j'avais adoré dans "L'Homme de sa vie", elle m'avait ému, tout en légèreté, elle a réitéré en réussissant à me faire verser une larme sur une des scène les plus joyeuse du film et j'ai adoré ça. Bernard Campan est un acteur subtil, délicat, puissant, il est parfait dans ce rôle. Marie-Julie Parmentier est une GRANDE actrice que je suis depuis des années dès que je peux la voir quelque part, elle réussit à être parfaitement crédible à chaque instant dans ce personnage complexe, émouvant et insupportable à la fois, fragile mais intouchable. Une grande performance !

Allez-y, ne le ratez pas, plongez-vous dedans sans a priori.

Seule minuscule petite critique sans importance, la BO m'a parue trop présente par moment, me "sortant" légèrement du film.

Le Nom des Gens

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Le Nom des gens (Michel Leclerc, France, 2010)

"Quand on commence à se méfier des canards, c'est le début de la fin !"
C'est par une scène un peu absurde et ce dialogue fabuleux que débute ce petit bijou. C'est un film qui parle de politique, de sexe, de racisme, d'amour, de famille, de mémoire et de bernaches huppées. C'est surtout un film jubilatoirement drôle ET intelligent, ce qui est assez rare pour être souligné. Sara Forestier est étonnante d'énergie et de fraîcheur (et à poil la moitié du temps, si ça peut en motiver quelques uns, tant mieux), Jacques Gamblin arrive à dégager une sexytude affolante malgré son rôle de soi-disant coincé. On les aime ces personnages, et on vibre avec eux, tout en étant incapables de s'identifier à aucun des deux. Je ne sais pas combien cette histoire écrite par Baya Kasmi est autobiographique et finalement peu m'importe, mais quand j'ai lu ce manifeste, j'y ai retrouvé l'esprit de son héroïne.

De nombreuses scènes mériteraient d'être décrites et commentées... mais elles perdraient de leur charme pour le spectateur, mais allez-y, savourez ces merveilleux dialogues, savourez le cadeau surprise (et son humour incroyable, si j'étais française, je saurai pour qui voter s'il se représentait !), savourez la soirée télé et les commentaires des invités, savourez les magnifiques tableaux du père, savourez les excellents dialogues, etc...

C'était un film merveilleux à voir après avoir vu la carte suisse verdir. Merci Nekkonezumi, j'hésitais à y aller, il aurait été dommage de rater cette petite perle !

RED


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RED (Robert Schwentke, usa, 2010)

Ma très chère Nekkonezumi me faisait remarquer que j'étais particulièrement gentille cette fois-ci... et c'est là que je me suis souvenue que j'avais un autre film dont je voulais vous parler, le navet monumental du mois, RED (qui signifie donc "Retraités extrêmement dangereux") (oui, je sais). Le casting est fabuleux et le réalisateur est tellement incroyablement mauvais qu'il réussit à faire jouer faux des Stradivarius comme Malkovich et Helen Mirren (faut être particulièrement doué quand même !). Une merde absolue, que j'ai trouvé finalement presque jouissive tellement c'est mauvais. (Logiquement consacré navet du mois !)

samedi 27 novembre 2010

Back 2 MAC

maquillage

MAC a une politique fabuleuse qui consiste à récolter 6 emballages et à vous offrir un rouge à lèvre contre ce retour. Moi qui ne suis pas très rouge à lèvre (RAL), je n'en ai jamais acheté aucun... et pourtant comme vous le voyez, de MAC j'en ai 7. (L'un d'entre eux est un cadeau de Murielle -Twig- et deux d'entre eux sont des goodies reçus lors d'achats multiples sur ricardo.ch -Phlox et Charm Factor.) 

mercredi 24 novembre 2010

Beauté des griffes saison 2

vernis

Mon premier article date d'il y a beaucoup trop longtemps, il a été oublié dans les limbes et du coup, j'ai décidé de remettre une couche sur comment soigner vos ongles avec les produits que je préfère. Tout d'abord un mode d'emploi :




