mercredi 25 novembre 2015

Les nouvelles séries de Super Héro(ïne)s


Depuis 3 ans, un nouveau genre de série de super-héros a vu le jour. La première du genre était Arrow, en 2012. Si son commencement était kitchissime, elle était suffisamment soignée visuellement pour que je ne l'abandonne pas. Et j'ai bien fait, car le ton a changé, du super-héros viril, fort, habile, qui veut à tout prix sauver tout le monde, surtout les femmes parmi ses proches, on est passé à une bande de justicier, qui fait la part belle aux femmes (3 justicières pour 2 justiciers) et dont le cerveau, Felicity Smoak, est une ingénieure en informatique qui n'a pas oublié d'être particulièrement jolie, sexy, blonde, mais est surtout extrêmement brillante, talentueuse femme d'affaire, et libérée sexuellement. Avouez que ce n'est pas le genre de personnage que l'on s'attend à voir normalement dans un objet culturel sur le thème des super-héros où les univers sont, enfin étaient, des apologies de la force masculine avec des demoiselles en détresse.

vendredi 20 novembre 2015

Burnt m'a fait perdre l'appétit


J'adore les films qui parlent de bouffe, de cuisine, de cuisiniers, de restaurants, d'ingrédients. J'ai une belle collection de films culinaires à la maison et dans ma filmothèque de mémoire (une liste non-exhaustive est sur ma page Films Culinaires, les films sont classés par genre). Dernièrement, par exemple, le film Chef de Jon Favreau m'avait ravi pour son apologie de la gourmandise et de la comfort food, la recette que j'ai apprise dans le films des spaghettis pour séduire Scarlett Johansson est devenue un de mes classiques. C'est ça que j'attends d'un film culinaire, qu'il me donne envie de cuisiner, de manger, de tester de nouvelles recettes, de nouveaux ingrédients, ou de réfléchir à ce monde-là.

Quand j'ai su que Burnt allait sortir, j'ai cherché en quoi Bradley Cooper était la bonne personne pour le film, il l'est. Il a travaillé plusieurs fois dans des restaurants avant d'avoir du succès en tant qu'acteur, il aime ce monde-là, et il avait déjà été entraîné quand il a joué dans la série Kitchen Confidential (très librement) inspirée du roman Kitchen Confidential de Anthony Bourdain. Série que je ne recommande qu'aux très grands amateurs d'histoires en cuisine, elle n'est pas spécialement brillante à la réalisation, ni au scénario, et si elle reste très plaisante à suivre, elle ne laisse pas de souvenirs impérissables. Mais pour ce qui est de la cuisine, les rôles dans une brigade et les plats sont tous justes et très bien documentés (forcément, c'est tiré d'un bouquin écrit par un chef...), donc c'est assez chouette à observer.

Après avoir vu cette série, je me réjouissais d'aller voir Burnt, d'autant plus quand j'ai appris le reste du casting : Omar Sy (qui est impeccable dans le film), Sienna Miller (parfaite aussi), Emma Thomson, Uma Thurman, Daniel Brühl, preuve que le film était clairement ambitieux. Les premières minutes sont prometteuses, la lumière est belle, les décors réalistes (même si un peu trop propres), le rythme est bon. Le scénario très cliché, mais beaucoup de films commencent avec la rédemption du héros, pourquoi pas.

mardi 17 novembre 2015

Croquembouche



Si vous lisez ceci c'est que probablement, comme moi, vous êtes régulièrement en ligne. Vous avez donc, comme moi, comme une bonne partie de l'Europe et de la planète, passé beaucoup trop de temps en ligne depuis vendredi soir, 13 novembre 2015, 22h30. Vous avez lu des centaines de paragraphes, de réactions, vu des images, des vidéos, lu des articles, des tweets, des statuts facebook, des compilations de dessins, des réactions à des réactions. Il est difficile de démêler les informations, les opinons, les émotions, quand elles se percutent aussi violemment et rapidement.

