jeudi 29 décembre 2016

Point de croix : comment débuter


Je poste régulièrement dans un album facebook mes broderies terminées, plusieurs personnes m'ont demandé de leur apprendre à broder, sauf que le point de croix, ça ne s'apprend pas, il suffit de faire une diagonale dans un sens, une diagonale dans l'autre, et pof, on a fait une croix. J'ai déjà fait un article avec des conseils pratiques pour bien débuter, où je conseille par exemple de débuter par un kit, où on n'a pas besoin de se poser la question de taille, quantité de fils, type de tissus, aiguille, etc. Et si l'exercice avec le kit vous plaît, vous pourrez passer à la suite... ce que j'ai très largement fait depuis trois ans.

Du coup je me suis dit qu'il était utile, maintenant que j'ai un peu de recul, d'écrire cet article où je détaille où acheter du matériel, où trouver des designs originaux ou comment faire les vôtres, comment broder en déplacement et quoi faire de vos broderies terminées.

Attention, c'est addictif ! Mais un des grand avantage de cette activité, une fois qu'on a aiguille, ciseaux et tissu, c'est qu'il suffit d'acheter les couleurs de fils manquantes à votre nouveau design, qui ne coûtent pas grand chose, et ne sont pas encombrantes : tout mon matériel de broderie tiens dans deux petites boîtes qui s'empilent. Par contre, quand on brode régulièrement, on finit par entasser des broderies sans savoir quoi en faire, je vous propose ici quelques solutions pour que ça n'arrive pas.



mercredi 7 décembre 2016

Sélection de livres culinaires



L'année dernière, j'avais concocté des listes de cadeaux possibles pour des gourmands exigeants. Cette année, j'ai décidé de ne vous parler que de livres de cuisine. D'abord parce que j'adore ça, ensuite parce que comme j'en reçois régulièrement et que j'en achète aussi souvent, je vais probablement vous en faire découvrir dont vous n'avez jamais entendu parler.

Je n'ai pas acheté de simples livres de recettes depuis longtemps. J'achète des livres plein de personnalités... qui parfois comportent des recettes dedans. J'achète des livres que je lis, de couverture à couverture, pas des livres où je ne reviendrai jamais parce qu'il est plus simple de chercher une recette sur google que dans une bibliothèque. Enfin, j'achète des livres parce qu'ils sont beaux, tout simplement.

Dans cette sélection, les livres ne sont pas tous récents, pas tous en français, pas tous avec des recettes. J'en ai acheté la plupart, reçus certains. Et, pour la première fois, je vais faire des liens amazon affiliés, pour tester mon influence sur vos bibliothèques. Vous êtes prêts ? On y va.

mardi 6 décembre 2016

Déodorant sans sels d'aluminium efficace ? Oui !


Des années que je cherche un déodorant avec les caractéristiques suivantes :

  • efficace
  • qui ne pue pas la rose ou autre senteur "féminine" que mon nez déteste
  • sans sels d'aluminum (parce que oui, là maintenant le consensus scientifique est assez clair sur ses effets nocifs)

J'en ai testé des dizaines. De plein de marques différentes, de LUSH à Klorane, de déo-crème-maison de baba cool à tubes futuristes hyper chers. J'étais sur le point d'abandonner. Et j'ai donc commencé à en parler à mes copines (étonnamment, mes copains sont beaucoup moins réceptifs sur ce genre de truc). Et l'une d'entre elle, la meilleure, m'a parlé du "déo de Hauschka à la rose", "argh, je déteste la rose", "ouais mais il ne sent pas trop et puis je crois qu'il y en a un à la sauge aussi". Or, j'adore la sauge.

Le lendemain je trouvais ce fameux déodorant de Dr Hauschka à la sauge et à la menthe. Et il est PAR-FAIT. Je l'utilise depuis 2 mois et je l'ai définitivement adopté.

Son odeur est vivifiante, herbacée, forte à l'ouverture du flacon, elle s'estompe très rapidement.