1 - soigner les cuticules avec un produit nourrissant ou émolient, puis les repousser ou dans les cas extrêmes, les couper
2 - se laver les mains ET les ongles et bien les sécher, le vernis n'aime ni le gras (donc ne pas se crêmer les mains juste avant) ni l'eau
3 - limer les ongles avec une lime EN VERRE et une fois pas mois (pas plus, ça les fragilise si on le fait trop) les polir au polissoir à 4 faces (plus les ongles sont lisses plus le vernis tiendra)
4 - poser une base
5 - la laisser sécher (le truc pour voir quand c'est sec c'est de frotter vos ongles l'un contre l'autre)
6 - première couche puis deuxième couche, qui doivent être fines, il vaux mieux mettre 3 couches que 2 couches épaisses, pour une meilleure tenue
7 - laisser sécher
8 - poser un top coat

9 - laisser sécher



lundi 22 novembre 2010

Zoo burger

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L'heure est grave, la guerre des burgers de Marterey fait rage, le Zoo Burger a ouvert il y a peu au numéro 29 (presque à la Place de l'Ours, côté Noz), c'est une jolie petite échoppe, très colorée, quoiqu'il manque de lumière au-dessus du bar pour la rendre plus chaleureuse. On peut manger sur place (une petite vingtaine de places) ou à l'emporter et il y a une terrasse. Le service est rapide et TRES sympa.

Leur carte n'est pas encore définitive, mais elle comporte déjà 7 recettes au boeuf, 4 recettes au poulet, 2 recettes végétariennes et 1 recette au poisson (quoique certaines ne soient pas servies le midi), une soupe du jour (différente tous les jours m'ont-ils assurés), et une petite carte de desserts typiquement US (cookies, brownies, muffins, cheese cake et bientôt cupcakes). Les prix des burgers sont étalés entre 10.- et 17.- sans frites et 14.- et 21.- avec frites. On peut boire de tout, y compris de l'alcool, et bientôt ils offriront même un service de livraison à domicile. Bref, ils font les choses bien, avec envie et motivation.
Mais passons au nerf de la guerre : le burger. Pour tester, j'ai pris un Double Cheeseburger, avec des frites. Première impression : les frites ont attendu, elles sont molles et d'une couleur un peu étrange (mais pas si désagréables, j'en ai mangé la moitié), la sauce qui les accompagne... et bien c'est des sachets de ketchup, moutarde ou mayo. Dommage, une sauce maison aurait été un plus !

Le burger est composé d'un petit pain au sésame (qui a dû être trop réchauffé vu sa sécheresse qu'un surplus de moutarde ne réussira pas à rafraîchir), d'une feuille de salade (relativement fraîche), d'oignons caramélisés (délicieux), de deux tranches d'un fromage non identifié ni par le goût ni par la texture, d'un steak de boeuf haché trop sec également (et dont la moutarde couvrait tout le goût) malgré sa cuisson plutôt rosée que à point à la couleur, de (trop de) moutarde et d'un peu de ketchup.

Bref, vous l'aurez compris, déception... Leur carte et leur lieu est sympa, mais ils n'arrivent pas à la cheville gustative du Holy Cow (situé quelques dizaines de mètres plus bas) tout en tentant de leur piquer leurs idées... entre le guacamole, les sirops, le fait d'insister sur les producteurs locaux (hum, j'aimerais bien savoir quel fromager local ose vendre un fromage pareil...).

Ce qui les sauve c'est le fait d'avoir une carte plus diversifiées que le Holy Cow (quoique ces derniers aient plus de burgers différents) pour les accompagnements, les boissons et les desserts ET d'avoir plus de places assises et surtout une terrasse.

