dimanche 29 mai 2016

Velouté (aux épluchures) d'asperge



On arrive déjà presque à la fin de la saison des asperges qui dure de fin mars à mi-juin en Suisse, selon la météo. Pourquoi en fait-on tout un foin de cette saison des asperges ? Parce que c'est le légume de saison par excellence ! Il n'est au mieux de sa forme qu'au maximum 4 jours après sa cueillette, ce qui implique que l'acheter très frais, et donc local, est toujours la meilleur solution. Si certains ne jurent que par l'asperge valaisanne, on en trouve d'excellentes dans les cantons de Vaud, de Fribourg, de Zürich, de St-Gall, de Bâle, etc. Mais chacun dira que la sienne est la meilleure, laissons-les dire, ce qui importe vraiment, c'est de la croquer le moins de temps possible après sa cueillette !

Les blanches ne sont jamais sorties de terre, ce sont les plus douces, certains ne jurent que par elles. Les vertes ont poussé hors terre (d'où leur couleur vert chlorophylle, car la photosynthèse a pu se produire) et les violettes ont a peine vu le soleil avant qu'on ne les coupe. Les asperges sont en fait les bourgeons de rhizomes. Les champs sont assez impressionnants à observer avec leurs énormes buttes de terre qui cachent ces trésors qui poussent jusqu'à 10 cm par jour. Bon, d'accord, j'arrête de jouer à wikipédia, mais j'avoue que ce légume me fascine complètement, il est vraiment unique.

par CSvBibra — Domaine public

Et surtout, j'adore ça les asperges. Longtemps, je n'étais fascinée que par les vertes, peut-être aussi par flemme car bien fraîches, il n'est pas nécessaire de les éplucher, il suffit de bien les laver et d'en casser la queue, préparation bien plus rapide que pour les blanches. Mais depuis deux trois ans, depuis que j'ai enfin osé me lancer dans la sauce hollandaise maison, j'avoue que les blanches apparaissent plus fréquemment sur ma liste de courses. Plus subtiles, mais plus fragiles, si elles demandent plus de préparation, elles offrent une indéniable satisfaction à être dévorées simplement trempées dans de la sauce hollandaise.

jeudi 26 mai 2016

L'algorithme Instagram, qu'est ce que ça change ?


Dans mon précédent article sur le nouveau design d'instagram, je vous disais qu'ils avaient changé de look mais rien d'autre. Mais ça y est, instagram a aussi changé sa timeline. On est passé d'une timeline chronologique, à une timeline "algorithmique". Qu'est ce que ça veut dire ?
  • L'ordre des images que vous voyiez sur votre timeline n'est plus chronologique.
  • Un algorithme étudie vos interactions avec différents comptes et types de contenu afin de vous montrer en priorité ce qui vous intéresse le plus... selon ses calculs.


Conséquences pour les utilisateurs


  • Il va falloir "enseigner" vos préférences à l'algorithme, et donc interagir face au contenu que vous appréciez, afin qu'il décide de vous le montrer. 
    Il ne faut donc pas hésiter à liker les images des personnes que vous appréciez suivre, même celles qui parfois vous plaisent un peu moins. Il va falloir vous restreindre de liker tout ce que vous trouvez "joli" mais moyennement intéressant, sinon vous ne distinguerez plus ce qui vous intéresse du reste.

    C'est le plus gros problème de ce système, comme pour facebook, le "like" ne veut plus dire "j'apprécie" mais "ça m'intéresse, tu as compris petit robot ? Ce contenu m'intéresse et j'aimerais que tu continues à me montrer des contenus similaires." Chaque interaction devient donc un moment où l'on interagit avec une ligne de code (enfin, de très nombreuses lignes) mais plus vraiment avec le créateur du contenu proposé.
    C'est problématique et effrayant pour énormément de gens qui n'y ont jamais réfléchi, mais en fait on est déjà tous habitués à le subir sur facebook, avec plus ou moins de plaisir. Nos interactions (et nos non-interactions) sont là pour renseigner constamment sur nos centres d'intérêt. Je ne vous fais pas le couplet du "si c'est gratuit, c'est que c'est toi le produit", vous avez tous compris. Et en fait, si on n'y pense pas... ça marche aussi !


    mardi 24 mai 2016

    Horace and Pete


    Il sort tellement de séries, qu'il est devenu impossible de voir le pilote de tout ce qui sort, même si on se contente des séries US ou anglaises. Il faut donc trier, sélectionner, s'informer, lire des avis éclairés et tester. En ce début d'année 2016, j'ai vu beaucoup de pilotes, mais gardé très peu de séries plus de 2 ou 3 épisodes. Et dans celles que j'ai gardées, il y en a une bonne partie que j'ai éliminé avant la fin de la première saison. La récolte est maigre. Mon coup de coeur absolu dans les nouveautés, c'est Horace and Pete, sortie sans aucune publicité d'aucune sorte, à part un lien sur une newsletter, sur le site de son créateur, Louis C.K.

    C'est ce qui a été fait de plus original, de plus vrai, de plus poignant, de mieux écrit, de moins formaté, de plus étonnant, drôle, dramatique, de mieux joué, de moins conformiste, depuis de très nombreuses années. Mais c'est aussi lent, théâtral, exigeant, intello, politisé. Et pour toutes ces raisons, j'ai adoré Horace and Pete, mais cette série n'est pas destinée à un grand public.

    mercredi 11 mai 2016

    Instagram change de look, mais rien d'autre



    Voici la nouvelle icône d'Instagram, l'application devenue incontournable et qui continue de monter. Je n'ai pas de commentaire critique pertinent à faire, mais ce gif est irrésistible.



    Au secours, on ne s'y retrouve plus ? Non, pas de panique, cette version 8.0 n'est qu'un changement de branding (= logo, design interne de l'application, etc.), mais rien d'autre, nous promet-on. (La timeline "algorithmique" est repoussée à une date non déterminée face au front de mécontentement populaire que son annonce a provoqué.)

    Les autres applications soeurs d'Instagram : Hyperlapse, Layout et Boomerang, suivent la même évolution.


    En ce qui concerne l'utilisation, la place des boutons habituels, etc. effectivement presque tout est identique. 



    A part les nouveaux logos de traitement d'image (que l'on trouve sous "modifier"), que je trouve très réussis dans leur simplicité et presque plus faciles à comprendre qu'avant (en particulier "ajuster" et "tilt shift").