Il est aussi efficace que les anti-transpirant à l'alu, il laisse la transpiration passer (ce qui est utile pour le corps), mais son côté anti-bactérien est très efficace et donc aucune odeur ne transparait, même après une très longue journée. (Ce sont les bactéries qui "sentent", pas la transpiration elle-même.)

Il est cher (entre 18.- et 20.- selon les points de vente), mais le fait qu'il soit en roll on et sous forme liquide fait qu'il dure longtemps. Et cette texture est agréable et sèche très vite.

Sa composition est très "propre".



Le seul soucis qu'il pourrait poser serait pour des peaux très réactives à l'alcool, car c'est une composante importante du déo. Attention donc juste après épilation ou rasage, ça picote...

Bref, j'ai envie trouvé un déodorant sans sels d'aluminium efficace et qui sent bon. Youpie.

(En plus il est bio, sans test sur animaux, sans parabens ni huiles minérales ni conservateurs, bref, un produit Dr. Hauschka.)

vendredi 2 décembre 2016

Poulet caramélisé aux noix de cajou avec ingrédient secret



Une horde de lecteurs* réclame à cors et à cris ma recette publiée sur instagram de "poulet caramélisé aux noix de cajou avec ingrédient secret", ou poulet CCC : caramel-cajou-coca. Oui, COCA, comme dans coca-cola, parfaitement. Ne pars pas tout de suite, je t'assure, c'est délicieux et super facile à faire, et inratable (oui, je sais, je dis toujours ça, mais ça marche, ou alors vous n'osez jamais vous plaindre quand ça n'a pas marché).

* fact-checking : un lecteur. Mais il a réclamé.


Ingrédients + ustensiles

Pour 2 personnes



  • 2 blancs de poulet
  • une poignée de noix de cajou (facultatif, remplaçables par des graines de sésame, 1/2 poignée)
  • 1 bout de gingembre (bio)
  • 3 gousses d'ail
  • 1 gros oignon (ou 2 petits)
  • 2 piments frais (ou 2 cuillères à soupe de pâte de piment type Sambal Oelek)
  • 1 citron ou citron vert (bio)
  • 1/4 l de lait de coco
  • sel, poivre, huile végétale
  • fish sauce, sauce soja, sauce worcestershire (que je sais écrire sans faute du premier coup mais que je ne saurai jamais prononcer, à la maison je dis "sauce de la Comté", parce que Shire, voilà, voilà)
  • et ... 1/2 l de coca (du vrai, pas du zéro, il faut qu'il y ait du vrai sucre dedans)

Vous aurez besoin : d'une grande poêle à large bords, d'une râpe fine et efficace ou d'un petit robot hachoir... et c'est tout.

En accompagnement : c'est évidemment délicieux avec du riz, très bon avec des nouilles asiatiques (ou même des linguine) et superbe avec une purée de patates douces (mais là il faudra ajouter un citron de plus dans la recette sinon ce sera un peu trop sucré).


jeudi 24 novembre 2016

La Brouette - épicerie en vrac : comment ça marche ?


La Brouette est une épicerie en vrac, qui a ouvert à l'Avenue d'Echallens 79, le 19 novembre 2016. 

Qu'est ce qu'une épicerie en vrac ? C'est un magasin où on peut amener nos propres contenants (bocaux, boîtes, sacs, etc.) pour les remplir de produits alimentaires, ou autres.


Ce genre d'épicerie qui était la norme au temps béni de La Petite Maison dans la Prairie jadis fait un retour fracassant ces dernières années. Le 19 novembre, à Lausanne également, ouvrait Chez Mamie, une autre épicerie en vrac (avenue de Tivoli, Chez Mamie a déjà une succursale à Sion). Et d'autres devraient suivre le même chemin rapidement un peu partout en ville.

Pourquoi c'est utile ? Parce que ça permet de réduire les emballages (le marketing qui va avec) et les déchets à zéro, ou presque zéro. Ça c'est le coeur même de la démarche des magasins "en vrac".

