mardi 30 décembre 2014

La famille Bélier


Paula est la fille entendante d'un couple de sourds. Oui, sourds, pas malentendants, mot que l'on entend pas une seule fois dans le film, sourds. Handicapés, sourds-muets, c'est comme ça qu'ils sont appelés. Cette famille vit en campagne, ils sont agriculteurs et vendent leurs fromages sur les marchés, avec l'aide de leur fille aînée donc, qui les aide en appelant banquier et fournisseurs, parce que oui, en 2014, un couple d'agriculteurs sourds n'a pas pensé une seconde à organiser leur vie pour que leur fille ne prenne pas tout sur le dos en utilisant un truc incroyable appelé un email.

A ceci vous ajoutez un prof de musique fan de Sardou (si, si, parce qu'en campagne française voyez, pour motiver des adolescents, rien de mieux que Sardou) qui découvre que Paula a une jolie voix de soprano. Ce qu'elle cache à ses parents (sinon il n'y aurait pas de scénario). Ah oui, et puis il y a le père qui décide de se présenter aux élections (parce que sinon il n'y a pas de scénario, bis). Ah, pis le Parisien qui vient d'arriver dans le lycée de Paula (parce que sinon il n'y aurait pas de scénario, ter).

Ce film m'a fait l'impression d'un montage de pièces indispensables à un succès au box office français : un handicap (depuis les Intouchables), la campagne française avé l'accent (depuis Les Cht'is), un amour adolescent (depuis qu'ils ont de l'argent pour payer le ciné) et de la chanson (depuis les téléréalité-crochet). On colle tout ça ensemble avec une intrigue construite pour tirer des larmes, on ajoute des tentatives (ratées) d'humour ici et là (une allergie au latex, un bras dans le cul d'une vache, ...), des moments de paysages bien français et hop, on tient le succès des vacances d'hiver.

Sauf que ce film est une bouse. La direction d'acteur est tellement mauvaise qu'on dirait qu'ils n'ont gardé que les mauvaises prises et François Damiens et Karine Viard réussissent même à jouer faux (bon, il faut dire qu'on les oblige à singer un couple de "sourds muets", dommage, il y a d'excellents acteurs français qui maîtrisent parfaitement la langue des signes, qui est une langue à apprendre, par juste à singer). Le scénario est totalement cliché, la campagne fait office de décor et les agriculteurs montrés comme des abrutis et la musique est juste là pour tirer des larmes.

J'imagine que les malentendants doivent être furieux, non seulement le film se moque d'eux (alors qu'il essaie de faire l'inverse, mais c'est raté), mais en plus le film ne leur est pas accessible vu que seuls les dialogues signés sont sous-titrés, c'est ballot. Je suis ressortie de la salle même pas déçue, mais furieuse. Je ne me fendrai pas d'un texte façon "les 5 raisons pour ne pas aller voir ce film", d'autres l'ont déjà fait et on a dit qu'en 2015 on arrêtait les "10 titres les plus utiles pour faire du trafic et écrire de la merde".

Si vous avez envie de voir un film sur le monde des sourds, choisissez plutôt l'extraordinaire "Le Pays des Sourds" de Nicolas Philibert, dont voici un extrait.


vendredi 26 décembre 2014

Feel Good Movies


"C'est le morceau de sucre qui aide la médeciiiiiiine à couler, la médeciiiiine à couler, la médecine à couler." Qui parmi vous n'a pas encore cette chanson en tête ? Mary Poppins, comme Sissi l'impératrice, Le Miracle de la 34e rue ou encore toute la collection des vieux Walt Disney (Merlin l'enchanteur, Rox et Rouky, les Aristochats, Robin des Bois, Le Livre de la Jungle, La Belle et le Clochard, ...) étaient les films traditionnellement programmé le matin entre noël et nouvel an quand tous les trentenaires dont je fais partie regardaient la télé enfant. Le matin c'était idéal, les parents cuvaient des longs repas des fêtes, ils avaient la grasse matinée pour eux et pour nous ces magiques histoires dont on ne décollait pas.

