mercredi 27 juillet 2016

la prune Câline, le fruit ®



D'abord il y a un fruit, puis une marqué déposée, la prune Câline®.
Ensuite, il y a une énorme opération marketing pour faire de ce fruit une nouvelle star de nos étals. Mais ce fruit a une courte saison, alors on le transforme, par exemple en jus. Et là on contacte médias traditionnels et blogueurs pour leur proposer de goûter. Après plusieurs mails, je reçois un gros carton, où trône une (1) bouteille de Câline® trop très bien emballée.



Ce jus, bu très frais, est très bon.

jeudi 21 juillet 2016

Qui suivre sur instagram ? La sélection crétine de l'été



Oboï, comme dirait mon mari, presque un an sans article dans cette série, je m'en veux beaucoup. J'avais un peu l'impression que tellement de monde s'est mis à instagram depuis 2015 que ce n'était plus la peine... mais finalement, ce genre de sélection m'amuse, surtout si on ne les prend pas trop au sérieux. Ce qui tombe à point, c'est l'été. Vous vous souvenez quand on lisait des magazines crétins sur la plage avec des section people et des tests ridicules ? Les tests se retrouvent sur facebook (Quel personnage de Game of Thrones es-tu ?), la section people aussi, sauf si facebook a décidé que la seule chose qui t'intéresse dans la vie c'est -dans cet ordre- la bouffe, les crétineries, instagram, les anniversaires des "amis" que tu n'as jamais rencontrés de ta vie. 

Bref, tout ça pour vous dire que j'ai décidé de vous faire une sélection des comptes instagram que je suis parce qu'ils m'apportent une bouffée de légèreté, de crétinerie et de peopleitude dans mon fil. Il me semble qu'en ce moment on en manque, de légèreté, alors en voici une petite dose.



D'abord, la moins stupide de tous, Simone Giertz, inventeuse de robots merdiques, comme le robot à applaudir, la casquette distributrice de popocorn directement dans votre bouche, le drone-coiffeur ou encore le robot à rouge à lèvre. Une femme qui met tous ses talents intellectuels et son expérience d'ingénieure au service de la crétinerie, ça s'applaudit.

samedi 9 juillet 2016

Le marché de Lausanne



En 2012, j'avais fait un article sur le marché de Lausanne. Il est temps de remettre à jour cette visite guidée. Vous trouverez dans ce trop très long article : 

  • les informations pratiques sur le marché de lausanne
  • mes stands préférés
  • mes produits préférés
  • des astuces pour bien faire le marché
  • un exemple de retour de marché d'été avec son budget

Il est évident que je ne connais pas par coeur tous les stands. D'abord parce que le marché est tentaculaire : il s'étend de la rue de Bourg, à la rue Saint-François, la rue du Pont, la place de la Palud, la rue Saint-Laurent, la rue de la Madeleine, la place de la Riponne et la rue de l'Ale. Ce qui selon google maps fait plus d'un kilomètre de long, sans compter les replis, les recoins, les zigzags entre les stands. 



Mon parcours à moi est plus court (google me dit un peu plus de 500m), je me "contente" de la rue Saint-Laurent (celle qui descend depuis la place St Laurent vers la Palud), de la place de la Palud, de la rue du Pont, puis je remonte et termine à la place de la Riponne en passant par la rue de la Madeleine. Pourquoi ce parcours-là ? Parce que j'arrive au centre-ville depuis l'Ouest, donc à Bel-Air, et que je tiens à commencer mon marché par les maraîchers. Je vous expliquerai les raisons plus bas.

Si je ne connais pas tous les stands, c'est aussi parce qu'il y en a deux catégories : les stands fixes, qui sont là toute l'année, depuis des années, le mercredi matin (8h-14h30) et le samedi matin (8h-14h30) et les "stands volants" qui ne sont là que certaines saisons ou parce qu'ils débutent leur activité et viennent se faire connaître des consommateurs, ou encore parce qu'ils ne viennent traditionnellement qu'une fois par mois.

Si je fais un marché "normal" sans trop papoter avec les gens qui tiennent les stands, j'en ai pour moins d'une heure pour remplir mon chariot. En général, vu que je commence à avoir mes habitudes et qu'ils adorent tous répondre à des questions, ça me prend plutôt 1h30-2h. Mais c'est parce que j'adore ça, à chaque visite je découvre quelque chose.

Que trouve-ton au marché de Lausanne ? De TOUT. Inventaire en vrac :

  • des fruits et légumes locaux
  • des fruits et légumes exotiques
  • des épices
  • des noix
  • des olives
  • de la volaille (dont du canard et des cailles), du boeuf, du porc sous toutes ses formes des oreilles au pied, de l'agneau, de la charcuterie suisse, espagnole, italienne et française
  • du poisson
  • des centaines de fromages suisses et de partout en Europe (Italie, France, Angleterre, Espagne, etc.)
  • du lait et de la crèmerie diverse et variée de vache, chèvre et brebis (mmmmh les yoghourts de brebis !)
  • des champignons sauvages ou d'élevages, locaux ou d'importation
  • des spécialités italiennes fraîches (il doit y avoir au moins 50 sortes de raviolis)
  • du nougat
  • de l'ail violet et plein de spécialités provençales importées ou préparées par un passionné
  • des fleurs locales ou importées
  • de l'huile artisanale, d'olive, de colza, de noix, de noisette, etc. 
  • de la bière artisanale locale
  • des empanadas chiliennes
  • des sauces piquantes
  • des pâtisseries japonaises
  • des pâtisseries libanaises
  • du jus de gingembre
  • du chocolat
  • du miel
  • du vin
  • des confitures et sirops artisanaux
  • du cidre