Mais à La Brouette, ils vont encore plus loin que le vrac. Ouverte par un collectif de neuf amis, après une longue réflexion, une très réussie campagne de crowdfunding, des mois de travaux et de prospection de producteurs locaux, cette épicerie se veut exemplaire sur plusieurs plans. D'abord les emballages, comme toutes les épiceries en vrac. Mais aussi la qualité des produits, tout a été goûté, discuté, comparé. Leur choix est radical : tout est bio (ou presque, le label n'existant pas pour certains types de produits, et certains produits, comme le riz, étant introuvables en bio). Enfin, tout est hyper local. 


En tant que consommateur, vous vous retrouvez donc face à des gens qui ont choisi pour vous, directement chez les producteurs, qui les connaissent personnellement. En faisant vos courses ici, vous soutenez la Brouette et les producteurs qu'ils ont choisi.

Et l'autre avantage, c'est que pour des produits d'excellente qualité, vous payez la même chose ou quelques centimes de plus que des produits basiques bio ailleurs, mais en rémunérant mieux le producteur, et la Brouette. Ce qui leur permettra de continuer à aller prospecter auprès d'autres producteurs locaux. 

Enfin, quand on achète en vrac, on achète exactement ce dont on a besoin, pas plus. Au final c'est donc une excellente manière, sans trop réfléchir, de faire des choix particulièrement éthiques, car l'équipe de la Brouette a fait le boulot pour nous, il suffit de leur faire confiance. J'ai rencontré plusieurs d'entre eux cet été, ils cherchaient des vins et je leur ai proposé de venir déguster les vins naturels (c'est-à-dire sans sulfites ajoutées) des Vins de Lausanne. Ils les ont adoré, (c'est normal ils sont superbes) et moi je les ai adoré eux, avec leur enthousiasme, leur envie de bien faire, de prendre le temps de la réflexion pour chaque produit. Je leur fais une très grande confiance et je sais qu'ils sauront être transparents. (Ce qui ne m'empêchera pas de faire des critiques constructives si je les estime nécessaires, vous me connaissez...)

mardi 1 novembre 2016

Good Girls Revolt


En 1970, une majorité des employées féminines du magazine Newsweek ont porté plainte contre le magazine pour traitement inégal, elles estimaient être discriminées face à leurs collègues masculins. Cette histoire très médiatisée à l'époque avait également été racontée en détails dans un livre d'une des protagonistes. Ce livre a été adapté en série : Good Girls Revolt, sortie il y a quelques jours sur Amazon.



Oui, le lien avec Mad Men est évident, la série commence (en 1969) quand Mad Men se termine, c'est presque comme une suite qui assumerait dès le début que l'histoire est du point de vue de Peggy, ce que je maintiens pour la dernière saison de Mad Men d'ailleurs. On retrouve le côté fresque historique, casting choral, personnages torturés (mais moins complexes que dans sa série soeur), et grande attention aux détails de type habillement, décoration intérieur, voitures, etc.

Ce qu'on ne retrouve pas, c'est l'époustouflant traitement esthétique de Mad Men, ni son incroyable ambition. Mais tant mieux, elle paraîtra peut-être moins présomptueuse, intellectuelle et insurmontable à certains qui verront donc ces 10 épisodes de la première saison sans crainte.

vendredi 28 octobre 2016

Mes bureaux préférés


Je n'ai jamais aimé travailler dans un lieu studieux et silencieux. Les bibliothèques qui sont sensées être les temples du travail intellectuel sont beaucoup trop solennelles pour mon cerveau vagabond. Si tout est silencieux et propice, il n'y a pas d'effort à faire pour se concentrer, et je suis beaucoup moins efficace. A force de raconter ça, je me suis rendue compte que je ne suis pas la seule. Une de mes solutions favorite est de travailler dans des cafés. Les gens qui passent, les discussions aux tables d'à côté, les livraisons, tout ces micro-événements me forcent à créer une bulle dans laquelle ma concentration et mon efficacité sont au top. Comme en ce moment je cumule plusieurs jobs qui font que je suis sans-bureau-fixe et très souvent en vadrouille, avec une séance par ci, une séance par là, j'ai développé un réseau de café-bureaux dans lesquels j'adore travailler.