Sonnés, nous le sommes tous. Il s'agit maintenant de continuer à vivre notre mode de vie qui a été attaqué si meurtrièrement. Et de continuer à réfléchir, sans nous laisser terroriser, sans nous laisser aller à la peur de l'autre, à la haine. Et sans donner de l'écho à ceux qui font la promotion de cette haine, quel que soit leur camp.

Parmi tout ce que j'ai lu, vu, entendu, observé, j'ai envie de partager ici quelques liens qui ont été utiles à ma réflexion.


  • Commençons par l'intro de Last Week Tonight by John Oliver diffusée dimanche soir. Je ne rate pas un épisode de cette émission et il est le premier à avoir réussi à me faire rire aux éclats sur le sujet. Il n'est jamais autant bon que quand il est énervé et qu'il parle de politique étrangère, ça fait un bien fou. (Si vous ne parlez pas anglais, la traduction par Slate.)





  • Pourquoi vaut-il mieux utiliser le mot "Daech" plutôt que ISIS, ISIL ou IS ? Plusieurs raisons, déjà éviter les amalgames avec les musulmans à cause du "I" de "Islamic", éviter de valider le côté état à cause du "S" de "State"... et surtout, parce que ça les fait chier. Passionnant papier d'opinion paru dans le Boston Globe (en anglais uniquement). 













  • Quand Hollande prononce le mot "guerre" (et donc, donne une légitimité à "l'état" islamique, on ne fait de guerres qu'entre états), je suis désespérée. Alors je fais appel aux classiques pour me détendre.









    • Aaron Sorkin avait écrit un épisode de The West Wing spécial, juste après les attentats du 11 septembre 2001. Cet épisode, Isaac and Ishmael, est toujours autant pertinent aujourd'hui qu'il avait été mal compris à l'époque, en particulier pour la brillante métaphore de cet extrait.





    • On a beaucoup entendu parler des réseaux sociaux comme outils d'embrigadement pour Daech. Mais ils ne sont que ça, des outils. Ce week-end, ils ont aussi servi à organiser la solidarité, dans un Paris privé de transports où chacun était prié de rentrer se mettre à l'abri.


    • Les réseaux sociaux, encore eux, sont une source d'information, mais aussi une source de hoax et désinformation. Plusieurs médias se sont efforcés de publier très rapidement de démentis face à des rumeurs persistantes. C'est la première fois que j'observais aussi une telle profusion de gens qui rappelaient aux autres sur twitter combien il était important de vérifier ses sources avec des liens vers l'excellent travail des décodeurs (du Monde). Serait-ce une nouvelle tendance de twitter ? Je croise les doigts avec Grégoire Lemarchand qui a écrit cette analyse sur l'excellent blog making of de l'AFP.



    • Il est important, mais extraordinairement difficile, de répondre aux questions des enfants à propos de ce genre d'événements. Mon Quotidien (10-14 ans) et Mon Petit Quotidien (6-10 ans) avait déjà fait un boulot génial lors des attentas de janvier, ils ont à nouveau créé des numéros spéciaux, gratuits, téléchargeables en ligne : Mon Quotidien / Mon Petit Quotidien D'autres initiatives existent, mais ces deux supports m'ont paru les plus convainquants. Une plus longue liste de diverses sources et documents ici.

    • L'image, devenue symbole de paix, en tête de ce billet a été réalisée par Jean Jullien, un designer français basé à Londres, qui l'a libérée de tous droits, elle peut donc être utilisée partout. Il l'a publiée à la base sur facebook, twitter et son compte instagram. Compte instagram qui a été très joliment analysé il y a quelques mois dans cet article.

