Littérature culinaire


Cette page est une compilation de critiques de romans, bd ou autres bouquins parlant de gastronomie, de cuisine, de cuisiniers, d'ingrédients, d'une manière ou d'une autre. Elle va être tenue à jour au fur et à mesure de mes lectures. N'hésitez pas à me proposer des titres qui n'y figurent pas.

Mon amie Armalite, dévoreuse de bouquins, a une rubrique "cuisine et nourriture" sur son blog littéraire l'Annexe où il y a encore beaucoup plus de titres qu'ici, n'hésitez pas à aller y faire un tour !


(Les ouvrages sont classés par ordre alphabétique des titres, c'est un peu bancal, mais je n'ai pas trouvé mieux pour l'instant.)





A Boire et à manger (Guillaume Long, Gallimard)


J'ai enfin mis la main sur Guillaume Long sur A Boire et à manger de Guillaume Long, édité par Gallimard mi-janvier 2012 (pour le tome 1) dont vous avais déjà parlé ainsi que de son blog où il dessine sa gourmandise avec talent.
Construit en 4 saisons (c'est ras la fraise qui va être contente !), Guillaume nous emmène découvrir ses produits préférés (il est intarissable sur les tomates, les poissons et le radis noir), ses destinations gourmandes (Budapest, Venise, mais aussi Lausanne, si, si) ou ses recettes maison. Il dessine comme il cuisine : simplement, avec le sens du détail et beaucoup d'humour.
Il m'est difficile de vous en parler car j'ai presque l'impression de ne pas être objective, c'est de la bd, qui parle de manger, de cuisiner, de bons produits, avec beaucoup d'humour, c'est forcément fait pour moi. Laissez-vous tenter ! Quand à moi, je vous laisse, faut que j'aille acheter du radis noir et réparer ma lacune, je crois n'en avoir jamais goûté.


Amis, amants, chocolat (Alexander McCall Smith, Angleterre, 2005)

Le charme des whodunnit britaniques qui n'oublient jamais leur 5 o'clock tea.


Bazar magyar (Viviane Chocas, France, 2006)

« Un livre qu’une fois goûté, on garde en mémoire et en bouche. » La mémoire de la cuisine hongroise de l'enfance  de l'auteure donne définitivement envie de voyager dans cette Europe que je ne connais pas.


Charlie et la Chocolaterie (Roald Dahl, Angleterre, 1964)

Un de mes livres favoris enfant, mais tout à fait adapté à des lecteurs adultes. Il hisse la gourmandise au rang d'art. A mettre entre toutes les mains !



Crève Saucisse (Simon Hureau & Pascal Rabaté, Futuropolis, 2013)

Trois minutes ont dû s'écouler entre le moment où j'ai vu cette couverture et celui où je suis sortie de ma librairie avec Crève Saucisse sous le bras. J'adore répondre au libraire "non merci, pas de sac, c'est  pour consommer tout de suite". Et cette fois-ci ça collait parfaitement à l'esprit de cette histoire.
Didier, boucher, grand amateur de BD, marié et père d'un fils est le jovial, tendre et cruel héros de cette histoire de vengeance jouissive et délicieuse.
Cette histoire macabre mais pleine d'humour et son héros attachant sont servis par un dessin et des couleurs que j'ai beaucoup appréciées. Le cumul du côté culinaire (excellents conseils sur les morceaux à choisir pour un bourguignon par exemple) et d'une intrigue meurtrière menée grâce à un scénario de BD m'a évidemment séduite.


Eat pray love (Elisabeth Gilbert, usa, 2006) 