C'est cette période de fêtes de fin d'année qui nous a probablement tous donné goût aux feel good movies, ces films gourmandises, ces films qui réconfortent, ces films intemporels qui n'ont aucun besoin d'être réalistes, cohérents, philosphiques ou brillamment mis en scène pour nous plonger dans deux heures d'état béat-marshmallow. Exactement ce dont on a besoin dans ces jours gris de fin d'année, non ?

Je vous ai préparé une petite liste, non exhaustive évidemment, n'hésitez pas à ajouter vos films dans les commentaires. Merci à tous ceux qui m'ont listé les leurs sur facebook !

Tout d'abord, tentons une définition. Un feel good movie "de noël" ne doit pas être trop violent, ni sexuel, sa fin ne doit pas être trop triste, il doit être léger, facile, drôle. Si sa musique vous reste en tête pendant plusieurs jours pour pourrir vos followers twitter vous permettre de garder cette humeur béate-marshmallow c'est un plus indéniable. S'il vous raconte une histoire avec un narrateur aussi. Et enfin, surtout, c'est un film que vous avez envie de montrer aux enfants autour de vous, en leur racontant combien vous adoriez ça quand vous étiez plus petit (attention, certaines réactions du type "c'est nul" face aux joyaux cinématographiques de votre enfance peuvent douloureusement vous rappeler que vous êtes un vieux ringard totalement dépassé, il vous faudra alors revoir un feel good movie seul sous une couverture avec un pot de crème glacé ou un chocolat chaud avec crème chantilly pour faire passer ce douloureux constat).



Les films musicaux


Mon must à moi c'est Mary Poppins, je connais toutes les chansons en français ET en anglais par coeur. Si vous avez peur de ne plus aimer, vous avez grandement tort, regardez-le en VO, vous allez voir c'est toujours aussi magique qu'en 1964 (même si je n'étais pas née). Si vous voulez encore plus de Julie Andrews, il y a La Mélodie du Bonheur (déconseillé aux diabétiques) ou le merveilleux Victor/Victoria, un de mes films favoris, mais on sort un peu de l'exercice.
Sinon, tournez-vous vers le sublime Gene Kelly avec Singin in the Rain, parce qu'il n'a pas pris une ride (ni le film, ni Gene Kelly), mais vous pourriez aussi voir An American in Paris avec le même plaisir (en VO s'il-vous plaît !).
Et si les vieux films vous ennuient, il y a le top du top des années 80 pour la midinette au fond de vous, avec les mythiques GreaseDirty Dancing, Flashdance et Fame. Si vous ne les avez pas revu depuis votre adolescence, préparez-vous au choc de la VO : c'est beaucoup moins tarte qu'il n'y paraît, voire même plutôt excellent. Le montage et la lumière de Flashdance sont somptueux et Fame a un rythme incroyable. (Pour préparer cette liste, j'ai revu également Saturday Night Fever, j'avais oublié à quel point il est trash, glauque et déprimant, à éliminer des feel good movies à tout prix.)
Dans les films musicaux, il y a aussi les déjantés La Petite Boutique des Horreurs, Cry Baby et, évidemment, The Rocky Horror Picture Show qui me mettent toujours dans un état de béatitude presque génant.



La Fantasy


S'il y a bien un moment où ce genre de film avec des créatures magiques et des morales à la guimauve où les méchantes sorcières perdent à la fin passent bien, c'est pendant les fêtes. Mon trio de tête est composé du mythique The Princess Bride, de L'histoire sans fin (dont malheureusement les effets spéciaux ont trèèèèès mal vieillis), et de Willow, que je pourrais voir, et revoir, et revoir encore sans me lasser.
Et maintenant l'anecdote façon "à la troisième minute de cette vidéo vous allez retrouver foi en l'humanité" (ce sera interdit en 2015, comme "les 10 plus belles photos de chats-trop-mignons-qui-dorment-sur-des-chiens-avec-des-hamsters-qui-utilisent-des-objets" d'ailleurs, IN-TER-DIT) : vous voyez Inigo Montoya (you killed my father, prepare to die) et Saul Berenson de Homeland, et bien c'est le même acteur. Oui. Bam.
Je profite de votre choc pour dire que oui, c'est aussi le bon moment pour revoir les 6 Star Wars dans l'ordre chronologique de l'histoire, les 4 Alien et pourquoi pas le Seigneur des Anneaux d'ailleurs.