    • Une autre image que je trouve éclairante sur la situation des réfugiés en ce moment, c'est ce dessin de Petar Pismestrovic, dessinateur autrichien qui travaille entre autre pour le NewYork Times, International Herald Tribune et Courrier International (je ne sais pas où cette image a été publiée).



    lundi 16 novembre 2015

    Land Art à Yverdon


    Je suis fascinée par le Land Art depuis que j'ai vu le film Rivers and Tides autour de l'artiste Andy Goldsworthy. Le Land Art, aussi appelé Environemental Art ou Earth Art, est une catégorisation artistique qui a commencé à poindre dans les années 1960, sa définition est souple. Il s'agit d'oeuvres d'art, souvent de type sculpturale, en lien avec le paysage, formées d'éléments naturels (minéraux ou végétaux), parfois agrémenté d'éléments rapportés (selon les plus souples de ceux qui définissent ce type d'art). La plupart de ces oeuvres sont éphémères, elles ne sont souvent vues sur place que par l'artiste qui les réalise et, la plupart du temps, les immortalise grâce à la photographie.

    Depuis de nombreuses années, je collectionne les liens vers les oeuvres qui me plaisent sur un board pinterest, vous y trouverez des oeuvres de Land Art mélangées à des installations urbaines, ce qui pour moi n'est pas antinomique, car elles jouent toutes avec le paysage alentour. C'est sur pinterest que j'avais découvert The RedBall Project que j'étais si heureuse de pouvoir "voir en vrai" à Lausanne quand il est venu... et qui m'a ensuite invitée à Bordeaux pour travailler avec lui. C'est aussi sur Pinterest que j'ai vu passer pour la première fois le nom de Sylvain Meyer. Mais Pinterest m'a rendue paresseuse. Si je continue à faire attention à la source des images que je collectionne, je ne suis pas sortie de la plateforme pour m'informer plus avant sur cet artiste tant la profusion d'images passionnantes qui lui sont attribuées sur pinterest est grande. J'ai donc eu l'heureuse surprise de découvrir dans le 24heures que Sylvain Meyer est suisse, vaudois même, et qu'une de ses oeuvres était en cours de construction en plein centre d'Yverdon. Cette magnifique tornade de bois est une réalisation collective, de Sylvain Meyer, Jan Reymond et Tobias Metzger.

    J'ai profité d'une journée ensoleillée pour aller observer cette oeuvre sur la Place Pestalozzi. Pour les curieux, dépêchez-vous, elle ne restera en place que 2 semaines... avant d'être remplacée par un marché de noël et son sapin clignotant...

    mardi 10 novembre 2015

    Get Jiro: Blood and Sushi


    Est-il nécessaire de présenter Anthony Bourdain ? Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, cet ancien cuisinier dans un restaurant français réputé de Manhattan, est devenu auteur à succès grâce à Kitchen Confidential, récit fictionalisé de sa vie trash à la sortie de la cuisine, puis présentateur télé avec la série No Reservations, ce qu'il est toujours aujourd'hui pour les séries (géniales) Parts Unknown et The Mind of a Chef dont il est également producteur. Mais ce boulimique d'activité, entre deux voyages, s'est aussi lancé dans le scénario de bd, sa première bd a été un succès gigantesque, plusieurs semaines parmi les meilleures ventes du New York Times. Le deuxième tome, Get Jiro: Blood and Sushi, prequel du premier, est sorti il y a quelques jours, je viens de le dévorer.


    Le premier tome s'intitule Get Jiro. L'idée lui est venue un jour où un de ses amis, spécialiste en sushi, lui racontait combien voir des gens tremper le riz de leur sushi dans une piscine de sauce soja où, sacrilège suprême, était dilué du wasabi, lui donnait envie de prendre son couteau pour les trucider.

    lundi 2 novembre 2015

    La science pour de oeufs brouillés parfaits



    Oui, la science.