MAIS, malheureusement pour eux, dès janvier, BREAKING NEWS, le Holy Cow va ouvrir une nouvelle enseigne près du flon... avec des places assises plus nombreuses ET une carte élargie avec des frites (great french fries m'a promis le patron que je crois sur parole, mais seraient-ce son accent craquant et ses yeux sublimes qui me rendent moins méfiante ?). Donc Zoo Burger, accroche-toi ! Vous avez un lieu sympa, un concept chouette, mais il faut VRAIMENT améliorer les burgers eux-même, le concept autour est un plus, mais la base c'est le burger... Je reviendrai, dans quelques mois, pour voir tous les changements et améliorations prévues au Zoo Burger, promis !



Cette note vient évidemment enrichir ma page Best Burger in town.

vendredi 19 novembre 2010

Harry Potter and the deathly Hallows

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Harry Potter and the deathly Hallows (partie 1) (David Yates, gb-usa, 2010)

Un film de plus de 2h30 qui est en fait la moitié d'un film... *bâillements*

Ayant lu tous les tomes avec grand plaisir, je vais voir les films, mais là je me suis ennuyée à mourir. Certes, quelques effets spéciaux sont plutôt impressionnants, mais c'est la moindre des choses non ? Pas un seul moment à Poudlard (snif), plus de tututututututututututututu (remplacer par le thème de John Williams), de longs moments de vide, d'attente, de rien. Dommage.

La Mirada Invisible

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La Mirada invisible (Diego Lerman, Argentine, 2010)

1982, Buenos Aires vit au rythme de la dictature militaire. Le Colegio où se passe toute l'histoire (à quelques scènes près) sert de huis-clos à cette ambiance pesante, au centre de la ville, entendant tout ce qu'il s'y passe (la déclaration d'entrée en Guerre des Malouines, dernière offensive des militaires pour tenter de galvaniser la population afin de se maintenir au pouvoir) mais détachée de ce qui s'y passe... malheureusement, car dans ce film il ne se passe RIEN. Du tout. Avant les dix dernières minutes qui se terminent de manière très abrupte. L'ambiance pesante comme métaphore de la dictature aurait pu fonctionner si ce n'était ce néant de l'action. Je veux bien qu'un film qui s'appelle "le regard invisible" (malgré la traduction française "l'oeil invisible" qui ne veut rien dire) puisse du coup être contemplatif, mais il y a des limites au rien... ça ne nous laisse le cerveau disponible que pour réfléchir et critiquer le reste. A quoi bon ce côté scato ??? Quelle conclusion pour cette fin violente ? "La dictature c'est mal" ? Hum.

L'ambiance sonore est par contre extrêmement intéressante avec une utilisation du hors-champ tout à fait passionnant (qui aurait mérité d'être exploitée beaucoup plus profondément), faisant de ce Colegio, où se passe toute l'action (hum) du film le véritable hors-champ de l'action réelle des rues adjacentes, le générique final est d'ailleurs la partie qui m'a parue la plus intéressante dans ce film. Ce film aurait pu être beaucoup plus intéressant si ce contraste de hors-champ avait été exploité plus avant.