Sortant de plusieurs années de bataille juridique pour un divorce et d'une relation sentimentale destructrice, l'auteure décide de partir en voyage. Mais il y a un problème, dans son envie et son besoin de se remettre / sortir de sa dépression / réapprendre le plaisir de la vie / trouver un équilibre, elle hésite entre plusieurs destinations. Finalement, elle nous emmène 4 mois en Italie, où les plaisirs culinaires s'enchaînent et où l'apprentissage de l'italien devient une aventure amoureuse en soi. Puis elle enchaîne avec 4 mois en Inde, dans un ashram où elle tente de se réconcilier avec soi-même -partie qui m'inquiétait un peu, j'avais peur de béni-oui-oui ou de spiritualité béate con-con et cul-cul, il n'en est rien, rassurez-vous. Et enfin, elle termine son périple et retrouve l'équilibre durant ses 4 mois en Indonésie, à Bali.
Le ton est incisif, en particulier en ce qui la concerne personnellement, toujours drôle, parfois émouvant. Cette introspection honnête, et donc forcément complexe, est très vraiment très touchante. Cette femme qui se sent à un tournant de sa vie, avec tous ces chemins possibles ouverts devant elle sans qu'elle n'arrive à en choisir un seul a fait mouche, évidemment.
Je classe ce livre dans ma sélection de littérature culinaire, même si uniquement le tiers italien pourrait y prétendre, mais les description de certains plats sont tellement incroyables que les amateurs de bonne chère s'y retrouveront sans doute aucun. Un exemple :
"So Sofie and I have come to Pizzeria da Michele, and these pies we have just ordered - one for each of us - are making us lose our minds. I love my pizza so much, in fact, that I have come to believe in my delirium that my pizza may actually love me, in return. I am having a relationshinp with this pizza, almost an affair. Meanwhile, Sofie is practically in tears ovr hers, she's having a metaphysical crisis about it, she's begging me, "Why do they ever tother trying to make pizza in Stockholm? Why do we even bother eating food at all in Stockholm?"
Pizzeria da Michele is a small place with only two rooms and one nonstop oven. It's about a fifteen-minute walk from the train station in the rain; don't even worry about it, just go. You need to get there fairly early in the day because sometimes the run out of dough, which will break your heart. By 1:00 PM, the streets outside the pizzeria have beacome jammed with Neapolitans trying to get into the place, shoving for access like they're trying to get space on a lifeboat. There's not a menu. The have only two varieties of pizza here - regular and extra cheese. None of this New Age Southern California olives-and-sun-dried-tomate wannabe pizza twaddle. The dough, it takes me half my meal to figure out, tastes more like Indian naan than like any pizza dough I ever tried. It's soft and chewy and yielding, but incredibly thin. I always thought we only had two choices in our lives when it came to pizza crust - thin and crispy or thinck and doughy. How was I to have known there could be a crust in this world that was thin and doughy? Holy of holies! Thin, doughy, strong, gummy, yummy, chewy, salty pizza paradise. On top, there is a sweet tomato sauce that foams up all bubbly and creamy when it melts the fresh buffalo mozzarella, and the one sprig of basil in the middle of the whole deal somehow infuses the entire pizza wieht herbal radiance, muche the same way one shimmering movie star in the middle of a party brings a contact high of glamour to everyone around her. It's technically impossible to eat this thing, of course. You try to take a bite off your slice and the gummy crust folds, and the hot cheese runs away like topsoil in a landslide, makes a mess of you and your surondings, but just deal with it.
"
(Si vous n'avez pas le ventre qui gargouille et la bouche emplie de salive maintenant, je ne comprends pas !)



En cuisine avec Alain Passard (scénario de Alain Passard, dessin de Christophe Blain, recettes d'Alain Passard, éditions Gallimard)

Depuis que j'ai vu cette bd en rayon, j'en ai rêvé, mais j'ai hésité, elle était chère et j'avais très peur d'être déçue. Puis Guillaume Long m'a convaincue et Monsieur Tout le Monde me l'a offerte pour mon anniversaire lors d'une virée bruxelloise. J'ai été conquise. Plus que conquise.
Ce livre a été écrit en collaboration avec Alain Passard qui rédige les recettes pendant que Christophe Blain dessine leurs réalisations et on sent à quel point il a aimé découvrir l'homme et sa cuisine. Je rêve un jour, non pas de manger chez lui (c'est hors de mes moyens), mais d'aller visiter son jardin potager. C'est d'ailleurs probablement "l'histoire" que j'ai préférée, la visite du jardin, passionnant et tellement émouvant de comprendre le soin apporté à la préservation du terroir, je suis admirative du personnage. 
Certains strip sont les recettes explicitées en détails, certains sont des tranches de vie, l'équilibre est parfait. Peu sensible de primer abord à ce type de dessin, plus j'avançais dans les pages plus je savourais ces traits simples et précis qui font si bien ménage avec la précision des recettes de Passard.
Un exemple : le dessert le plus simple du monde, les fraises aux éclats de berlingots à l'huile d'olive.
Des fraises coupées en deux, passées dans des berlingots de Carpentras concassés, déposées sur une jolie assiette avec une tombée d'huile d'olive. Commentaire du second : "Tu vois, ça, c'est le dessert à faire à une fille, en cinq minutes. Tu lui donnes les fraises dans la bouche, elle tombe amoureux de toi. Direct." Je le crois sur parole. Et je suis d'accord avec l'auteur, si j'allais manger chez Alain Passard, je tomberais amoureuse de lui, direct. Mais j'ai toujours eu un faible pour les cuisiniers et amateurs de bonne chère, c'est pas ma faute.


Etoiles (Simonetta Greggio, France, 2006)

« Fable moderne sous le soleil de Provence, ode à l’amour et à la gastronomie. » Langue très agréable, personnage principal très touchant. Du danger des étoiles qui éloignent du simple plaisir de cuisiner, de manger, de ressentir, de vivre.



Get Jiro / Get Jiro: Blood and Sushi (scénario Anthony Bourdain and Joel Rose, dessins Ale Garza et Jose Villarrubia, éditions Vertigo)