    J'ai pris un énorme plaisir à suivre le cours Science & Cooking délivré par l'université de Harvard (ça claque). Bon, évidemment, j'ai suivi la version MOOC et non le cours original, mais j'avoue avoir tout de même drôlement sué. Durant 10 semaines, chaque semaine, il s'agissait de comprendre un principe physique ou chimique (par exemple : le ph des aliments, le principe de diffusion, les notions d'élasticité, de sphérification, de viscosité, de fermentation, etc.) grâce à des vidéos et des formules utilisées dans des exercices (environ 2h de travail), puis 2 parties de "devoirs", un théorique (application de la formule de la semaine et des principes globaux) et un pratique où on devait rendre chaque semaine une partie de rapport de laboratoire (entre 2h et 5h de travail par semaine), et tout à la fin, il fallait rendre un projet personnel, une expérience complète sur un sujet que l'on choisissait où il fallait tenter de démontrer quelque chose. Tout ce que j'ai appris, par exemple les formules mathématiques, ne va clairement pas m'être utile au quotidien. Par contre, la compréhension de certains principes, en profondeur, et la méthodologie scientifique appliquée à la cuisine, ont déjà transformé ma manière de cuisiner pour plein de petits détails.

    Grâce à ce cours, je sais maintenant faire les meilleurs oeufs brouillés du monde et je me suis dit que ça vous intéresserait. Promis, je minimise le bla-bla scientifique à son minimum dans ce qui suit pour que vous puissiez comprendre, sans souffrir d'aucune équation.


    Pour avoir les meilleurs oeufs brouillés du monde, pour 2 personnes, il vous faut :


    • 4 très gros oeufs ou 6 petits (si vous vivez en Suisse, les oeufs sont tous gros, surtout les bios) (si possible assez frais = 2 semaines ou moins après la ponte)
    • 50ml de lait
    • 50ml de crème (de la demi-crème suffit, mais oui, il faut du gras)
    • 20g de beurre (au minimum, n'essayez pas de faire les malins avec de la margarine)
    • 1cs huile
    • sel
    • 1 poêle anti-adhésive
    • 1 bol
    • 1 fourchette

    D'abord, sortir les oeufs du frigo, s'ils y sont (en Europe, en général, les oeufs ne sont pas vendus réfrigérés, il n'est donc pas nécessaire de les réfrigérer chez vous, ce qui permet de les garder à température ambiante, comme beaucoup de recettes le demandent. Sur le continent américain, les oeufs sont vendus réfrigérés. Il est nécessaire de garder des oeufs qui ont été réfrigérés au frigo).

    Ensuite, préparer ingrédients et ustensiles pour ne pas être retardé par la suite et pouvoir créer cette magnifique et simplissime recette like a boss comme un pro.

    Vous êtes prêts ? 
    C'est maintenant que se passe la magie, chaque détail compte.


    • Casser les oeufs dans un bol. Ajouter une bonne pincée de sel, le lait et la crème.
    • Battre à la fourchette, DOUCEMENT. A peine pour mélanger le tout, pas plus.

    On voit que c'est mélangé, mais à peine, il y a encore des morceaux visibles.

    Pourquoi ?

    Les molécules des protéines qui vont créer la structure des oeufs brouillés en coagulant, sont des molécules très longues, imaginez des spaghettis. Si on bat des oeufs longuement au fouet, vous remarquerez qu'ils deviennent de plus en plus liquides, les molécules ont été cassées en morceaux, elles ne s'emmêlent plus les unes aux autres, les morceaux glissent. Le mélange fouetté, si on le met sur le feu, va perdre son eau très vite et les oeufs seront donc secs, et presque poudreux, tout plats.
    Donc, on remue tout doucement, à la fourchette plutôt qu'au fouet, on ne casse pas les molécules, on les préserve, on les chouchoute.
    C'est aussi pour ça qu'on ajoute de la crème et pas seulement du lait, c'est encore plus "fluffy" avec plus de gras. Pourquoi ? Parce que les molécules de gras vont envelopper les molécules de protéines, ce qui va augmenter l'aspect coussins d'oeuf, et empêcher que les oeufs ne se dessèchent.


    • Faire chauffer votre poêle à feu moyen avec la cuillère à soupe d'huile. Feu moyen veut dire qu'une casserole d'eau, par exemple, ne pourrait pas bouillir à cette température.
    • Pour tester la température, ajouter la noix de beurre. Il faut qu'il fonde, sans vraiment frémir.