J'en oublie certainement. C'est d'une richesse inouïe, mais c'est aussi très difficile de s'y retrouver car il est impossible de tout goûter, ou alors ça prend plusieurs années. Ça tombe bien, ça fait plus de 10 ans que je vis à Lausanne et que je fais le marché de manière régulière, j'ai donc testé énormément de stands différents. Et plus ça va... plus je continue à fréquenter les mêmes.

Commençons par quelques conseils aux néophytes du marché et tordons le cou à quelques idées reçues.

Faire le marché ça coûte cher ? FAUX


Ou alors tu habites à New York et le "farmer market" de ton quartier fait payer ses micros asperges 25$ la mini-botte parce qu'il y a des crétins assez tordus pour acheter ça. En Europe, en général, faire le marché ne coûte pas plus cher qu'aller au supermarché. Au contraire !

Action permanente dans la bonne saison pour les salades chez Cuendet

Prix "migros" (sur leshop.ch le même jour que la photo du marché)

C'est surtout moins cher en ce qui concerne les fruits et légumes. A moins que tu n'achètes que des ananas et des pastèques. Mais le but du marché est de consommer des produits locaux !

D'abord parce que du coup ce sont des produits de saison, donc à pleine maturité, donc avec le meilleur goût possible. Ensuite parce que des fruits et légumes de saison et locaux ont un bilan CO2 minime (très peu de transports, pas de culture en serre, etc.), et ça c'est bon pour ton porte-monnaie et ta planète. Finalement parce qu'entre l'agriculteur qui cultive sa tomate et toi qui vas la manger, il n'y a aucun intermédiaire. La main qui a cueilli la tomate est celle qui te la donne, c'est pas magique ça ?

Bon, soyons réaliste, ce n'est pas le cas sur tous les stands, il y a beaucoup de stands d'importateurs/grossistes, beaucoup de stands tenus par des vendeurs saisonniers. Beaucoup de stands qui te bullshit à grand coup de "c'est tout bio madame regardez cet énorme bourgeon vert sur notre drapeau géant et venez acheter nos aubergines en février". Dans ces stands-là, oui, tu peux te faire avoir et payer plus cher. Mais si tu sais où aller, c'est-à-dire chez les meilleurs artisans locaux, tes fruits et légumes seront bien meilleurs et vraiment moins chers.

Pour le reste, à toi de faire attention, de ne pas craquer sur la totalité des stands, ce qui n'est pas facile. Prévoir un budget fixe est une bonne idée. Par exemple CHF 80.- pour une semaine pour deux, pour tout le frais (fruits, légumes, viande, poisson, produits laitiers) au début, pour découvrir le marché. Quoi ? CHF 80.- c'est énorme ? Non. Tu achèterais peut-être moins de frais à la Migros, mais tu vas avoir envie de cuisiner plus souvent. C'est pas donné, mais tu as acheté uniquement des produits artisanaux directement à leurs producteurs.

Ce qu'il y a de plus cher, ce sont évidemment les produits laitiers et la viande. Mais tu es sûr que tu as bien affaire à des productions paysannes, artisanales, de qualité. Et tu as des conseils personnalisés de cuisson ou d'assemblage. Et ça, c'est gratuit, cadeau, en plus, juste pour le plaisir.


Dans un monde idéal, il s'agirait d'acheter très régulièrement des produits frais. Juste la bonne quantité. Pour ne jamais rien jeter et toujours consommer ces produits au meilleur de leurs qualités gustatives et nourricières. Faire le marché deux fois par semaine, et acheter le peu qu'on n'y trouve pas au supermarché une fois par mois. Cet idéal, pas facile à atteindre, permet en plus de cuisiner plus souvent et d'éviter les tentations de malbouffe industrielle. Si on pousse cette réflexion, le marché c'est donc meilleur pour le budget, meilleur pour l'équilibre alimentaire, donc meilleur pour la santé. Et c'est aussi indéniablement meilleur pour le moral que de pousser un caddie sous des néons entouré de produits sous plastique.

mercredi 6 juillet 2016

La pétanque inter-bistrots


Les amis de la Brasserie de Montbenon ont eu une riche idée : organiser un tournoi inter-bistrots. Ils ont eu l'autre excellentissime idée, inviter Lausanne à Table à faire une équipe. Alors avec Georges (notre trésorier), Alessandra (membre du Comité), Yann (+1 de celle qui vous écrit et néanmoins membre de l'assoc) on a mis nos plus beaux tshirts et on est venu s'amuser avec les bistrotiers lausannois. T'cheu c't'équipe.