Ce qui m'a fait penser à une performance étonnante que j'ai vécue à Buenos Aires. Sur la Plaza de Mayo, devant la fameuse Casa Rosada (qui est la "Maison Blanche" argentine, mais qui n'est peinte en rose que sur un des côtés, avec la légende urbaine/blague qui circule sur la corruption tellement collée à l'image de pouvoir disant que la peinture trois autres faces aurait été au budget de chaque gouvernement... mais jamais effectuée), là où les fameuses Madres tournent avec leurs fichus blancs, là où on été annoncés tous les coups d'état, tous les rétablissements de la démocratie, là où les guerres ont été promulguées, sur cette place qui a vécu tous les grands moments de l'histoire argentine, un groupe de jeunes artistes a crée une oeuvre éphémère incroyable. J'y étais par hasard, et tout d'un coup, un son, très fort, commence à se faire entendre, petit à petit je comprends que c'est un discours et je remarque les énormes enceintes. Pendant 1h30 s'est déroulée dans mes oreilles l'Histoire argentine (j'avais heureusement à mes côtés quelqu'un pour me décortiquer les nombreux épisodes que je ne connaissais pas), et sous mes yeux, les habitants qui la revivaient. Des larmes, des rires, des yeux effrayés, des gens qui s'arrêtent et qui ne bougent plus, emportés par leurs souvenirs. Des manifestations qui ont fait basculer le pouvoir aux discours de chefs d'Etat (ou de leurs épouses), des bruits de tirs à ceux d'hélicoptère s'envolant en emenant un Président démissionnaire qui a laissé un pays dans la misère, des Madres aux victoires de Coupes du Monde de Football, toutes les émotions se mêlaient. J'ai rarement vécu autant d'intensité, en pleine rue, entourée de parfaits inconnus. Etonnant, magique, bouleversant, passionnant, hautement politique, un moment extraordinaire.

mardi 16 novembre 2010

Carrousel Color’s de Mavala

vernis
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Dans la nouvelle collection Carrousel Color's de Mavala, je n'ai pris que les deux couleurs pour lesquelles je n'avais pas d'équivalent, Daring Pink (qui est exactement de la même couleur que mon manteau de cet hiver, merci Mavala) et Bronze Green.

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dimanche 14 novembre 2010

You will meet a tall dark stranger

film

You will meet a tall dark stranger (Woody Allen, usa-g/b, 2010)

Sur l'échelle du Woody, je dirais que c'est un Woody dans la moyenne, pas dans les pire, pas dans les meilleurs. Quelques dialogues savoureux, quelques situations cocasses, des jeux entre acteurs très bien menés, une esthétique léchée sans être exceptionnelle à la Woody, ... Pas mal du tout. Mais "l'histoire" n'a pour moi AUCUN intérêt. En gros : se séparer/divorcer c'est pas bien après vous serez tous malheureux. Voilà. Oui, c'est tout. Bon, ok, j'exagère un peu, mais franchement, 5 minutes après la sortie du film, hop, on en a oublié la moitié. Donc allez-y si vous avez déjà vu BuriedCleveland VS Wall Street ET Biutiful et que vous avez encore envie de salle obscure. Sinon vous le verrez un dimanche soir pluvieux à la téloche dans quelques mois, ça suffira largement.


vendredi 12 novembre 2010

Liste au Père(s) Noël, saison 2

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Vu le succès de l'édition précédente, les diffuseurs ont décidé de commander la saison 2. Je ré-explique donc le concept, ce qui suit est une whish-list qui part dans tous les sens, avec des trucs dont je rêve depuis longtemps, des machins inaccessibles, des bidules à l'air banal mais qui me feraient plaisir, etc... Un genre d'inventaire de mes envies/goûts du moment pour faciliter la tâche de certains, vu que ce crétin de Jésus a décidé de naître pile-poil une semaine après moi.

jeudi 11 novembre 2010

Buried

film

Buried (Rodrigo Cortés, usa, 2010)

Il est très difficile de parler de ce film sans spoiler, alors je commence simplement par vous dire que j'ai BEAUCOUP aimé, en partie pour le suspense très bien mené (même si "l'intrigue" n'a pas vraiment d'intérêt en soi) mais SURTOUT pour l'expérience cinématographique dans lequel ce film plonge le spectateur.