Les films pour ados dans leur trentaine


Le mythique Ghost Busters (who you gonna call?), la quintescence de l'awsomeness de Bill Murray, bonheur total (mais pas le deux, trop mal vieilli). Pareil jouissance pour la série de Back to the Future, toujours aussi crétin, toujours aussi drôle. Le fameux The Goonies pour retomber en pré-adolescence (seulement si vous l'avez vu à l'époque, sinon vous allez détester), Stand By Me (viens, on traverse une voie de train abandonnée) et le plus récent mais tout à fait dans la même veine The Kings of Summer (viens, on construit une cabane dans les bois). Enfin, l'indispensable Gremlins à commencer à regarder juste avant minuit (Gremlins 2 est beaucoup moins bon, mais tout de même hilarant pour qui était ado durant les années 80).




Dark et doux


Pour certains la guimauve c'est rose et sucré, pour d'autre c'est écoeurant et le feel good passe plutôt par une mélancholie tirant sur le glauque. Si c'est votre humeur entre les fêtes, voyez et revoyez Delicatessen, La Cité des Enfants Perdusl'Etrange Noël de Mr JackEdward Scissorhands et, évidemment, La Famille Addams.




Les inclassables


Ces films auxquels on garde une place spéciale dans notre filmographie, dont on ne compte plus combien de fois on les a vu, qui fonctionnent à tous les coups. Pour ceux-ci, le choix est plus personnel, moins explicable. Pour moi, beaucoup de "films de femmes", pas forcément réalisé ou écrit par des femmes, mais qui racontent des histoires avec beaucoup de personnages féminins ou du point de vue féminin comme Le festin de Babette, Beignets de tomates vertes, Bagdad Café, Sur la route de Madison, malgré leurs fins qui ne sont pas toujours des plus joyeuses, ces films me font un bien fou, même au Xe visionnement.

Pour l'humour crétin et les histoires de familles boulversées mais drôles, La Vie est un long fleuve tranquille, toujours aussi grinçant et les Sorcières d'Eastwick où Nicholson est délicieux en démon lubrique, face à Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer.

Et puis il y a quelques classiques français, qui me font un effet réconfort plus boeuf bourguignon que guimauve aérée, ça fonctionne aussi : La Chèvre (et de manière générale tous les films avec Pierre Richard), L'homme de Rio, Les morfalous ou L'Itinéraire d'un enfant gâté (pour une dose de Belmondo), L'Aile ou la Cuisse (plus pour Coluche que pour De Funès) et le Père Noël est une ordure, parce que c'est de saison.

Il y a aussi quelques feel good réalisateurs, les univers de Michel Gondry, Wes Anderson et Hayao Miyazaki me provoquent toujours une légère mélancholie tout à fait adaptée à un ciel neigeux.



Pfiou, on aura jamais assez de 10 jours de vacances pour tout ça !



Pour ceux qui ont vomi par trop de bons sentiments en lisant ce qui précède, je vous recommande Dead Snow, un film nordique avec des zombies nazis, dans la neige (c'est noël), que dire de plus, ah oui, il y a une tronçonneuse et un huis-clos avec des toilettes dans une cabane au fond de la cour, tout pour plaire.

Pour ceux qui sont déçus de ne pas voir un seul film qui parle vraiment de Noël ici, voici un petit extrait de Love Actually.


mardi 23 décembre 2014

Star Wars au point de croix


Je dois vous avouer un truc : j'ai à nouveau eu un problème de stockage de photos. Grâce à un être merveilleux et patient, j'ai pu en récupérer une bonne partie, mais ça me fait 16'000 photos à trier/classer, ce qui va me prendre un tout petit peu de temps, ahem. Du coup, mon article prévu sur quoi faire de vos ouvrages au point de croix, où trouver le matos, et tout ça, et bien il va me prendre un peu plus de temps que prévu. Ainsi que plein d'autres articles qui étaient prévus et documentés d'ailleurs. Ce qui ne m'empêche pas de continuer à faire des trucs de mes dix doigts. Dont ces "décorations de noël" (qui n'ont de noël que le ruban qui permet d'être accroché à un sapin) sur le thème Star Wars que je fabrique patiemment depuis le mois de septembre pour mes neveux et ma nièce.