Mais d'abord, quelques principes de base pour ne pas se faire prendre en grippe par ceux qui tiennent un bistrot. Pourquoi ils n'aiment pas ça ? Imaginez un lieu superbe où à chaque table il y a un ordinateur ouvert et où personne ne se parle, vous avez envie d'y boire un verre vous ? Non.



1. Tu ne travailleras dans un café qu'aux heures creuses !


C'est à dire de 9h à 11h30 et de 14h30 à 18h. Sinon tu bloques une table qui pourrait rapporter bien plus d'argent à ceux qui tiennent le lieu que ton ration de une boisson par heure, et tu ne vas pas être le bienvenu longtemps. Et puis c'est un peu la moindre des choses. Si tu en as les moyens, n'hésites pas à réserver ta table pour midi, c'est une pause agréable, avant de reprendre le travail dès le café.


2. Tu consommeras au moins une boisson par heure


L'espresso pris à 9h ne peut pas être suivi de verres d'eaux jusqu'à 11h30, encore une fois, même si c'est l'heure creuse, tu profites du mobilier, des toilettes, de l'électricité, du wifi, de l'accueil, etc. La moindre des choses c'est de participer un peu. Et de laisser un pourboire, même petit, mais ça fait toujours plaisir.


3. Tu demanderas avant d'utiliser les prises


A la base, les prises dans les murs n'ont pas été mises là pour recharger ton ordi. C'est la moindre des choses de demander la permission. Pas à chaque fois que tu viens, mais au moins la première fois que tu travailles quelque part, ce n'est pas un dû.



Et après, des règles simples de clientèle bien élevée, tu dis bonjour, s'il-vous-plaît, merci. Tu ne dis pas "votre wifi c'est de la merde", encore une fois, rien ne les oblige à te le fournir. Si tu fais une séance avec des clients ou collègues, tu ne fais pas comme si c'était chez toi. Lave-toi derrière les oreilles et fini ta soupe.

Encore un détail : non, travailler dans un bistrot, ce n'est pas du coworking, pour ça il y a des espaces dédiés, en ce moment environ une dizaine à Lausanne. Pour plus d'infos à ce sujet, lisez @shalf.

Bon, et si on passait à ma sélection de café-bureau préférés à Lausanne? Dans l'ordre alphabétique. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires !

mercredi 26 octobre 2016

Culture au Point




Si vous êtes un régulier de ce blog, vous connaissez ma passion dévorante pour les séries. Laurence Froidevaux a créé l'émission Culture au Point sur Espace 2 et a eu l'audace de m'y engager comme chroniqueuse série. L'émission est très chouette : chaque semaine, 6 objets culturels et 6 chroniqueurs qui s'affrontent en duo sur chaque objet. Ça parle de cinéma, littérature, théâtre, expositions, musique, opéra et donc séries.

J'avais un trac fou pour ma première émission diffusée vendredi dernier, en particulier parce que tous les chroniqueurs présents sont des habitués de l'exercice radio et des journalistes qui ont donc l'habitude des contraintes de format. Alors qu'ici je m'exprime comme bon me semble, et par écrit ou en image, jamais à l'oral. C'est l'opportunité pour moi d'un tout nouvel exercice et d'apprendre en faisant et je m'en réjouis grandement, d'autant que, miraculeusement, je ne me suis pas détestée. L'autre trac venait du fait qu'en plus de la chronique radio, on a tourné des capsules vidéo. Autant je ne suis pas habituée au micro et ça m'impressionne, autant je connais bien les caméras... et je les déteste. Mais celui qui réalise ça fait un montage tout à fait décapant et au final l'exercice est très amusant (merci Alexandre !).

