mardi 28 avril 2015

Twitter : les bases


Après mes billets didactiques sur Pinterest et Instagram, on m'a réclamé la même chose sur twitter. L'idée : comprendre twitter quand on y a jamais mis les pieds, twitter pour les nuls ou twitter 101, comme vous préférez. Cet article n'a pas pour vocation de vous rendre les rois de twitter, mais de vous permettre de comprendre les bases de cet outil, car ce n'est que ça, un outil. Un outil très simple, si, si. Mais plus les plateformes sont simples, plus les possibilités d'utilisations sont nombreuses (facebook).

Je maintiens : twitter est très simple d'utilisation, aussi simple qu'instagram. Mais j'entends souvent des gens me dire qu'ils n'y comprennent rien, et même que twitter leur fait peur. Alors qu'en fait, la seule chose à comprendre c'est que c'est à chacun de calibrer cet outil selon ses intérêts, besoins et passions. Ce qui prend un peu de temps au début. Mais ça en fait gagner aussi énormément, plus besoin d'aller chercher ailleurs, on trouve toutes les infos nécessaires ici, il suffit de savoir les chercher.

Un mode d'emploi tout simple donc, pour tous ceux qui ont envie de s'y mettre, pour tous ceux qui pensent que c'est compliqué, pour tout ceux qui n'osent pas.

Vous pouvez tweeter et consulter twitter depuis de très nombreuses plateformes. Les captures d'écran de cet article sont issues de la plateforme twitter web, mais que ce soit sur tweetdeck ou hootsuite, ou sur les très nombreuses applications mobiles, le principe est le même.


Votre compte



Pour créer un compte, il vous suffit de donner une adresse email, puis de choisir un nom de compte, ou pseudo, qui n'existe pas encore. Créer un compte twitter est très simple, cela ne vous prendra que deux ou trois minutes. Mais avant de le faire, quelques conseils :

Le nom que vous choisissez pour votre compte est primordial. La limite maximale de caractères pour un pseudo twitter est de 16, mais je vous recommande un pseudo le plus court possible. En particulier parce que les tweets ont une limite de 140 caractères, donc si quelqu'un s'adresse à vous, plus votre pseudo est long, moins il pourra vous en dire. Je vous recommande également un nom de compte prononçable, on n'y pense pas toujours, mais les gens de twitter se rencontrent parfois physiquement (par exemple au #taloz). Mais pas de panique, vous pourrez changer le nom de votre compte plus tard si vous n'en êtes pas satisfait.



samedi 25 avril 2015

Mister Boutefas


J'ai eu l'honneur, et surtout l'énorme plaisir, d'être invitée à la Nuit du Boutefas. Inspirée de la Nuit des 7 Longeoles genevoises, SlowFood Vaud a décidé d'organiser cette soirée pour mettre en vedette cette spécialité bouchère unique. En mars, plus de 21 boucheries (19 artisanales et 2 industrielles) avaient envoyé un spécimen de leur boutefas, ils ont tous été goûtés par une commission de dégustation afin de sélectionner 5 finalistes. Ces 5 boutefas (et leur boucher) finalistes ont été départagés par 150 personnes, lors d'une soirée à la merveilleuse Auberge de l'Abbaye de Montheron

La Télé était présente, en direct, au début de la soirée, pour vous mettre dans l'ambiance : 



Mais parlons plus sérieusement du boutefas deux secondes, si vous n'êtes ni Vaudois ni Fribourgeois, vous ne savez toujours pas ce que c'est. Le boutefas est une saucisse de la famille des "saucisses crues à maturation interrompue" (comme la longeole, la saucisse d'Ajoie ou la saucisse au chou, par exemple), il pèse entre 600g et 2kg, et est composé de viande de porc, de lard et d'épices et enveloppés dans un boyau de porc naturel, le caecum, qui lui donne ses bourrelets caractéristiques, et fermé par une seule ficelle.