Est-il nécessaire de présenter Anthony Bourdain ? Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, cet ancien cuisinier dans un restaurant français réputé de Manhattan, est devenu auteur à succès grâce à Kitchen Confidential, récit fictionalisé de sa vie trash à la sortie de la cuisine, puis présentateur télé avec la série No Reservations, ce qu'il est toujours aujourd'hui pour les séries (géniales) Parts Unknown et The Mind of a Chef dont il est également producteur. Mais ce boulimique d'activité, entre deux voyages, s'est aussi lancé dans le scénario de bd, sa première bd a été un succès gigantesque, plusieurs semaines parmi les meilleures ventes du New York Times. Le deuxième tome, Get Jiro: Blood and Sushi, prequel du premier, est sorti il y a quelques jours, je viens de le dévorer.
Le premier tome s'intitule Get Jiro. L'idée lui est venue un jour où un de ses amis, spécialiste en sushi, lui racontait combien voir des gens tremper le riz de leur sushi dans une piscine de sauce soja où, sacrilège suprême, était dilué du wasabi, lui donnait envie de prendre son couteau pour les trucider. L'idée du personnage principal était là. Autour de Jiro (en hommage au Jiro du merveilleux film Jiro Dreams of Sushi à voir absolument), il fallait créer un monde. Bourdain se moque de tous les foodies en les imaginant régner sur le monde, toute autre forme de culture a disparu, il ne reste plus que les chefs et leurs adorateurs, dont deux seigneurs de guerre principaux à L.A.
Rose, ayatollah des locavores et le Chef de The Good Stuff, qui dirige une brigade gigantesque où tout le monde hurle "Oui Chef" à chaque parole divine et où peu importent les moyens pour acquérir les meilleurs ingrédients possibles. Moi qui croyais Bourdain carrément du côté brigade, je me trompais, tout le monde en prend pour son grade, les exagérations sont légions dans les deux camps, et plus il y en a, plus c'est drôle. Loin de moi l'idée de vous raconter l'intrigue, tout reste à découvrir, mais vous avez une idée du ton : c'est délirant, loufoque, gore, ça se moque de toutes les tribus foodies possibles et imaginables, et des dérives des chefs et autres business qui exploitent le filon. Par contre, on ne se moque pas des sushis, ni du pot-au-feu, faut pas déconner.
Ce premier tome méritait les nombreuses éloges et le succès qu'il a reçu, et j'attendais avec impatience, mais appréhension, le deuxième tome. Bourdain avait déjà moqué la plupart des tribus, déjà parlé des aberrations de la folie foodie actuelle, allait-il pouvoir continuer sur ce ton-là sans lasser ? C'était oublier qu'il est brillant et toujours dans l'air du temps (lui qui se moque constamment des business autour de la bouffe est en train de monter un marché géant à Brooklyn, où on pourra acheter des produits ET manger, comme dans un marché asiatique, ou latino, il a tout compris et va faire fortune). Au lieu d'une suite, il nous propose un prequel. Comment Jiro est-il devenu ce maître sushi qui se planque en banlieue de L.A. et sait manier le sabre pour tailler les meilleurs morceaux de poisson et les gorges de ceux qui ne savent pas l'apprécier ?

Le dessin lui aussi a changé, moins comic, plus manga, plus cru, plus violent, plus graphique. Ce qui passe merveilleusement bien avec le nouveau décor : Tokyo. Jiro est le fils d'un mafieux, l'histoire est donc plus crue et encore plus violente que la suite. Mais la nourriture n'est pas en reste, on apprend rapidement qu'il est, en secret, l'apprenti d'un maître sushi, et qu'il a une copine à moitié italienne qui le convertit à l'art de la pasta. La gourmandise est sauve. L'introduction sur sa passion pour les sushis met en scène le fameux Jiro (toujours du même film Jiro Dreams of Sushis) en tant que son maître.
Je résiste à vous raconter autre chose du récit pour vous laisser intact le plaisir de la découverte. J'ai adoré ces deux tomes, ces personnages, le graphisme, les mondes proposés, l'humour et l'auto-dérision de Bourdain qui transparait si souvent, son amour des bonnes choses sincères et sans chichi inutiles.
Ces tomes sont disponibles sur Amazon, en attendant désespérément de les trouver dans une bonne librairie en Europe, ils ne sont pas traduits en français (pour l'instant ?).




Julie & Julia, My Year of Cooking Dangerously (Julie Powell, usa, 2005)

Julia est une presque trentenaire New Yorkaise heureuse en ménage et s’ennuyant au travail. Elle décide sur un coup de tête, suite à un compliment sur sa cuisine, de réaliser en un an toutes les recettes du fameux –aux zuèss- livre sur la cuisine française écrit par Julia Child et de raconter ce projet dans un blog. Ce blog est devenu un livre. Ce livre est devenu un film que je me réjouis de voir, mais je voulais lire ce livre avant. J’ai dû m’accrocher à la lecture car j’avais décidé de continuer sur mes bonnes intentions de lire en V.O. et la langue de Julie est riche, même si familière, et des nombreuses descriptions de réalisations culinaires m’ont partiellement échappées. Mais malgré cette difficulté, j’ai pris un énorme plaisir à déguster l’humour corrosif de l’auteure, sa mauvaise foi récurrente assumée et son grand talent pour mélanger des anecdotes apparemment sans lien aucun. Le côté journal intime, qui n’est pas forcément mon truc en littérature, m’a rendu Julie extrêmement attachante et je n’ai qu’une envie : relire quelque chose de sa plume… ou devrait-on dire plus logiquement dans son cas, de son clavier.