Mes interventions sont pleines de défauts, de "euh...", d'hésitations, je me perds un peu, mais c'est en grande partie à mettre sur le compte du stress. Je sais mieux comment me préparer pour la prochaine fois (le 25 novembre, les chroniques séries seront probablement mensuelles). D'autant que Laurence, toute son équipe technique et ses chroniqueurs sont très sympathiques et bienveillants.

Bref, je fais de la radio.

Culture au Point c'est tous les vendredi midi et samedi midi sur Espace 2, et le dimanche à 14h sur La Première.


La première émission in extenso :




Les liens directs vers mes interventions :



Pour les prochaines, je ne vais pas faire un article de blog à chaque fois, mais je promets de partager les podcasts et capsules vidéos sur ma page facebook et ma page presse.

mercredi 19 octobre 2016

L'Auberge de l'Abbaye de Montheron


L'Auberge de l'Abbaye de Montheron est un établissement au milieu de la forêt du Jorat qui a une histoire pluricentenaire, les curieux peuvent cliquer sur les photos ci-dessous pour en savoir plus. Pour ma part, j'avais découvert sa salle des fêtes attenante lors de la première élection de Mister Boutefas en 2015, mais je n'avais jamais eu l'occasion de manger à cette table qui commence à avoir une magnifique réputation. 


Elle a été reprise en 2011 et est animée par David Donneaud en salle et Rafael Rodriguez en cuisine, que j'avais eu le plaisir de rencontrer lors de l'opération A Table ! où ils avaient dressé une table sous le stand de Marinette, une maraichère qui est une de leurs fournisseurs. 


Ce n'est pas anodin, car c'est une des particularités du lieu : tous les ingrédients, dans les assiettes ou dans les verres sont locaux, et même hyper locaux. Beaucoup viennent carrément du Jorat, mais le plus éloigné (un fournisseur de vin) se situe à moins de 250 km de l'Auberge. Ingrédients locaux et de saison donc, sublimés par le très expressif Rafael.

Suite à une petite crise de communication que j'avais aidé à apaiser, sous forme de troc, Romano Hausenauer, responsable de Montheron et du Chalet-des-Enfants, m'avait proposé un repas pour deux à l'auberge, ce que j'ai accepté avec grand plaisir.

L'Auberge de l'Abbaye de Montheron est difficile d'accès en transports publics, mais le fait d'être perdue dans le Jorat (à proximité de Cugy) est un de ses charmes. David m'avait proposé de venir tôt afin de pouvoir passer un moment en cuisine, on ne s'en est pas privés. Il nous a accueilli avec un verre de blanc et on est passé en cuisine où Rafael et sa brigade (ils sont quatre) nous ont fait goûter diverses merveilles à la carte... ou pas encore.

lundi 17 octobre 2016

Tresse au chocolat la plus facile du monde


Il en va des jolies vidéos de recettes faciles de facebook comme de celles de pinterest : c'est souvent l'occasion d'un monumental et très photogénique ratage. Et puis parfois, il y a des perles qui sont aussi faciles à réaliser dans la vraie vie que dans le monde fantastique des cuisines surexposées des magazines culinaires. Dans ces cas-là, il faut partager la bonne parole, dont acte.

Il vous faut 4 ingrédients :
  • une pâte feuilletée (ou brisée, mais feuilletée c'est meilleur)
  • une plaque de chocolat à ton goût (une belle plaque à 200gr c'est top, mais un reste de plaque de chocolat de cuisine ça marche très bien aussi)
  • un oeuf
  • du sucre

Il faut aussi 2 ustensiles (une plaque à gâteau et un couteau) et un four, 5 minutes de travail et 20 minutes de patience. Et c'est inratable, pour de vrai-promis-juré-croix-de-bois-croix-de-fer.

On commence par allumer le four à 220 degrés, et à sortir tous les ingrédients. La suite se passe presque de commentaires, allons-y en photos.


jeudi 6 octobre 2016

Rentrée des séries - automne 2016



Hey salut ! Je vous ai manqué ? Je n'ai jamais autant peu blogué que durant le mois de septembre, je sais bien que ça ne préoccupe que moi, mais ça m'a manqué. Et j'ai pleiiiiin de trucs sur le feu à vous raconter. Mais le plus urgent imminent important primordial de vie ou de mort, c'est évidemment la rentrée des séries.