Au lieu d'en faire des objets à accrocher, vous pouvez aussi les transformer en broches, en cartes de voeux, en patch pour des vêtements troués, en déco de vêtement, etc. Dans cet article, un mode d'emploi pour objets sur canevas en plastique, que vous pouvez également utiliser avec d'autres petits motifs.

Avant de vous lancer, n'hésitez pas à lire mon billet introductif au point de croix qui vous donnera tous les détails nécessaires pour bien commencer si vous n'avez jamais broder, je vous promets que c'est très facile, il faut juste un peu de patience.

Si la broderie vous fait peur mais que vous feriez bien un bricolage de noël sur la thémathique Star Wars, je vous propose les flocons de noël Star Wars en papier, succès garantis pour les après-midi en famille !

mercredi 10 décembre 2014

6 milliards de tweets et moi et moi et moi

Il y a quelques mois, je vous parlais de l'outil Mapbox qui permet de créer des cartes où l'on peut modifier tout ce que l'on veut et même jouer avec des big datas*. J'ai créé ainsi une carte de mes adresses et balades favorites à Lausanne, une carte des balades gourmandes de Pierre Corajoud organisées par Lausanne à Table et même une carte gag pour le #taloz. C'est un outil très facile à utiliser dès qu'on a compris les commandes de bases et qui permet de faire de jolies choses très pratiques.

Si je vous en reparle aujourd'hui, c'est qu'un grand malade data artist, Eric Fischer, a créé une carte en collectant les géolocalisations de plus de 6 milliards de tweets ces trois dernières années. 6'341'973'478 tweets pour être précise (enfin, les 9% de tweets géolocalisés parmi eux, évidemment). Voici la carte qui en résulte :



Au-delà du grand intérêt de son explication détaillée de l'outil et de son processus de création de cette carte, la carte elle-même est fascinante. Petite plongée.


Le monde : image flagrante de la fracture numérique. Alors que des villes de quelques centaines de milliers d'habitants s'illuminent en Europe, la Chine et ses nombreuses villes à plusieurs millions d'habitants reste sombre, l'Afrique émergent dans quelques centres urbains, le Brésil est en feu, etc.


L'Europe. La grande activité en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas parait logique, mais je vois avec plaisir la Turquie très présente ! Erdogan a réussi, en tentant d'interdir, à inciter tout un peuple à twitter, bravo à lui...


La Suisse : on dirait qu'elle n'existe que par ses grands centres urbains, mais attention à cette lecture, ce sont aussi des lieux de concentration de population, donc il y a forcément plus de tweets dans une ville de plusieurs centaines de milliers d'habitants que dans un village.


Lausanne, forte concentration au centre, en particulier sur les quais de la gare. En zoomant sur l'UNIL et l'EPFL on remarque une activité similaire de part et d'autre. 
Et surtout beaucoup de tweet depuis des points de vue sur le lac : Ouchy, Montbenon, Hermitage, Esplanade de la Cathédrale... on géolocalise aussi pour montrer ce qu'on trouve beau !


Et enfin... mon immeuble. Je ne géolocalise pas mes tweets, mais mon mari le fait. On trouve ainsi notre appartement. Ce qui me donne l'impression d'être une cible, c'est assez flippant. 


D'autres que moi vont probablement en tirer des conclusions brillantes que je serai bien incapable de construire, je suis néanmoins fascinée par cette carte que je tenais à partager, et par cette outil, Mapbox, dont je vous recommmande l'utilisation, ainsi que la lecture de leur blog qui montre des possibilités originales possibles avec leur outil. Comme une carte façon super mario, ou une réflexion (et action) sur comment mettre sur la carte les zones défavorisées au niveau de la cartographie, ou encore comment ils ont réfléchi et amélioré leur outil pour les amateurs de cartes de terrain (Mapbox Outdoors).