Kitchen (Jo Joo Hee, Corée du Sud, 2009)

Composé de petites histoires basées chacune sur un plat ou une boisson, l'auteur nous emmène dans un monde d'émotions dont le côté gustatif n'est qu'un prétexte pour décrire des personnalités. Chaque histoire est suivie d'un mini strip comique, voire même carrément crétin (et je ne peux pas résister à de la crétinerie de bonne qualité) et par une page qui raconte une anecdote personnelle de l'auteur.
J'ai lu les deux tomes dès que j'avais un moment de libre en les dévorant avec appétit, puis je les ai relus, à peine quelques jours plus tard, en prenant mon temps, avec gourmandise. Jo Joo Hee est tout simplement devenue un de mes auteurs préféré. Si vous avez aimé A boire et à manger de Guillaume Long, vous aimerez. Si vous aimez les récits de voyage, vous aimerez. Si vous avez aimé le Gourmet Solitaire, vous aimerez. Si vous êtes gourmands, vous aimerez. Si vous aimez les auteurs qui se dévoilent et osent le ridicul et l'auto-critique tout en restant d'une pudeur exemplaire, vous aimerez.
Lisez, savourez, dévorez, faites comme vous voulez, mais procurez-vous Kitchen de Jo Joo Hee qui atteri directement dans ma sélection de littérature culinaire. Un dernier conseil : ne le lisez pas le ventre vide, c'est une torture.



La Bâtarde d'Istanbul (Elif Shafak, Turquie, 2007)

Le récit est construit autour d'une recette turque typique, recette primordiale dans le déroulement de l'histoire, le titre de chaque chapitre est un ingrédient de la recette et dans chacun de ces chapitres ces ingrédients ont une importance. Bref, vous l'aurez compris, ce roman est remarquablement construit, complexe et passionnant. L'exploration des rapports et des personnalités des femmes de deux familles, l'une turque vivant à Istanbul, l'autre arménienne exilée en Californie et de leurs liens complexes est fascinante. Le mélange des époques et des générations permets de traiter la question arménienne en Turquie de manière beaucoup plus profonde et analytique qu'il n'y paraît dans l'apparente légèreté des différentes protagonistes.



La Colère des aubergines (Bulbul Sharma, Inde, 1997)

« Les histoires racontées, pleines d’odeur de cuisine, puissamment évocatrices des rapports et des conflits entre les membres d’une maisonnée indienne, soulignent bien sûr le rôle déterminant qu’y jouent la nourriture et celles qui la préparent. Des femmes croquées sur le vif y livrent des instants de bonheur, des secrets de famille, d’amour, d’enfance qui ont parfois la violence du désir ou l’amertume de la jalousie. Mais les véritable héroïnes sont ces recettes : qu’il s’agisse de confectionner un pickle de mangue, un gâteau de carottes ou un curry d’aubergines au yaourt, le lecteur goûtera, du palais et de al langue, l’alchimie des aromates indiens. »


La Cucina (Lily Prior, g-b, 2000)

« Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior. »


La Guerre des légumes (Peter Sheridan, g-b, 2003)

« Philo, couverte de tatouages et pesant près de 120 kilos, cherche desepérément un refuge après avoir fui le domicile conjugal. Son goût pour le tabac, la bonne chère et les jurons ne fait pas pourtant d’elle la candidate idéale pour la vie contemplative. » Cette héroïne atypique met du temps à nous attacher à elle, mais une fois que c'est fait, on ne l'oubliera plus.


La Soupe de Kafka (Mark Crick, g-b, 2005)

« S’inscrivant dans la tradition des Pastiches de Proust et rappelant les Exercices de style de Queneau, le livre de Mark Crick est un véritable tour de force. »



La Maîtresse des Epices (Chitra Banerjee Divakaruni, Inde, 2002)

Tilo connaît l'art des épices. Elle tient une "épicerie" dans un quartier de Los Angeles, mais elle a appris son art ancestral sur une île magique, elle en respecte les codes et les rites. Grâce à son art, elle arrive à guérir, guider, réconforter ses clients. Jusqu'au jour où elle se laisse aller à ses propres émotions. Magnifiquement écrit, ce roman m'a envoûtée. Un des plus beaux de cette liste.



Lan et Lulu cuisinent chinois (de Maïté Foulkes et Katarina Axelsson, Piquier Jeunesse, France, 2003)

Lulu vient d'arriver à Paris et lui et sa famille emménagent dans le quartier chinois. Rapidement, il tombe sous le charme de Lan, sa camarade de classe qui va l'initier à la cuisine chinoise. La bd mélange récits à propos de traditions, citations, recettes, anecdotes, explications sur les ingrédients.
Le ton est résolument adaptés aux enfants et à ceux qui n'y connaissent rien, mais les dessins et les textes sont charmants et j'ai pris un énorme plaisir à parcourir cette bande-dessinée. Les recettes sont simples et donc préparables par des enfants, quoique tout à fait intéressantes pour des adultes qui voudraient se lancer dans la cuisine chinoise.
Visuellement j'aime beaucoup la simplicité de traits, les couleurs franches et la mise en page qui alterne les sujets, étonnant mais cohérent, je suis ravie d'avoir étoffé mon rayon bd culinaires avec cet ouvrage.