Depuis quelques années, cette forme de narration visuelle a de plus en plus de succès, elle commence même à influencer le cinéma. De moins en moins de gens vont au cinéma, de plus en plus de gens regardent des séries. De plus en plus d'artistes reconnus du cinéma se tournent vers les séries pour raconter des histoires qu'il serait difficile de "caser" en 1h30. Au contraire, de plus en plus de séries ne veut pas dire de plus en plus d'histoires originales, et certaines tentent le pari, avec plus ou moins de brio, d'étendre un histoire d'1h30 en 1 saison de 10 épisodes, voire 5 saisons. C'est le cas avec une des séries les plus attendues de cette rentrée, dont je vous reparle ci-dessous.


Pour les autres, comme il y en a de plus en plus, je ne vois plus tout ce qui sort, ce serait impossible (à moins qu'un mécène ne souhaite me financer), mais je fais une sélection large de ce qui, à mon avis, a du potentiel. De cette sélection de pilotes, j'en élimine une partie dès le premier épisode, je ne vais pas vous faire perdre du temps avec celles-ci, de celles qui restent, j'en élimine encore après le 3e ou 4e épisode. Le dernier tri se fait à la fin de la 1ère saison, peu restent dans mon calendrier final, mais en général, si elles y sont, je les regarde jusqu'à la dernière saison, sauf exceptions.


Comme c'est la rentrée, je vais vous parler de ce que j'ai aimé ces derniers mois, et aussi des petites nouvelles dont je n'ai pas forcément vu la saison entière mais qui me paraissent intéressantes.


(Pfiou, ça se sent que ça me manquait de vous écrire hein, c'est beaucoup trop détaillé comme intro, passons au vif du sujet.)






The Night Of (mini série)

Si vous ne deviez voir qu'une série, de toutes celles que je vais citer dans cet article, ce serait celle-ci.
Naz se réveille dans une cuisine, au milieu de la nuit, après une soirée arrosée avec une inconnue. En remontant dans la chambre pour chercher ses habits pour partir, il se rend compte qu'elle a été poignardée de très nombreux coups de couteau. Il s'enfuit. La police l'arrête et le met en prison. Un avocat, plus habitué aux petits délits qu'aux procès pour meurtre, croit en son innocence et va le défendre.
C'est une série dont le scénario et le découpage visuel sont extrêmement précis, ce qui permet de mener le spectateur par le bout du nez : Naz est évidemment innocent, en êtes-vous sûrs, et s'il était coupable ? L'ambiance est très sombre, le traitement de l'image légèrement désaturé montre un monde cruel, injuste, une justice aveugle, inhumaine. Vraiment ? Et si deux individus qui font vraiment leur boulot permettaient de sauver un innocent ?
Cette série parle du système judiciaire américain et de ses failles, bien sûr, il parle aussi de racisme, de la drogue en prison, de la violence en prison, du système carcéral qui peut transformer un innocent en délinquant. Elle est surtout incroyable au niveau de son casting : John Turturro est parfait en avocat minable mais passionné, Riz Ahmed est une révélation indéniable, toute la tension de la série fonctionne grâce à la subtilité de son regard et à son amplitude émotionnelle. Bluffée et séduite je suis.


vendredi 9 septembre 2016

Qui suivre sur Instagram ? Sélection pâtisserie



Il y a près d'un an, j'ai eu le plaisir de cohabiter quelques jours avec mon amie Esme et de manger ses pavlovas, brioches, tartes au citron, guimauves et autres merveilles dès le petit déjeuner pendant plus de 10 jours, c'était le paradis. Cette magnifique folle furieuse était chimiste, elle a tout lâché pour devenir pâtissière. Elle a tenu un établissement à Bordeaux pendant presque cinq ans, avant de s'envoler vers Montréal où elle est aujourd'hui pâtissière dans un restaurant. Elle me manque, mais nous sommes toujours en contact très régulier. C'est la personne qui saurait presque me convertir au sucre. Car je n'aime pas vraiment les desserts, ni les trucs sucrés, ou alors ils doivent être extraordinaires. Elle est exactement pareil : soit sublime soit rien. Mélangez ça à son passé de scientifique et à son cerveau tordu original et vous obtenez une fabuleuse pâtissière.