Après confection il est fumé à froid durant 24h environ, puis séché.  Son nom viendrait d'un contraction entre les mots latins "buttis" (= tonneau, outre) et "fars" (= farci), donc "outre farcie", ce qui correspond toujours très bien à son visuel particulier. Il peut se manger chaud en tranches épaisses, ou froid en tranches fines (c'est délicieux dans un sandwich avec de la moutarde !). Si vous voulez des informations encore plus précises sur son histoire, l'article dédié de Patrimoine Culinaire est particulièrement fourni et intéressant (si, si).

vendredi 24 avril 2015

Diwinea - le vin suisse en bocal


Dans la série box culinaires, après Kitchen Trotter et Helvetibox, je vous présente aujourd'hui Diwinea. Le concept : déguster des (très bons) vins suisses sans devoir ouvrir une bouteille entière, puisqu'ils sont présenté dans un genre de bocal-éprouvette contenant exactement 1dl, de quoi se servir un verre.

Leur idée est qu'il est pratique de ne pouvoir avoir qu'un seul verre, en particulier pour faire des accords mets et vins avec chacune des composantes de votre menu, une éprouvette pour l'entrée, une éprouvette pour le plat, et vous êtes sûrs de boire exactement ce qui correpondra aux saveurs de vos assiettes.

©Diwinea
L'équipe de Diwinea m'a envoyé un coffret, L'accord divin,  pour que je teste. Il est composé de trois fioles, un Pinot noir, une Petite Arvine et un Gamaret. Premier constat : les trois vins étaient excellents. En lisant la description de leurs autres crus, il est évident que leur sélection est irréprochable et c'est définitivement leur atout principal.

En plus de l'excellente qualité de leur sélection, je salue également la présentation de leurs produits, ces fioles, chacune gravée avec le nom du vin qu'elle contient, sont extrêmement solides et élégantes, le coffret est également solide et encore une fois élégant, et les notices explicatives contenant des idées de recettes pour mettre en valeur ces vins sont très bien rédigées.

J'ajoute à tout cela le fait que leur site est très pratique d'utilisation, que l'on peut y trouver des coffrets, mais aussi des vins au verre à choisir vous même (uniquement 6 vins différents malheureusement, on a vite fait le tour) et des vins en bouteille.

mercredi 22 avril 2015

Blackbird Social Club and Blackbird Breakfast and Coffee Club


J'ai un nouveau lieu préféré à Lausanne : le Blackbird Social Club. Il a ouvert le week-end dernier et je peux déjà vous prédire sans doute aucun qu'il va cartonner.

La recette :

  • Il est conçu, comme son grand frère le merveilleux Blackbird Breakfast and Coffee Club par Richard Williams (à gauche sur la photo), Jessica Williams et Max Jaccaud (à droite sur la photo). Les deux premiers étaient aussi les fondateurs... du Holy Cow, qu'ils ont revendu au printemps dernier, pour ouvrir le Blackbird Breakfast and Coffee Club l'automne dernier avec Max. Ils savent ce qu'ils font, ils sont efficaces, pros, ingénieux et pragmatiques.
  • Max est le spécialiste du café, c'est le barista donc, mais pas que. Je ne vous en dis pas plus, il a déjà un fan club enthousiaste qui lui a tiré les vers du nez. Leur café est torréfié plusieurs fois par semaine pour être toujours frais, ils l'ont sélectionné spécialement et on peut enfin boire un flat white digne de ce nom à Lausanne, merci Max, j'adhère à ton fan club également !
  • Rich est en cuisine, c'est lui qui, comme pour les premiers temps du Holy Cow, a choisi les recettes qui lui font plaisir à lui, qui lui rappellent son enfance ou d'autres bons souvenirs. Au Blackbird Breakfast and Coffee Club, j'ai évidemment adoré son full english breakfast, je me suis délectée de sa Richie Ding Dong Omelette (à commander en extra spicy pour les amateurs, vous ne serez pas déçu), son Blackbird Veggie Curry (commandé aussi en extra spicy) m'a sans aucun doute guérie d'un début de coup de froid, et son BLT (commandé avec avocat) est ENFIN le vrai BLT qui manquait à Lausanne. Je ne doute pas du fait que je finirai par avoir goûté toute la carte, sa cuisine simple, avec d'excellents ingrédients, beaucoup d'amour et d'attention et un vrai talent pour le réconfort me touche et je ne risque pas de m'en lasser.