Si vous ne voulez pas de spoiler, ne lisez pas la suite ! Plus d'une heure et demie avec un seul acteur enfermé dans une boîte, comment faire pour ne pas ennuyer le spectateur ? (Et je vous assure qu'on ne s'ennuie pas une seconde !) Le réalisateur et son équipe répond à cette question avec brio, d'abord par son idée (un peu tirée par les cheveux mais qui fonctionne visuellement) de différentes sources lumineuses, chacune d'entre elle amène un visage différent, presque un "décor" différent, ce qui permet de ne pas se lasser. Ensuite par un travail du son extrêmement bien ficelé. Le film commence d'ailleurs (après un générique "à l'ancienne") par un écran noir et juste une respiration. Tous les éléments que l'on attend de cet exercice sont présents : la grande luminosité quand le cercueil s'ouvre sur le jour est montrée malgré la fin qui se doit d'être tragique, les sources lumineuses qui se tarissent petit à petit, le manque de réseau, la batterie qui s'épuise, les faux espoirs, ... Et pourtant on ne ressort pas seulement avec l'impression d'avoir vu un exercice de réalisateur très réussi, mais aussi avec la sensation d'avoir vécu une vraie expérience de spectateur.

A part les quelques manques de logique et d'aboutissements scénaristiques, que l'acteur principal, Ryan Reynolds, nous fait oublier avec talent, je ne vois pas d'autre critiques négatives à apporter à ce film. A part qu'il faut absolument le voir au cinéma, sur grand écran, dans une salle où le son est parfait... et où les spectateurs ne mâchent pas du popcorn bruyamment... Vu l'énorme importance du son, cette "expérience" peut être très rapidement gâchée...


EDIT : une excellente analyse de la lumière sur la passionnant blog d'un chef op, pour mieux comprendre le brio de ce film.

Potiche


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Potiche (François Ozon, France, 2010)

Casting de rêve pour une satire politique beaucoup plus actuelle que ce qu'il n'y parait au premier abord. Les petites phrases trashant Sarko sont nombreuses et jouissives (Ségo n'est pas épargnée) et tous les dialogues sont extrêmement bien écrits. Les costumes et décors délicieusement surannés (sans oublier les coiffures, qui donnent envie de se couvrir de laque dès la sortie de la salle) sont d'un charme indéniable et Catherine Deneuve est FA-BU-LEUSE. Un très agréable moment.

A part ça, j'ai vu aussi quelques films nuls, d'habitude je vous en parle, mais est-ce que ça vous intéresse vraiment ? Je veux dire des films qui ne sont pas à l'affiche en ce moment ? Je continue ou pas ? Vous en voulez encore de mes "n'y allez pas faites plutôt une sieste" ?

lundi 8 novembre 2010

Best of Essence

Essence

Très chères, je sais que certaines d'entre vous n'ont pas de stands Essence à proximité et que vous allez me haïr pour ce billet, mais dites-vous que grâce à moi, quand vous enverrez un de vos proches qui n'y connais RIEN en trucs de fille pour vous acheter ces must-have que je m'apprête à vous décrire, au moins vous saurez comment les aiguiller. Oui, je sais, je suis formidable. Tiens, et si j'installais un bouton Paypal pour que vous m'aduliez. Ah non, pardon, je ne suis pas une blogueuse influente, au temps pour moi. #privatejoke

Passons à la visite guidée, le stand que vous voyez ici est rempli de centaines de produits et pour une première visite, on peut être légèrement décontenancée, et malgré les prix ridiculement bas chez Essence, il est pratique de ne pas devoir tout tester. Je vais donc vous livrer mon best of Essence.

Essence

Commençons par mon chouchou, la base blanchissante. Qui est très jolie portée seule, sur les doigts comme sur les orteils, ça fait des mains/pieds nets, surtout après l'été, quand ils ont constamment été recouverts de couleurs vives... et ont donc peut-être un peu jaunis. En plus elle prolonge VRAIMENT la tenue du vernis.

Essence

Ensuite, cette base et ce top coat qui sont normallement conçu pour du nail art... mais sont donc particulièrement efficaces. La base ne peut pas vraiment se porter seul, elle est pas très brillante, son but est vraiment de lisser l'ongle et de le protéger et elle remplit cette mission avec une grande efficacité. Le top coat est du même accabit, conçu pour des décos qui peuvent parfois être légèrement en relief, il est donc hyper efficace même sur des manucures toutes simples. A part les produits Revlon (j'en parle bientôt), rien ne m'a plus convaincu (et les produits Revlon coûtent 14.- de plus !).