Je pourrais parler d'Esme pendant des heures, mais passons plutôt à sa sélection. Voici les comptes instagram de pâtisserie qu'elle m'a cités. Vous remarquerez qu'ils ont tous des styles très différents, certains font des vidéos et partagent des trucs et astuces, d'autres ne partagent que des photos autant travaillées que leurs présentations. La plupart d'entre eux se suivent mutuellement, ainsi en va-t-il aujourd'hui de l'inspiration en pâtisserie.

J'en ai ajouté deux... le compte d'Esme, évidemment, qui ne parle pas que de pâtisserie. Et son deuxième compte, Captain Sugarus, où elle partage trucs et astuces, recettes en vidéo, etc. Il s'accompagne d'un tumblr où vous trouverez les quantités et marches à suivre précises pour des recettes inratables (j'en ai testé plusieurs, je suis nulle en pâtisserie, ses recettes à elle, ça marche à tous les coups).

N'oubliez pas de protéger votre clavier contre la bave, nous déclinons toute responsabilité, cet article est déconseillé aux diabétiques, bon appétit !


@esmepim




@captainsugarus




@DavidhChow




@dinarakasko



@sergey.kulkin



mercredi 31 août 2016

Qui suivre sur instagram ? Sélection origami !



Non, la cuisine, les séries, la broderie, le vernis à ongle, le cinéma, le tape art, mon mari ce n'est pas assez comme passions, il manquait l'origami, dont je vous ai très rarement parlé. J'avoue le pratiquer peu souvent, c'est comme la broderie, au bout d'un moment il faut trouver quoi en faire. Mais je me régale les yeux et le cerveau sur instagram avec des comptes spécialisés. Petite sélection parmi les milliers de comptes de professionnels de l'origami (oui, il y a des professionnels de l'origami).




Mon chouchou, peut-être parce qu'il est Suisse, peut-être parce qu'il fait des rhinocéros extraordinaires, peut-être parce que son travail sur le dépliage me fascine. C'est aussi un des moins connu, à découvrir sur instagram, ou dans un musée où il produit parfois des pièces grandeurs natures impressionnantes. C'est également un des rares artistes dont j'ai une oeuvre à la maison.


Compte d'une artiste parisienne, qui a également une boutique Etsy où je dirais non à aucun des objet (n'y allez jamais, ou alors après avoir mangé votre carte de crédit et oublié votre code). J'aime la douceur et la légèreté qui se dégage de ses images, ses mises en scène simples et amusantes, et comment elle voyage parfois avec ses pièces.


jeudi 18 août 2016

Lemonies ou comment faire de la pâtisserie américaine



Internet c'est la plus belle invention du monde pour les amateurs de cuisine, on peut aujourd'hui trouver des recettes de partout sur la planète. Une des blogosphère les plus active est la blogosphère culinaire, c'est une mine de recettes, parmi lesquelles il faut séparer les joyaux du charbon. Le plus intéressant pour moi, c'est découvrir des recettes venues d'ailleurs, Asie, Amérique du Nord et Latine, Afrique, Océanie ; en théorie, plus aucune cuisine n'est impossible à atteindre, même celles qu'on n'a jamais goûtées auparavant ! 

Mais ce serait oublier les différences culturelles que de dire qu'elles seront toutes faciles à reproduire. A la difficulté à trouver certains ingrédients, s'ajoute une des plus récurrente : le fait que certains pays résistent encore et toujours au système métrique.