Le cuisinier (Martin Suter, Suisse)

De la cuisine exotique et moléculaire et aphrodisiaque, des personnages hauts-en-couleur et le style de Martin Suter, un de mes auteurs favoris : la recette du bonheur.
"Licencié du restaurant où il cuisine, Maravan, jeune réfugié tamoul, lance sa propre entreprise, Love Food. Son principe : servir des dîners aphrodisiaques à domicile. Le succès est immédiat, tous les couples en mal de désir se précipitent chez le maître des préparations moléculaires. Mais jour après jour, ses repas érotiques attirent une faune plus étrange..."






Le gourmet solitaire (Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi, Casterman, 2005)

"On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n'est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c'est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires... Cet homme, c'est le gourmet solitaire. Chaque histoire l'amène à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves, ou suscitant de furtives rencontres." Comme nous l'explique cette quatrième de couverture, chaque chapitre de ce manga nous raconte comment le gourmet solitaire choisit l'endroit où il va manger, on suit ses réflexions sur les lieux, les autres clients, les cartes, l'équilibre des mets et leurs goûts/aspects/saveurs.
Avec des repas très variés, on découvre aussi la richesse de la cuisine japonaise typique, de celle introuvable ailleurs qu'au Japon, c'est passionnant. J'ai adoré la manière dont ce livre est construit, je me suis régalée à chaque histoire, le découpage est magnifique et les traits simples m'ont séduite. Rien que la post-face mériterait de faire acheter ce livre. Amateur de bd et/ou gourmands, ne ratez pas cette merveille. (Edition Casterman, 2005, pour la version française).



Le galais des saveurs accumulées (Patrick Boman, France, 1989)


«Plat omniprésent, en ville, aux arrêts de car. Parfois, sur une table vraiment trop bancale, la sauce déborde et inonde les genoux des gourmets. Le plus souvent, baguettes et vaisselle sont gras au-delà des convenances. Mais le style est présent, fières baccantes, casquette crânement posées, idiome qui roule et gronde, et la surprise culinaire est toujours possible, du mémorable à l’exécrable.»



Les épices de la passion (Laura Esquivel, Mexique)

Sublime histoire d’amour, une des plus belles que j’aie lu. Le film tiré du livre (Como Aqua para Chocolate en vo) n'est pas mal non plus ! Chaque chapitre est l'occasion d'une recette, chaque recette donne l'occasion d'une histoire, d'un contexte. Cette période historique mexicaine est passionnante et il est délicieux de la découvrir à travers ces fortes femmes.




Les ignorants (Etienne Davodeau et Richard Leroy, France)

L'auteur de bd Etienne Davodeau décide de découvrir le monde de son ami vigneron, Richard Leroy. En contrepartie, Richard Leroy va avoir un ouvrier agricole gratuit pendant 1 an découvrir le monde de la bande-dessinée. Ces deux-là font des métiers très différents, mais se retrouvent dans la volonté de créer quelque chose de personnel, à leur goût, sans s'intéresser aux contraintes du marché.
On navigue des travaux dans la vigne aux dégustations, des lectures imposées aux rencontres d'auteurs. Loin de créer des similitudes qui seraient forcées, les deux mondes se côtoient en s'observant, en tenant de se comprendre, sans jamais faire semblant de se ressembler. La naïveté de chacun fait le bonheur de la passion de l'autre. N'étant spécialiste d'aucun des deux domaines, mon innocence a été régalée d'anecdotes et de vrais savoirs, mon esprit gourmand récompensé par des réponses à des questions que je ne m'étais jamais posées alors que je consomme bd et vin depuis des années.
Tous les choix de l'auteur m'ont plu. Son narration par saison, son choix du noir et blanc pour mieux parler des couleurs changeantes et des paysages riches sans se perdre dans une fascination purement esthétique, sa précision dans la description des rencontres qui permet aux lecteurs d'avoir l'impression d'avoir réellement assisté à la scène, sa pudeur sur tout ce qui ne touche pas à l'objet de la quête... l'objet de la quête : une réflexion sur la création.
Que vous aimiez ou non le vin, lisez ce livre absolument, et offrez-le, il mérite amplement son succès de librairie. Je l'ai dévoré d'une traite, puis relu avec gourmandise le lendemain et je pense que ce n'est pas la dernière fois que je m'y replonge. Et s'il vous plaît, faites-vous plaisir, lisez-le avec un bon verre de vin natuel, sinon vous aurez la gorge qui souffre.


Les Liaisons culinaires (Andreas Staïkos, Grèce, 1997)

« Nana a deux amants : Dimitris et Damocles. Elle est aussi friande de bons petits plats que gourmande des délices de l’amour, et les deux hommes rivalisent de talent dans l’un et l’autre domaine pour gagner sa préférence. » Les plaisir de la chair et des chairs aboutissent ici à une compétition masculine dont on aimerait toutes être l'héroïne...