Essence

Les fameux stickers à french, pas besoin de beaucoup de commentaires... simplement les moins chers sur le marché.

Essence

LE stylo correcteur/dissolvant, faites gaffe, il y en a 2, l'autre est nul. Pour bien l'utiliser, dès que vous avez "effacé" vos ratures, vous le frottez contre un truc pour enlever les restes de vernis (un truc genre bouchons de plastique de vernis, bout de plexi quelconque, etc...). S'il sèche un peu, hop dans un pot de dissolvant et c'est reparti pour un tour. MA-GIQUE.

Essence

Et enfin, leurs fameux produits à sourcils. Leurs crayons (là il n'y a que le plus clair, mais ils ont trois couleurs) sont parfaits, leur kit de 2 fards avec mini-pinceau biseauté intégré est très bien aussi et leur fameux mascara transparent pour les fixer. J'en suis à mon quatrième tube.

Il y a évidemment d'autres produits que j'aime et que j'achète régulièrement chez Essence, en particulier tout ce qui concerne les ongles, j'en ai déjà montré pas mal sur ce blog. Pour ce qui est du maquillage ou des soins, à mettre sur la peau donc, je n'ai jamais vraiment osé tester ni les FAP ni les produits teints... mais leurs gloss sont très très très agréables.


EDIT : contrairement à ce que j'ai lu ici et là, Essence n'est pas Suisse, ni même Allemand, mais Hollandais. Et donc présent partout en Europe. En Belgique c'est chez Delhaize Krudivat, en Allemagne un peu partout, en Suisse Migros ET Coop (ce qui est assez rare pour être souligné), en France j'ai lu qu'on pouvait trouver cette marque dans certains Auchan ou Schleker, mais pas sûr qu'on y trouve tout les produits... les chaînes françaises ont tendance à ne pas s'intéresser à ce qui vient du reste de l'Europe en général. ^^
La plupart des stands ne sont pas forcément aussi grands ni aussi fournis. A Lausanne, les plus grands et toujours bien fournis sont ceux de Migros 2000 (tout au fond) et celui de la Coop de l'Avenue du Théâtre (ancien EPA).

dimanche 7 novembre 2010

Les Petits mouchoirs

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Les petits mouchoirs (Guillaume Canet, France, 2010)

J'ai été voir ce film à reculons, d'abord parce que je savais déjà de quoi il parlait, en détails (saloperies de médias qui spolient), ensuite parce que j'ai du mal avec Marion Cotillard et que je me disais bien qu'étant son mec, Guillaume Canet n'allait pas la laisser dans un coin. J'étais donc déterminée à être critique et acerbe. Mais Canet m'a désarmée. D'abord ce fameux plan séquence magnifique du début, ok, je savais comment il allait se terminer, mais quand même, il est sublime, je n'étais plus que critique. Et ensuite, petit à petit, ce casting choral fonctionne, très bien même, et réussit à faire passer toutes sortes d'émotions. J'ai éclaté de rire, j'ai pouffé, j'ai souris, j'ai eu le coeur serré, j'ai été attendrie et j'ai pleuré, à chaudes larmes sans pouvoir me retenir en me trouvant très très très cruche. Les dialogues sont renversant de naturels, les décors sont parfaits, le rythme et le récit plutôt bien menés.