* Tu les trouves grosses mes datas ? #pointDiane #privatejoke

jeudi 4 décembre 2014

Fed Up


Fed Up est un documentaire sorti cette année réalisé par Stephanie Soechtig, une documentariste qui se spécialise sur les sujets concernant l'alimentation et plus particulièrement l'industrie agro-alimentaire, aux Etats-Unis.

J'insiste sur le "aux Etats-Unis" car le film est entièrement pensé comme si les Etats-Unis et le monde étaient la même chose, comme dans les films d'actions ou d'horreur habituels aux Etats-Unis, gardons donc ça en tête pour apprécier le propos de ce pamphlet à charge.

Dès les années 70, l'obésité a été vue comme une épidémie, depuis le milieu de cette décénie-là, une conclusion toute simple en a été tirée : il faut équilibrer les calories absorbées avec les calories dépensées. De cette simple équation 1 calorie "in" = 1 calorie "out" = pas de prise de poids, sans aucune réflexion sur la qualité des calories, vient un énorme malentendu sur lequel s'est précipitée l'industrie agro-alimentaire pour promouvoir et créer des centaines de miliers de produits industriels soi-disant "équilibrés" et "sans gras". Seule problème : si vous enlevez le gras d'un produit, il a un goût de carton, vous devez donc rajouter quelque chose pour le rendre satisfaisant au palais... du sucre.

Or le sucre blanc, et toutes les autres sortes de sucre (aux Etats-Unis un des grand problème est le "corn sirup" que l'on trouve moins fréquemment en Europe), sont devenus une part non négligeable de TOUS les produits vendus. Pour l'auteure du documentaire, et de très nombreux scientifiques, il convient aujourd'hui, de traiter le sucre et l'industrie qui le promeut, comme l'ont été les vendeurs de tabac : il s'agit de diaboliser le sucre afin de faire prendre conscience au peuple américain à quel point il s'empoisonne au quotidien.

De nombreuses informations sont passionnantes dans ce documentaire, en particulier l'histoire du lobbyisme politique de l'agro-alimentaire face à toutes les tentatives de mettre des bâtons dans les roues à l'obésité galopante : de la liberté d'expression scandée à tout va quand il s'agissait d'interdire la publicité pour les produits sucrés pour les enfants, à l'accusation d'être un "nanny government" quand il s'agit de réguler ce qui est vendu dans les cantines scolaires (dont 80% ont des contrats avec Pepsi ou Coca et des chaînes de fast food), en passant par la pizza, les frites et les jus de fruits considérés comme des légumes acceptables dans les 5 portions quotidiennes recommandées.

Mais j'avoue avoir détesté la forme de ce film. D'abord la partie larmoyante des quatre adolescents obèses choisis en exemple pour mieux faire pleurer dans les chaumières, je n'ai pas besoin qu'on me manipule émotionnellement pour me faire comprendre à quel point la situation (aux Etats-Unis) est dramatique, je préfère quand on fait appel à mon cerveau (mais le film ne m'est pas adressé, il est adressé au public américain). Ensuite le fait que l'on n'offre qu'une seule opportunité de se sortir de cette crise : démoniser l'industrie agro-alimentaire (ce qui ne marchera JAMAIS dans un pays où le paysan en salopettes sur son tracteur John Dear dans son champ de maïs est un monument au patriotisme et subventionné comme tel). Aucune proposition d'éducation, ce qui devrait être une option indispensable. Et quand Jamie Oliver et sa brillante Food Revolution est évoquée, c'est du bout des doigts l'air de dire "cet anglais est bien mignon, mais il ne changera pas grand chose".

Un pamphlet à charge donc, néanmoins très intéressant au niveau des informations qu'il donne face aux dangers des "added sugar" cette plaie qui gangraine la santé américaine (et celle de toutes les sociétés ou couches de sociétés dans le monde qui mangent plus de "processed food" que de nourriture cuisinée). J'espère qu'il sera vu, à large échelle, par le public qu'il vise !

Une info pour finir, vous connaissez Kevin Smith ? Vous voyez à quoi il ressemble ? Et bien depuis cet été il a décidé de bannir les sucres ajoutés et communique à ce sujet sur différents canaux en incitant d'autres personnes à faire de même, pendant 10 jours. C'est le #FedUpChallenge proposé par le film, une excellente idée pour se rendre compte de la partie de sucres cachés se trouve dans notre alimentation !