Mangues amères (Bulbul Sharma, Inde, 2010)

J'avais beaucoup aimé La Colère des Aubergines de la même auteur, ce recueil est tout aussi savoureux, entre le roman et le recueil de nouvelles. Pour un enterrement, les femmes de la famille se réunissent pour cuisiner et en coupant les légumes, chacune y va de son histoire. Chaque histoire est liée d'une manière ou d'une autre à la cuisine, aux ingrédients, aux préparations et nous plonge dans la culture indienne depuis l'intérieur des maison. On y observe des liens familiaux complexes, des habitudes culturelles inconnues, des odeurs et parfums envoûtant, des rites quotidiens décryptés. Autant passionnant pour qui aime la littérature tournant autour de la cuisine, que pour celui qui apprécie la littérature de voyage ou celle plus sociologique décryptant les rapports hommes-femmes.





Les Soupers assassins du Régent (Michèle Barrière, France, 2009)

Baptiste (fils de Benjamin Savoisy) provoque la caste des marchands de vin parisiens ne jurant que par le vin de Bourgogne en faisant commerce du vin de Champagne. Il sera accusé d'empoissonnement et s'enfuit. Sa soeur Alixe, cuisinière attitrée du Régent, va mener l'enquête pour le disculper.
Le frère et la soeur se trouvent pris dans ces années riches en complots européens et annonciatrices des Lumières. J'ai découvert avec surprise ce que la France doit à l'Angleterre en matière de diversité de vignobles, avec plaisir la passion et la liberté d'Alixe (digne héritière de la Constance du Souper mortel aux étuves), avec impatience le suspense soutenu de la plume de Michèle Barrière.

Meurtres à la pomme d'or (Michèle Barrière, France, 2006)

1556, François est étudiant en médecine à l'Université de Montpellier mais n'a qu'une idée en tête, devenir cuisinier, il se retrouve embrigadé dans une enquête qui le mènera jusqu'en Italie afin de sauver un de ses professeurs.
Cet ouvrage est dense, il nous parle de l'histoire de l'enseignement de la médecine, des guerres entre épiciers, apothicaires et médecins, entre protestants, catholiques et juifs, de l'arrivée de la fourchette et de la tomate (pomme d'or) et des nouvelles découvertes fraîchement débarquées d'Amérique. On y voyage dans le Sud de la France et en Italie, on y rencontre même Nostradamus, passionnant.

Meutres au café de l'Arbre Sec (Michèle Barrière, France, 2010)

Contrairement aux romans précédents qui étaient linéaires, ce roman fonctionne comme une machine à voyager dans le temps. On suit deux héros venant du XXIe et du XIVe siècles qui cherchent le manuscrit perdu de la fameuse famille Savoisy que l'on suit dans tous les romans de Michèle Barrière. D'habitude, j'aime ce genre de recours narratifs, où l'on navigue à travers les âges et les histoires, mais là, j'ai été moyennement convaincue. Non seulement il y a beaucoup moins de cuisine en tant que telle, mais en plus j'ai trouvé la plupart de ces "étapes" historiques étaient un peu tirées par les cheveux et pas forcément très utiles au déroulement de l'histoire, Par contre, dès qu'on arrive à l'étape finale, au fameux Café de l'Arbre Sec, au milieu du XVIIIe siècle, on retrouve l'intérêt historique et gastronomique qui font des romans de Michèle Barrière des récits passionnants et riches. Mitigée donc, mais j'y ai tout de même pris du plaisir.

Meurtres au Potager du Roy (Michèle Barrière, France, 2008)

Benjamin Savoisy (descendant de François, l'étudiant médecin du tome précédent, que l'on retrouve également dans Natures Mortes au Vatican) travaille au jardin potager de Versailles alors qu'un jour la melonnière est dévastée, puis d'autres plantations de melons autour de Paris sont détruites à leur tour. Son enquête sur ces saccages et ses connaissances maraîchères l'amèneront à Amsterdam puis à Londres.
L'accent de ce livre est d'abord mis sur les produits, les nouveaux (à l'époque) et les anciens, puis on retrouve avec plaisir de nombreux savoir-faire culinaires. L'enquête est trépidante, la découverte des différences culturelles et culinaires (pléonasme ?) européennes continue d'être fascinante et la transformation des assiettes complexes : on abandonne les épices pour leur préférer les herbes potagères, le beurre et la crème apparaissent dans les sauces, les fruits et les légumes font leur apparition aux tables royales, ...

Meurtres au Ritz (Michèle Barrière, France, 2012)

C'est à la fin du XIX cette fois-ci que l'on suit un jeune critique gastronomique, neveu d'Escoffier, quelques semaines avant l'ouverture du Ritz à Paris. On apprend énorémement sur la culture de ces premiers palaces, sur ce moment gastronomique où Escoffier réfléchit à la culture française (dans l'assiette) et sur les camps anarchistes et nationalistes qui terrorisent la France et l'Europe. Intéressant, mais le personnage principal est moins attachant que les Savoisy.