  • Au Social Club, une carte toute simple : des sandwichs, deux curries et deux hotdogs. Hotdogs aussitôt testés, vous vous en doutez bien. Verdict : ce sont de très bons hotdogs, comme doit l'être un hotdog. Et, joie, on ne te demande pas quel type de saucisse artisanale et de pain gluten free tu veux pour ton hotdog à 48 francs et 90 centimes, non, c'est soit le Blackdog, avec oignons caramélisés et moutarde, soit le Angrydog avec une sauce maison pimentée à souhait, c'est 8 balles 50, ça rassasie, ça réconforte, ça éponge la bière et c'est exactement ce qu'il faut sans aucune autre prétention. Les autres sandwichs sont un peu plus complexes (je me réjouis de goûter le Shoreditch saucisse-moutarde et le Santa Cruz poulet-bacon-cheddar-bbq sauce), mais sur le même principe : simplicité et gourmandise, ils coûteront entre 9.50 et 11.- et pourront être commandés avec une salade. Les curries sont les mêmes qu'au Blackbird Breakfast and Coffee Club, c'est-à-dire absolument délicieux (12.50 pour le végétarien et 13.50 pour celui au poulet).



  • Comme pour leur premier lieu, ils ont vu une opportunité de lieu, l'ont saisie et ont ouvert avec le moins de travaux possibles, le lieu va donc probablement évoluer au fil du temps. Pour l'instant il y a une terrasse provisoire, ils sont en train d'y mettre des auvents pour nous protéger du soleil cet été, des loupiotes charmantes, les tables et chaises permanentes arriveront bientôt et offriront 120 places assises (!), ce n'est pas grave si ce n'est pas parfait à l'ouverture, il fait beau, ouvrons notre terrasse. Ils ont raison, c'est juste à côté de la terrasse de la Grenette et ça y est, la Riponne est redevenue (ou devient) une place vraiment cool grâce ces deux adresses et aux food trucks, que de changements en quelques mois !
  • Même si le lieu n'est pas encore tout à fait fini et a ouvert il y a moins d'une semaine, la charte graphique et la déco murale sont déjà en place, vous pourrez y trouver un Federer fumant une clope à l'entrée, un Darius Rochebin aussi sexy qu'on l'imagine sous son pupitre du JT quotidien et un Blocher à baffer au passage en allant aux toilettes. J'adore.


  • Pour ce qui est des boissons, une petite carte avec toute la base nécessaire, des très bons cafés, évidemment, Max est là, des très bon thés sélectionnés avec passion, et des bières pression artisanales dont une blonde spécialement brassée pour eux par Docteur Gabs. Ils avaient déjà collaborés ensemble pour la Burger Brew, la bière parfaite pour accompagner un burger, ils sont fidèles, encore un bon point accordé.
  • Au niveau des prix, ce n'est pas le lieux aux prix les plus bas, 4.50 la bière pression, 8.50 le hotdog, ça reste raisonnable vu où ils sont situés... et parce que c'est eux.
  • Le reste est subjectif : j'aime qui ils sont... et j'adore donc l'ambiance qu'ils y mettront, parce qu'ils sont sincères et authentiques. J'aime tellement ce lieu que j'y ai déjà donné des rendez-vous professionnels et que j'y ai pris un coup de soleil. En moins d'une semaine d'ouverture donc. Je suis foutue, je suis accro.

Longue vie au Blackbird Social Club !


Edit : 


  • Pour ceux qui préfèrent le vin, Max a sélectionné des vins suisses, plutôt goulayant pour ceux que j'ai goûté (blanc et rosé), à des prix tout à fait corrects.
  • Le midi ils proposent une formule avec : un sandwich (toasti ou curry) , servi avec une salade, une boisson (minérale ou bière pression) et un café, tout ça pour la très modique somme de 17.50, imbattable au Centre Ville, et tout à fait délicieux, je recommande vivement !