Bref, ce n'est pas une bête comédie romantique pour fille, c'est plutôt un drame d'ailleurs, c'est plutôt un film sympa, pas un chef d'oeuvre, mais un excellent moment. On peut toutefois s'en passer sans crainte de rater le film de l'année, mais il n'a pas cette ambition.

vendredi 5 novembre 2010

Biutiful

film

Biutiful (Alejandro González Iñárritu, Espagne-Mexique, 2010)

Le réalisateur de Amores Perros21 Grams et Babel, forcément on court voir son nouveau film. Après Gael Garcia Bernal, Sean Penn et Brad Pitt, c'est au tour de Javier Bardem de se voir offrir un rôle intense et passionnant. Le moins que l'on puisse dire est que Iñárritu est un excellent directeur d'acteurs. Bardem y est parfait, tous les autres rôles également. Dans cette histoire dramatique (dont on ne sort pas indemne) c'était la moindre des choses, mais tout le reste tient la distance. Le récit est mené de manière étrange mais convainquante, le gris délavé qui caractérise cette douloureuse marginalité et pauvreté dans lesquelles naviguent les personnages est constant, pesant et vous contamine (on ressort littéralement plombés de la salle), le rythme, le montage, les cadrage, les décors, ... bref, TOUS les éléments combinent parfaitement pour définir ce désespoir total du protagoniste. Mais Iñárritu ne joue pas sur le misérabilisme, Uxbal est loin d'être irréprochable moralement et cette complexité enrichit le film et lui permet de ne pas être un simple film de plus sur la marginalité.

Le côté fantastique mélangé à l'hyper-réalisme est passionnant et m'a donné envie de me replonger dans le réalisme magique à l'argentine. A aucun moment, le "don" de Uxbal ne vient "perturber" le réalisme noir (enfin gris plomb) du récit, au contraire, il l'enrichit.

Bref, un film très réussi, Iñárritu est décidément un GRAND réalisateur.

Un dernier détail sans intérêt aucun... Javier Bardem transpire le sexe, toujours, partout, tout le temps. C'est un fait. Dans ce film, le réalisateur lui a fait la peau grise, insiste constamment sur tous ces défauts de peau, lui a collé un mullet (OUI, un mullet, court en haut et long derrière)... et bien Bardem continue à me faire un petit quelque chose dans ma culotte. La virilité de n'importe quel autre acteur n'aurait pas survécu, il est fort ce Bardem, il est fort.

mercredi 3 novembre 2010

Cleveland VS Wall Street

film

Cleveland VS Wall Street (Jean-Stéphane Bron, Suisse, 2010)

Un avocat tente de faire un procès aux plus grandes banques de Wall Street afin de pouvoir prouver à quel point elles sont directement responsables de la paupérisation accélérée des habitants de Cleveland. Il n'arrive à convaincre aucune cour de justice, alors le réalisateur Jean-Stéphane Bron décide de créer tout de même ce procès, dans une vraie salle de justice, avec un vrai juge et un vrai jury, de vrais avocats, de vrais témoins, etc... Bref, on crée "artificiellement" une réalité qui aurait pu exister. Le procédé est passionnant et novateur. Il interroge le pouvoir du cinéma, l'implication du documentaire sur le réel et de nombreuses autres questions du même genre.

L'argument est très bien mené, sans être didactique et chiant, à travers les différents témoignages (à la barre ou en dehors de la salle du tribunal) on comprend très bien les nombreuses implications du sujet, les personnages sont complexes et multiples, il n'y a aucun angélisme (quoique le point de vue soit tout de même suffisamment clair). J'ai beaucoup aimé la manière dont Bron nous sort de la salle du tribunal parfois, tant dans les simples moments de "respirations" à travers ces longues rues où les maisons sont vides que dans les témoignages extérieurs à la salle, j'ai trouvé le rythme vraiment agréable et abouti et le prologue très bien foutu.