Souper mortel aux étuves (Michèle Barrière, France, 2006)

Constance apprend la mort de son mari dans des étuves mal famées et décide de le venger en se faisant engager comme cuisinière, mais elle n'y connaît rien et doit apprendre (attention, je spolie dans la suite de la phrase), elle entre alors dans une compétition avec le cuisinier attitré qui devient rapidement son complice, ils continueront l'enquête jusqu'à Bruges, carrefour commercial primordial où l'on peut trouver toutes les épices connues à l'époque.
Le quotidien de Paris au Moyen Âge est un "décor" passionnant même si l'indépendance et la liberté de Constance m'ont paru quelques peu anachroniques quoique fort plaisantes, la description de Bruges est fascinante tant pour ses rues que pour ses coutumes. Sous prétexte de l'apprentissage de Constance, on suit avec délices ses pérégrination au marché et ses premières armes derrière le foyer, une bonne entrée en matière pour comprendre de quoi était composé la cuisine française à ce moment-là, ce qui nous permet, dans les ouvrages suivants, de mieux comprendre comment se sont enrichis nos étals de marché... mais pas forcément nos casseroles et assiettes.




Miscellanées culinaires de Mr Schott (Ben Schott, g-b, 2003)

Ce n’est pas un roman, mais, comme son nom l’indique, une suite d’aphorismes, d’informations, etc… Passionnant, à garder dans la cuisine pour y puiser une gourmandise de temps en temps.


Mort d’un cuisinier chinois (Frédéric Lenormand, France, 2005)

Hommage ou pastiche de Van Gulik ? Ce qui est sûr c’est que cette Nouvelle enquête du Juge Ti m’a tenu en haleine avec sa description des 4 cuisines impériales et des complexes intrigues de cour. Les strates de la société chinoise moyen-âgeuse y sont décrites avec brio.



Nouilles Chinoises (Ma Jian, Chine)

Subtile critique de la société chinoise. La construction de ce livre est étonnante, chaque chapitre pourrait être lu de manière indépendante, pourtant le tout forme un roman.



On n'a pas toujours du caviar (Johannes Mario Simmel, Allemagne, 1963)

Au début de la deuxième guerre mondiale (non, je ne mettrai pas de majuscules à guerre) un jeune allemand devenu fortuné banquier en Angleterre, profondément pacifiste, se voit transformé, malgré lui, en agent triple –Allemagne, France et Angleterre- suite à une série de malentendus et quiproquos. Il se débat avec brio et élégance dans une Europe en guerre où il réussit à rester séducteur et gourmet et à compromettre toutes les missions qui risqueraient de faire des morts, quel que soit le camp.
L’histoire est folle sans être irréaliste, le héros est entre James Bond –pour et la séduction et l’art de s’en sortir en toutes circonstances-, Arsène Lupin –escroc et arnaqueur sans jamais perdre son élégance et art de vivre- et Philéas Fog –pour son assurance de s’en sortir… et d’aller raconter ses aventures aux gentlemen de son club-. L'auteur réussit à nous plonger dans des situations tirées par les cheveux mais restant plausibles et nous fait partager les absurdités de tous les camps engagés dans cette abomination.
A part le titre qui aurait pu être traduit plus élégamment, la langue est agréable, l'humour indéniable et le charme ravageur. J'ai presque envie de le relire dès maintenant.
Ce roman a déjà été vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dont pourtant je n’avais jamais entendu parler… et j’en suis bien contente, parce que si je l’avais su, je n’aurais peut-être pas eu autant envie de le lire –über snob et très conne que je suis- et j’aurais eu grand tort de me priver de la rencontre avec ce héros fascinant. Je suis d’ailleurs très étonnée qu’il n’ait pas encore été exploité par le cinéma !


Petites infamies (Carmen Posadas, Espagne, 1998)

« Nestor Chaffino, traiteur madrilène de renom, est retrouvé dans la chambre froide d’une villa de la Costa del Sol. Meurtre ou accident ? Nestor cachait ses petits secrets de maître confiseur hors pair. Mais ce sont surtout les secrets des autres qu’il gardait jalousement. » Ce roman policier tient en haleine tout en faisant saliver.


Plaisir en bouche (Béatrice Joyaud, France, 2001)

« Plaisir en bouche est l’équivalent, pour les arts de la table, du Parfum de Süskind pour les odeurs. Un plaisir quatre étoiles. »


Recettes immorales (Manuel Vazquez Montalban, Espagne, 1981)

« Il pourrait y en avoir cent, mille, un million… toutes les recettes possibles. Il faut dire avant tout que la morale n’est pas une valeur absolue mais relative, et, par là, immorale également. Chacune de ces recettes est un pari pour une autre morale possible, pour une morale hédoniste à la portée des partisans du bonheur immédiat, consistant à user et même à abuser des connaissances innocentes : savoir cuisiner, savoir manger, essayer d’apprendre à aimer… » C’est son seul livre culinaire, mais toutes les enquêtes de Pepe Carvahlo pourraient faire partie de cette liste dans ce gourmand, gourmet et cuisinier hors pair nous régale.