A photo posted by funambuline (@funambuline) on

mercredi 15 avril 2015

Créer des icônes cliquables à la couleur de votre blog : mode d'emploi


Attention, je suis incapable de coder, soyons bien clairs. Du coup, quand j'arrive à faire un truc pas trop nul en bidouillant une mini-séquence de code super basique, je suis fière comme un pou. Mais si je peux le faire, n'importe qui peut le faire. Alors oui, il faudra modifier un peu de code HTML en suivant ce mode d'emploi, mais je vous promets que c'est hyper facile.

Le résultat, vous le voyez dans ma barre latérale, des icônes de médias sociaux, cliquables, à la couleur de mon blog. Il y a évidemment d'autres moyens d'y arriver, j'explique ici une méthode "pour les nuls"... dont je me suis servie.

Créer des icônes de la couleur de votre site

Commencez, évidemment, par copier le code de la couleur HEX principale de votre site. La mienne est un turquoise dont le code est : #42a8cb. Dans blogger, vous pouvez trouver ce code dans la partie "layout - advanced" de votre blog.


Avec ce code, vous allez sur le site Icons DB, très bien fait et facile d'utilisation. Il suffit de choisir les icônes dont vous avez besoin, de les transformer en collant le code couleur (sans le #).


Pour télécharger ces images, plusieurs solutions, soit un clic droit "Save Image As...". Soit, sous l'image, vous avez un nombre de choix de tailles et de formats de fichiers. Choisissez plutôt le format .png, si vous voulez une icône transparente (c'est-à-dire où on verra la couleur de fond derrière), soit en format .jpg si vous voulez un fond blanc.


Quand vos icônes sont créées, il s'agit de déterminer leur taille. J'ai choisi des icônes de 48 pixels de haut par 48 pixels de large, qui ne me semble ni trop envahissantes, ni trop invisibles, à vous de voir ce qui vous convient.

Quand vos images sont à la bonne taille, la partie "code" de l'opération arrive, n'ayez pas peur, tout va bien se passer.


Créer des images cliquables

Pour des images cliquables, il faut que vos images aient une adresse url. Pour ce faire, créer un article brouillon (on devrait toujours avoir un article brouillon pour de l'expérimentation du genre, c'est très pratique !) et y télécharger vos images. Sur blogger, même si non publiées sur votre blog, elles seront sur votre album Picasa, et vous pourrez donc trouver leur url.


Pour trouver votre album picasa, l'url sera la suivante :

https://plus.google.com/photos/+{votre nom d'utilisateur sur google +}/albums

Cliquez ensuite sur "Récemment ajoutées" et vous devriez retrouver les icônes que vous venez de télécharger sur votre brouillon.

vendredi 10 avril 2015

Qui suivre sur instagram ? #3 sélection de @igerslausanne




Les éditions #1 et #2, et les suivantes, de cette série peuvent toutes être retrouvées avec le tag Qui suivre sur Instagram ? Pour cette édition, je laisse la parole à l'équipe de @igerslausanne qui m'a fait l'amitié de me donner une sélection de leurs comptes préférés. Si vous êtes spécialisés sur un domaine particulier et que vous avez une sélection intéressante de comptes instagram à ce sujet, n'hésitez pas à m'envoyer un mail pour participer à cette série !

D'abord, une précision s'impose, @igerslausanne a introduit sa sélection par cette précision importante : "l'ordre ci-dessous n'est pas nécessairement le reflet de notre degré d'amour ! Et si tu nous poses la question das un mois, où si tu nous l'avais posée il y a un mois, la sélection aurait peut-être été complètement différente..."




@kpunkka  

Pour ses paysages incroyables et sauvages de Finlande.




@tagadastrawberry 

Pour ses edits très créatifs et poétiques (et Alex est aussi super sympa !).

mercredi 8 avril 2015

Comment faire un gif animé ?