(Le film est disponible en vod et dvd... et téléchargeable facilement.) 


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PS : J'hésite à transformer ma page films culinaires en les classant plutôt par genre que par ordre alphabétique : documentaires, comédies, films d'auteurs, etc. Qu'en pensez-vous ?

mardi 2 décembre 2014

Spaghetti à l'ail pour séduire Scarlett Johansson


Je vous ai parlé du film #Chef et de combien sa valorisation de la nourriture simple mais faite avec amour (et de très bons ingrédients) m'a touchée. Il y a deux scènes en particulier qui sont devenues des obsessions dans ma cuisine dès la sortie du film, les deux scènes où le protagoniste cuisine chez lui, ce sont aussi les deux seules fois où les recettes sont un tout petit peu détaillées (quoi que ce soit à peine le cas, on voit très rapidement les étapes et c'est tout) : la scène du grilled cheese cuisiné pour son fils et la scène des spaghetti ail citron qu'il cuisine pour Scarlett Johansson. 

Deux plats que j'ai reproduit plusieurs fois depuis que j'ai vu le film et que je voulais partager avec vous en détails, on ne sait jamais, si Scarlett débarquait chez vous à l'improviste, il vous faudra dorénavant TOUJOURS avoir dans vos placards :



  • De l'ail, mais attention hein, pas de l'ail sec et à moitié moisi façon fond de bac chez Migroop, de l'ail rose, frais, dodu, s'il vient de Lautrec, Scarlett vous épousera certainement.
  • Un citron jaune, un beau citron, dodu, juteux, bio (parce qu'on va aussi utiliser le zeste).
  • Un bouquet de persil plat, frais, bio.
  • Du parmesan, pas râpé d'avance, pitié, à râper au dernier moment, sur les pâtes chaudes.
  • Une bonne huile d'olive qui supporte la chaleur.
  • Des spaghetti ou des linguine ou des bavette. Mais pas du premier prix moche, des vraies pâtes italiennes où les minutes indiquées sur le paquet ne proposent qu'une cuisson : al dente. Mes préférées sont les marques Voiello et De Cecco, on les trouve dans les grandes Coop, ou chez Mauro.
  • Du gros sel, du poivre fraîchement moulu et du piment séché.

Et c'est tout, avouez que c'est jouable comme fonds de placards !

Pour les étapes de la recette, commencez par verser un vin blanc fruité mais sec à votre invitée, qui accompagnera très bien également le plat que vous vous apprêtez à cuisiner sous ses yeux impressionnés (n'hésitez pas à vous entraîner auparavant, et à vous servir du vin aussi, on cuisine toujours mieux avec un verre de vin).

lundi 1 décembre 2014

La dernière mise à jour Instagram


Le 10 novembre, Instagram a fait une mise à jour intéressante, je tenais à vous parler des changements et des nouvelles possibilités qui, normalement, sont également enfin arrivées sur Android également ces derniers jours.


Le design a été épuré sur certaines icônes, par exemple la rose des vents qui signifiait "recherche" est dorénavant une loupe comme partout, ce qui simplifiera probablement la vie des nouveaux arrivés. La fonction recherche a également changé de look. On commence par vous proposer des photos de toutes sortes (ce qui à mon avis ne sert à rien du tout, mais apparemment est très utilisé par les fans d'instagram qui passent leur temps à regarder ce qui vient d'être publié, d'autant que cette fonction est dorénavant liée à vos activité et donc sensé vous proposer des photos qui vous intéresse, vous remarquez que ça me propose de la mode, du sport et un bébé... cette fonction n'est donc pas tout à fait au point pour un profil tel que le mien, mais pour des amateurs de #selfie ça doit marcher je suppose...). Sur la droite, en cliquant sur PERSONNES, vous pourrez rechercher des profils qui vous intéressent (et ça vous en propose également, soi-disant selon vos affinités, chez moi c'est aussi mauvais que les propositions de twitter, ceux qui savent savent). Mais le plus intéressant c'est dans la vraie fonction recherche.