    Pourquoi ?

    Pour que les oeufs restent le plus moelleux possible, il faut que les protéines coagulent sans que leur partie liquide ne s'évapore. Si on met sur un feu vif, les protéines vont coaguler, mais ça prend tout de même du temps, alors que la partie liquide s'évapore très vite. En les travaillant à feu doux, les protéines vont coaguler tout de même, mais la majorité du liquide ne montera jamais suffisamment en température pour s'évaporer. C'est également une des raisons pour lesquelles on sale les oeufs tout au début, ils aideront la structure globale à faire de la "rétention d'eau". (Je vulgarise j'ai dit, ne me demandez pas de vous dessiner des membranes de molécules.)


    • Quand le beurre a fondu, ajouter les oeufs.
    • C'est là où la patience entre en jeu, il va falloir attendre le début de la coagulation. Il s'agit ensuite de faire des gestes lents, sur toute la longueur de la poêle, pour soulever la partie coagulée, doucement, et l'amener vers les bords. Puis attendre à nouveau, et soulever à nouveau, en ramenant les oeufs sur eux-mêmes.



    Pourquoi ?

    C'est toujours à cause de la forme des molécules de protéines, longues. Si vous jouez avec votre spatule en décollant chaque petit morceau qui a coagulé, vous allez casser ces protéines qui créent la structure du tout. Si, au contraire, vous faites des gestes sur toute la longueur de la poêle, vous pourrez voir la structure se former sous vos yeux.
    Ces gestes permettent également aux matières grasses d'enrober chaque morceau, afin qu'il reste protégé et qu'il ne se déshydrate pas.
    Sur cette image on voit bien comment les oeufs forment de gros morceaux, agglomérés les uns sur les autres.

    • Quand les oeufs sont encore très coulants, qu'il reste des parties encore liquides, mais que les trois quart de la préparation a coagulé : il faut immédiatement retirer les oeufs de la poêle. Comme ils sont ramenés sur eux-mêmes, il suffit de déposer le tout sur une assiette. En gros, c'est trois, voire 4 minutes avant que ce ne soit prêt.
    • Les laisser reposer quelques minutes.

    Oeuf partiellement coagulé, encore liquide, c'est le bon moment pour le sortir de la poêle.

    Pourquoi ?

    La diffusion de la chaleur ne s'arrête pas quand on enlève quelque chose d'une casserole, sa température interne fait qu'il continue à cuire, c'est ce qu'on appelle la chaleur latente. C'est pour ça qu'il y a plein de recettes qui demandent qu'on plonge un ingrédient dans un bain d'eau avec des glaçons juste après sa cuisson, pour pouvoir l'arrêter de manière précise, comme pour les oeufs mollets, ou durs par exemple.
    Si les oeufs brouillés sont cuits jusqu'à leur texture idéale, le temps qu'ils soient déposés sur une assiette, puis servis, et ensuite mangés, ils vont continuer à cuire, et donc se dessécher. Il s'agit donc de profiter de la température latente des oeufs pour finir leur cuisson afin qu'elle soit parfaite. Plus d'urgence ensuite à les servir immédiatement et à les manger très vite, ils resteront parfaits.




    • Servir. 
    • Manger.
    • Revenir me dire merci dans les commentaires, sinon...




    Si, comme moi, vous êtes un adepte du Tabasco (l'original pour les peureux du piquant, le habanero pour moi) avec les oeufs, n'ajoutez pas de poivre, sinon, vous pouvez poivrer en même temps que vous salez, il pourra ainsi infuser un peu dans les oeufs (préférez le poivre blanc, si vous en avez). J'ajoute un toast beurré sur l'assiette, parfois un morceau de formage, mais c'est tout, ces oeufs se suffisent à eux-mêmes.

    Bon appétit !




    PS : Si l'image tout en haut de cet article qui détaille les ingrédients d'un oeuf vous a intéressé, il y en a plein d'autres sur le blog de ce professeur de chimie, c'est passionnant.