En Europe, nous avons tendance à calculer la masse de nos aliments en les pesant, ce qui rend la pâtisserie un peu fastidieuse pour les néophytes. Dans les pays qui n'utilisent pas le système métrique, comme les Etats-Unis, les mesures sont faites en volume, c'est beaucoup plus rapide, et moins impressionnant pour un débutant, de remplir une tasse de farine que de peser 125gr de farine.

Ce qui implique également des cultures pâtissières très différentes des deux côtés de l'Atlantique. De notre côté on a toujours l'impression que la pâtisserie se doit d'être d'une précision grammesque infaillible, que le moindre petit changement va faire rater toute l'opération. C'est effectivement le cas pour certaines réalisations techniques (Esme, si tu me lis, bisous), mais pour la plupart des "gâteaux de ménagères" (bienvenue dans les années 50) on peut allègrement opérer des substitutions, ou décider de baisser la dose de sucre ou de gras dans certaines recettes (surtout celles qui viennent de l'autre côté de l'Atlantique).

Si vous trouvez une recette que vous avez envie d'essayer, mais qu'elle est rédigée avec des "cups", deux solutions : convertir les "cups" en grammes et litres, ou s'acheter un set de "cups" à l'américaine.

Je vous propose une troisième alternative : créer une "cup" avec ce que vous avez dans vos placards. Ce qui va vous prendre 10 minutes environ, et vous serez parés pour toutes vos prochaines envies de pâtisseries US trouvées sur pinterest.


mercredi 17 août 2016

Saype, graffiti géant sur herbe



Saype est un jeune artiste jurassien (originaire du côté français, mais vivant et travaillant du côté suisse depuis plusieurs années). Il a commencé par le graffiti, puis fait des toiles, peint sur plexiglas, et son nouveau support, depuis un peu plus d'un an, c'est l'herbe. Il fait du graffiti sur herbe, avec de la peinture entièrement biodégradable, évidemment. Il a inauguré sa dernière oeuvre le 31 juillet, sur une pente de la Berneuse, au-dessus de Leysin. Elle y est encore visible pendant quelques jours, au gré de la météo, des bêtes qui la piétinent et des taupes. 


Pour y monter, se rendre à Leysin, prendre le télécabine de la Berneuse, et vous tombez dessus, pour la voir de plus près il est possible de descendre quelques centaines de mètres. Vous pouvez également y monter à pied, évidemment. Pour choisir votre jour, c'est simple : le plus vite possible avant que l'oeuvre ne disparaisse, la météo et l'état de l'oeuvre sont visibles sur cette webcam. Mais même avec quelques nuages, c'est tout à fait faisable, au pire, le restaurant et le bar-snack peuvent vous accueillir en attendant une accalmie.



Arrivée en haut
1h plus tard


Ce berger allongé dans l'herbe fait une superficie de 10'000 mètres carrés (ce qui équivaut à deux fois la place de la Riponne). C'est gigantesque. Je m'y suis rendue le 10 août, son oreille était un petit peu rongée, mais la peinture était toujours très en forme. Et le panorama est extraordinaire.


Je suis fascinée par le Land Art qui peut prendre toutes sortes de formes, dont celle-ci. La prouesse technique et l'intention de l'artiste me séduisent énormément ici. De manière purement esthétique, je ne suis pas passionnée par cette oeuvre précisément. Mais de la voir dans "son habitat naturel" est une très belle expérience et je suis ravie d'avoir fait le déplacement. 



Ce berger géant est allongé sur une pente qui est entourée de traces humaines, télésièges, mini-lacs artificiels, village abandonné, chemins tracés pour les randonneurs et les cyclistes, restaurant panoramique-tournant-qui-se-la-pète, mini-ménagerie pitoyable avec animaux mal en point. C'est la montagne pour les non-montagnards (dont je suis), la montagne paysage et fromage fondu. Le contraste entre le sujet et son emplacement provoque des dizaines de réflexions passionnantes et critiques. L'oeuvre touche donc son but !

La montagne, c'est souvent encore plus beau quand il y a des nuages. #cloudappreciationsociety

Merci copine pour cette chouette journée.