Un homme dans sa cuisine (Julian Barnes, France, 2003)

« Une des plus célèbres écrivains anglais d’aujourd’hui va nous livrer ici le désopilant récit de ses trouvailles (parfois curieuses, voir le saumon aux raisins secs), de ses échecs (souvent savoureux, voir pourquoi il a raté le lièvre à la sauce au chocolat) et de ses coups de gueule (ah, ces livres de cuisine tous aussi imprécis les uns que les autres !) »


Une gourmandise (Muriel Barbery, France, 2000)

« C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d’enfance, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. »


Vie et passion d'un gastronome chinois (Lu Wenfu, Chine, 1982)

« Ce sont quarante années de la vie chinoise autour de la table qui sont évoquées ici, témoignant de la survie des traditions culinaires envers et contre toutes les turbulences du communisme en Chine. En pénétrant dans l’existence de deux personnages ennemis que les circonstances ont réunis par mégarde, vous ne cesserez d’être tenus en haleine par la véritable héroïne du roman : la gastronomie. »


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Dans ma PàL (pile à lire)


  • de Diane Mott DavidsonCatering to Nobody (1990), Dying for Chocolate (1993), The Cereal Murders (1994), The Last Suppers (1995), Killer Pancake (1996), The Main Corpse (1997), The Grilling Season (1998), Prime Cut (2000), Tough Cookie (2001), Sticks and Scones (2002), Chopping Spree (2003), Double Shot (2005), Dark Tort (2007), Sweet Revenge (2008), Fatally Flaky (2009), Crunch Time (2011), The Whole Enchilada (2013)
  • Le cuisinier de Talleyrand (Jean-Christophe Duchon-Doris, France, 2006)


Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneuse !

21 commentaires:

  1. Repasse bientôt, j'ai un nouvel auteur fabuleux que je vais présenter :-)

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  2. Si tu aimes le polar culinaire, il y a ceux de Diane Mott Davidson, dont l'héroïne est un traiteur, qui sont sympas. Pas traduits en français mais pas difficiles et il y a les
    recettes à la fin !
    (dsl si je t'en ai déjà parlé, je sais que je l'ai fait sur certains blogs mais je ne me rappelle pas si le tien en faisait partie )

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  3. Je vais m'empresser de lire "Nouilles Chinoises". Merci !
    F. Lenormand

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  4. Trouvé ta liste par hasard, quel bonheur, enfin du nouveau à me mettre sous la dent, parce que les vacances approchent et je suis en manque de lecture savoureuse.
    Si j'ose une suggestion, "Le cuisinier" de Martin Suter, auteur suisse.
    Merci !
    Véro

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    1. Merci !
      Comment ai-je pu oublier ce roman que j'adore, je vais l'ajouter !

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  5. Merci, merci, merci !
    Moi aussi touvé ta page par hasard au cours de mes recherche pour une animation à la bibliothèque.
    Biblio extrêmement riche, encore mille merci !

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  6. Encore pour dire merci, ce sera le mille et unième...
    Tu peux rajouter à ta liste Le Chef est une femme, de Valérie Gans, paru en février 2012

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  7. "L'école des saveurs"

    Erica Bauermeister

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    1. C'est noté, merci beaucoup pour ces propositions !!!

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  8. Triste, A boire et à Manger vient de tirer sa révérence :(
    Heureusement, il reste encore quelques chouettes revues à se mettre sous la dent…
    A bientôt,
    Céline

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  9. hello

    si tu es toujours preneuse d'idées de romans culinaires, je te conseille fortement la trilogie culinaire de Poppy Z Brite : Alcool, La belle Rouge et Soul Kitchen... c'est super bien écrit et ça donne juste envie d'un aller simple pour la Nouvelle Orléans pour manger cajun !!!!!

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  10. The last chinese chef by Nicole Mones;-)

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  11. Bonjour,
    Je te conseiller Chaud brûlant de Bill Buford... Un journaliste amateur de cuisine va s'initier à la cuisine italienne auprès d'un grand chef. J'en ai encore l'eau à la bouche...

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  12. Merci pour toutes vos idées ! Je lis lentement mais je lis :-)

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  13. Bonjour, je découvre votre liste et votre blog en allant à la pêche aux romans etc. culinaires;
    Merci pour beaucoup de trouvailles que je vais m'empresser d'aller chercher.
    J'y rajouterais le roman de Chantal Pelletier "de bouche à bouches"ed. Joelle Losfeld - Bruno Caussé "rendez-vous chez moi" éd. Agnès Viénot - un petit bijou aux éd. L'épure "elle mange" Emmanuelle Jary - La collection "exquis d'écrivains" aux éd. du Nil et enfin "les yeux plus gros que le ventre" où 64 libraires passent du livre à la casserole éd.de l'épure (encore) très jolie maison d'édition gourmande.
    Pour Passard, je me suis mis quelque argent de côté pendant quelques mois pour me payer un déjeuner. Ça vaut les économies (135 euros menus dégustation + 2v. vin).Noëlle

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    1. Chère Noëlle,

      Merci beauocup pour tous ces titres !

      Au plaisir !

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  14. Une belle liste de livres à déguster, merci beaucoup!

    J'ajouterais un autre roman que j'ai dévoré en quelques heures : Le Goût des Souvenirs, d'Erica Bauermeister.
    Bonne lecture!
    Sonia

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  15. Mangez moi d'Agnès Dessarte

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  16. Puis-je signaler la suite du gourmet solitaire? à savoir Les rêveries d'un gourmet solitaire.
    Et j'aimerais ajouter un autre titre à cette liste savoureuse:
    Fuchsia Dunlop - Shark's fin and Sichuan Pepper (en Anglais) ou les aventures d'une anglaise voulant apprendre la cuisine du Sichuan.

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