MAIS malheureusement le film (en tant qu'objet film donc) ne m'a pas convaincu. Pourquoi, alors que le procédé de base permet une maîtrise totale : on connaît les lieux (qui deviennent donc des "décors) et les protagonistes, on a libre accès à tout et totale liberté de mouvement... et donc de cadrage, de mouvement de caméra, de lumière, etc... Pourquoi cela n'est-il pas utilisé au maximum de ces capacités. Je pardonne à un documentaire "traditionnel" un cadre maladroit parce que le réal. n'avait probablement pas le choix de poser sa caméra à cet endroit, une lumière bof-bof parce que le réal. n'a pas pu poser des spots, etc... Mais là, pourquoi certains cadres dans la salle du procès sont aussi moches/maladroits ? Pourquoi certains mouvements sont hors focus et très maladroits également ? J'espère sincèrement que c'est juste par maladresse et non par soucis de rajouter une "touche documentaire"... Bref. A de très -trop- nombreux moments j'ai été "sortie" du film par ces erreurs (oui, erreurs, j'assume) formelles qui m'ont empêchée d'être totalement plongée dans cette "histoire" et je le regrette.

Autre déception quant au traitement médiatique qui, en décortiquant et en dévoilant même l'issue du procès, n'a pas fait du bien à ce film. Quel dommage, sous prétexte du genre documentaire, les médias se permettent de dévoiler toutes les intrigues, alors que le suspense du "jugement" final est tout aussi important pour le récit que dans une fiction.

Toutefois, c'est un film à voir, une expérience cinématographique inédite et passionnante, je vous le recommande vivement.

lundi 1 novembre 2010

French fantaisies

vernis

Après le coup d'éclat de YSL et de ses frenchs bi-colores très flashy, moi qui déteste la french traditionnelle, je me suis lancée dans toutes sortes de combinaisons. Soit une french simple, avec les tips flashy (j'ai testé du rouge, du bleu pétrole, du noir, ...), soit une french avec ongle coloré et tip d'une autre couleur (ce qui est très pratique quand le vernis s'écaille au bord, hop, on rajout des tips et c'est une manucure toute "neuve" à nouveau). Quelques exemples de mes folies :

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Neon Lilac de H&M et Rock it baby de Essence

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Nivéa Calcium Gloss et Mad as a Hatter de OPI

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Indian Blue de MAC sur les tip et top coat pailleté de Deborah

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La collection Summer Nails de H&M

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VIP Silver de Astor et Miami de Mavala

Avec cette technique, on peut aller du plus extravagant au plus classique, du funky à l'élégant (j'ai particulièrement été complimentée sur ma french avec les tips rouges, plus discret qu'un rouge sur tout l'ongle, plus original aussi). On peut aussi simplement faire une manucure brillante avec les tips mat, très peu visible mais qui fait son petit effet. Je ne compte pas abandonner en si bon chemin et vous risquez d'en voir d'autre par ici, mais je voulais votre avis, ça vous plaît où c'est too much à votre goût ?

Quelques conseils si vous voulez faire pareil :

- Utiliser un camaïeu est beaucoup plus facile que d'accorder deux couleurs vives, j'ai par exemple eu une terrible expérience avec du rouge et du vert (je voulais faire "Fraise"...) la catastrophe, limite j'ai failli devenir aveugle... (appelez-moi drama queen)

- Il existe des stickers à french manucure dans de nombreuses marques, pour faire une french colorée (plutôt bon marché et pratique chez Mavala), évitez les sticker à forme bizarre, les deux couleurs c'est déjà un peu étrange, ça fera trop. Pour les utiliser, il faut que la première couleur soit vraiment sèche, sinon le sticker risque d'en décoller une partie et tout sera à effacer. J'attends donc TOUJOURS le lendemain (à moins de ne faire ça que sur une base transparente).

- A force d'expérience, on arrive à tracer les tips à main levée, pour s'exercer, le plus facile c'est de le faire sur ongle nu. Comme ça si on déborde un peu, un coup de stylo dissolvant et c'est effacé, et par-dessus une base/top coat et c'est réglé. En plus on peut suivre la ligne naturelle du "blanc de l'ongle", on ne risque donc pas de se tromper de largeur.