Dans les outils que je vous ai présentés pour améliorer le designs de vos blogs, je vous ai parlé de Dana, the Blog Beautician. Elle a créé un outil très simple d'utilisation pour créer des gifs animés qui s'appelle Giffysnap.





lundi 6 avril 2015

La cuisine des restes : cromesquis, gnocchis, soupes et raviolis par Semioculinaire


Arielle est une amie gourmande que j'ai rencontrée grâce au #taloz. Notre capacité à parler de nourriture, cuisine, aliments, bonnes adresses, goûts et tendances gourmandes nous a amenées à nous revoir pour papoter régulièrement. A chaque fois je suis impressionnée par son imagination pour inventer des nouveaux mariages de saveurs, pas ses connaissances des ingrédients et de leurs productions et par sa passion pour l'éthique alimentaire sous toutes ses formes. Elle m'a encouragée à faire cette série d'articles et c'est donc avec un grand plaisir que je vous la présente ici, en première auteure invitée de cette série. Merci Arielle pour ces excellentes recettes et d'avoir osé dévoiler le contenu de ton frigo ! 

Je lui ai demandé de commencer par une petite présentation, que voici :


Gourmande invétérée et épicurienne responsable, je m’intéresse à tout ce qui concerne la nourriture et me réjouis de tester de nouveaux produits ou de nouvelles recettes. Depuis que j'ai a réalisé n’avoir aucune spécialité culinaire, mon obsession est de trouver ma voie, ce qui implique beaucoup de cuisine et pas mal de restes ! 
Mes ingrédients fétiches du moment : les citrons, la menthe, les légumes racines anciens. 
Vous pouvez me suivre sur twitter @semioculinaire et visiter mon blogue, toujours en ligne sans être mis à jour (un jour, qui sait…). (Note de funambuline : je vous encourage à aller visiter son blog si vous êtes intéressés par la cuisine des restes, c'est une mine d'or d'idées !)


Mon frigo après une fin de semaine intense de cuisine.
Son contenu : un reste de gigot d’agneau, des épinards cuits, du pecorino mariné,
un pesto, un mélange d’herbes et d’épice, une sauce à la viande,
du riz cuit, des frites de légumes racines, un sirop à la menthe,
une soupe cerfeuil- feuilles de céleri-fanes de radis, du poulet madras,
en plus de tous les produits de base. Ouf !

Le recyclage des restes de table


Au quotidien, je cuisine pour deux personnes, mais je n’aime pas être prise au dépourvu ou être en panne d’inspiration. Pour ces raisons, j’aime bien en faire un peu plus (voire beaucoup plus dans le cas des sauces et pestos) de façon à avoir des restes, que je réutilise de trois façons : une partie de ces restes est apportée en lunch au travail, une partie est congelée pour plus tard et une partie est transformée. Attendu que les deux premières façons d’utiliser les restes me semblent être des évidences, je vais me concentrer sur la dernière et partager quelques-unes de mes astuces pour éviter le gaspillage.

Il suffit d’un peu de créativité (et de bonne volonté) pour transformer des restes ennuyeux en repas fabuleux ! L’enthousiasme de Jamie Oliver me gagne dès que je parle de nourriture, comme vous pouvez le constater… Le plus souvent, j’utilise les petits restes de légumes cuits ou de viande pour en faire une omelette ou un riz frit. Il m’arrive également d’en faire des farces pour raviolis, des gnocchis, des cromesquis ou des soupes. Je ne peux pas vraiment de donner de recettes, puisque en tant qu’ancienne étudiante de l’UQAM je suis anarchiste je travaille dans la spontanéité et l’improvisation. Néanmoins, voici quelques idées de transformation de restes que je vous invite à vous approprier et à apprêter à votre propre sauce .

samedi 4 avril 2015

Nigella



Il faut que je vous le dise, j'aime une femme, voilà. Elle s'appelle Nigella. Elle est anglaise, gourmande, voluptueuse, talentueuse, féministe, généreuse, athée, brillante, divine.

Nous sommes nombreux à aimer cette femme, Nigella Lawson de son nom complet, autodidacte de la cuisine, ex-critique littéraire et culinaire, auteure de livres de cuisine qui sont tous des best seller et des succès critiques depuis 1998, année de la publication de "How to Eat", hôtesse d'émissions culinaires, etc. Mais ça c'est sa biographie, et en fait on s'en fiche. J'aimerais vous montrer comment Nigella fait des cookies au chocolat, juste pour vous faire comprendre qui est ce personnage, qu'on soit bien tous sur la même longueur d'onde sur le côté totalement érotique de la chose. Elle est d'ailleurs surnommée "the queen of food porn" et c'est entièrement mérité.


"To some people using half a kilo of chocolate to make twelve biscuits may seem excessive, 
but I can tell you I don't put a price on aliviating human suffering."

(Désolée, cette vidéo et toutes les suivantes sont exclusivement en anglais.)

Alors oui, elle en fait des tonnes dans la scénarisation de la recette. Est-ce gênant ? Je trouve au contraire que ça donne toute l'emprise émotionnelle nécessaire pour comprendre, justement, le côté émotionel de sa cuisine. Tout est logique, tout fonctionne, cette femme n'est pas qu'une déesse domestique (un de ses best seller les plus connu s'intitule "How to be a domestic goddess"), c'est aussi une déesse des réseaux sociaux et de la communication.

Sa vidéo mélange scénarisation, petites phrases parfaitement dosées et interprêtées ("a sprint to the fridge, that's the only exercise you'll ever see me taking!"), de vraies astuces de cuisine (l'oeuf froid, le sel, la cuillère à glace, la congélation d'une partie de la pâte), des gestes parfaitement exécutés et filmés pour pouvoir reproduire cette recette très facilement à la maison, une réalisation visuelle et sonore très soignée, un montage punchy qui ne perd pas une seconde tout en réussissant à placer une ambiance. Son succès n'est pas spontané, il est très bien calculé, très bien réalisé. Ce qui ne l'empêche, à aucun moment, d'être sincère.

jeudi 2 avril 2015

Le gâteau au yoghourt, champion du recyclage !



Depuis la soirée Deuxième Service, je traque de manière encore plus acharnée mes gaspillages d'aliments, et j'avoue avec fierté n'en déplorer que très peu, car je suis la championne de l'utilisation des restes. Durant mes années d'étudiante au budget restreint, j'ai appris à tout utiliser, à tout recycler, et à tester des trucs parfois improbables, qui ont fini par fonctionner à merveille et devenir des classiques de ma cuisine.

Selon vos commentaires sur facebook, la cuisine des restes vous intéresse vous aussi, je suis persuadée que chacun d'entre vous a des "recettes de restes" améliorées au fil du temps, et je serais ravie de les lire en commentaires. J'ai d'ailleurs proposé à une amie dont l'imagination culinaire m'impressionne énormément de partager quelques unes de ses recettes. Cet article sur l'optimisation des restes, des aliments bientôt périmés et des fonds de placard est donc le premier d'une série. Vous pourrez retrouver tous ces articles en cliquant sur la catégorie Deuxième Service. Si vous avez une recette originale, facile à réaliser... et délicieuse qui permet d'utiliser des restes, et que vous avez envie de participer à cette série, n'hésitez pas à m'envoyer un mail avec votre texte !

La première recette que j'ai envie de partager avec vous est celle du gâteau au yoghourt (oui, chers amis français, en Suisse, comme en Belgique et au Canada, on dit yoghourt et non yaourt, mais il s'agit bien de la même chose). Parce que cette recette est simplissime à réaliser, composée de très peu d'ingrédients qu'on a toujours plus ou moins dans nos placards et qu'elle permet des modifications à l'infini tout en continuant à ressembler à un "gâteau", contrairement à toutes les recettes de pâtisserie qui demandent la précision d'un horloger pour être réalisées.