mercredi 28 mai 2014

Bilan : bel effort


Bilan est un magazine bi-mensuel suisse romand de très bonne facture qui parle des actualités économiques, entrepreneuriales, technologiques, de Suisse, d'Europe et du monde. Ils sont également présents et très actifs sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, linkedin, pinterest) (si, si, pinterest, même qu'ils sont plutôt très doués à cet exercice !).

Dans leur numéro de juin 2014, leur grand dossier, leur éditorial et leur couverture, sont dédiés aux femmes entrepreneures, en particulier dans le monde de la technologie, l'article s'intitule "Technologie/Entrepreneurship : les femmes prennent le pouvoir" (je mettrai le lien dès qu'il sera en ligne, en attendant, voici l'Edito de Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef). Le dossier est développé sur 13 pages (on peut compter 15, avec la couverture et l'édito, sur un total de 68 pour le magazine complet), c'est donc un long dossier, avec des interviews, des portraits, des statistiques. Un article intéressant, fourni, qui fait plaisir à lire. Bravo Bilan, on en veut encore des sujets du genre.

Mais, cher Bilan, vu que vous vous êtes penchés sur le sujet, je me suis penchée sur votre cas. Dans le même magazine, si l'on fait abstraction du sujet phare, et des photos de vos journalistes, j'ai compté le nombre de photos comportant un personnage masculin ou féminin, que ce soit dans vos articles ou dans vos publicités. Il y a 53 sujets masculins et 19 sujets féminins (j'ajoute que la plupart des sujets masculins sont, évidemment, des chefs d'entreprise et que sur les 17 sujets féminins, 2 sont des ouvrières de chaîne).
A titre de comparaison, dans votre édition précédente, il y a 52 photos comportant un sujet masculin et 14 photos comportant un sujet féminin.

Vous me rétorquerez probablement que c'est bien pour ça que votre dossier principal couvre ce sujet, qu'on est dans un système où les hommes sont largement majoritaires, et que donc, vous ne faites que représenter la réalité. Certes. Mais vous avez également une responsabilité, celle de présenter des modèles pour celles et ceux qui voudraient, un jour, devenir les entrepreneurEs dont vous parlez dans vos pages.

Allons un peu plus loin, parmi votre pool d'experts, je salue la diversité d'âges, de sujets traités et de tons. Je lis d'ailleurs ces rubriques très régulièrement. Mais sur 61 experts, vous comptabilisez 51 hommes et 10 femmes, je ne vous ferai pas l'affront de jouer aux statistiques, vous comptez certainement mieux que moi. (Et je ne parle pas de diversité ethnique, ce n'est pas le sujet du jour, mais bon, ahem.)

Votre magazine reste un magazine très masculin et mériterait d'être enrichi de nouvelles présences féminines, tant au niveau de vos experts, que dans les personnalités que vous mettez en avant dans vos pages. J'ai néanmoins remarqué que ces dernières années votre magazine s'était amélioré à ce sujet, mais il vous reste encore du chemin.

Si je vous écris tout ça c'est parce que je vous aime bien, Bilan, vous faites du bon boulot sur les réseaux sociaux et c'est suffisamment rare dans les médias en Suisse Romande pour être souligné. Votre ouverture d'esprit sur les sujets autour de l'économie pure m'est tout à fait sympathique, même si nous ne sommes pas souvent du même avis, je parcours toujours votre contenu avec intérêt. Je salue et je vous remercie pour ce grand dossier sur entrepreneuriat au féminin. Et je me réjouis que vous alliez encore plus loin.


*****

Pour ceux qui auraient envie d'encore un peu de féminisme, deux articles lus aujourd'hui qui m'ont particulièrement touchée :

Et pour la Suisse Romande, un décompte du même genre que j'avais fait concernant les dernières élections aux Conseil National et des Etats. Vivement 2015 que je puisse comparer les scores des partis, Pirates, je compte sur vous pour faire mieux !

mardi 27 mai 2014

Zombies réinsérés, cannibale, pirates, acteurs ratés, amis imaginaires,vikings ou ados Australiens ?


Si vous avez identifiées toutes les séries dont je parle dans mon titre : bravo, vous êtes aussi accros que moi. Si ce n'est pas le cas, je vais tenter de vous guider dans la jungle impitoyable des diffusions de ces derniers mois. Nous en étions restés à la rentrée de l'automne 2013, ça fait loin, ça va être un peu long, mais il y a du très très bon. Du coup on va classer par thème : ce qu'il fallait absolument voir ces derniers mois, les drôles, les dramatiques, les humaines... et le reste.

Si les 26 séries dont je vous parle ci-dessous ne vous suffisent pas, vous pouvez aussi consulter ma page sur les séries que je vous recommande. Dernière info pratique avant de plonger dans le grand bain, voici mon profil sur betaserie, vous pouvez y suivre au fur et à mesure ce que j'ai vu et comment j'ai noté les épisodes. Toutes les séries ci-dessous ont un lien direct vers betaserie, vous pouvez donc ajouter la série dans votre agenda en deux clics, on va faire comme ça dorénavant d'accord ?

Hop, plongeoir -> yeux de McConaughey.


MUST-SEE



True Detective (saison 1)

Je n'ai pas écrit sur cette série car tout le monde a écrit sur cette série, c'était partout, c'était mérité, c'était phénoménal, parmi ce que la télé a produit de meilleur de toute son histoire. A voir et à revoir pour saisir la beauté de la réalisation, du montage, des arcs narratifs. La différence entre la télévision et le cinéma n'est plus une question de qualité artistique, True Detective (comme Top of the Lake, Utopia ou Hannibal ci-dessous) en sont autant de témoignages. Les pronostics vont bon train sur le casting de la saison 2 qui se passera "dans une Californie que l'on ne voit jamais", je me réjouis.


    Fargo (saison 1) 

    Adapter un long-métrage en série, ça promettait d'être casse-gueule. Au final ce n'est pas l'adaptation du long-métrage des frères Coen, et tant mieux, c'est un hommage à son ambiance, et c'est très réussi. En grande partie grâce au casting fabuleux : Martin Freeman (en loser, lâche, mesquin, mais finalement attachant), Adam Goldberg (en homme de main cruel et tordu), Billy Bob Thornton (sublime psychopathe, performance à la hauteur de Javier Bardem dans No Country for Old Men, avec également une coupe de cheveux à ne pas reproduire chez vous) et Molly Solverson, l'inconnue du lot, qui est géniale en flic plus intelligente et capable que ce que son débile de chef ne veut bien croire. Vous mélangez tout ça, vous ajoutez beaucoup de neige, des diners pourris, des maisons sombres et pleines de lambris et vous avez 10 épisodes palpitants, dont le niveau de glauque atteint facilement l'échelle de Twin Peaks, et qui donnent envie d'en revoir 10 de plus. Le sourire final est un des plus délicieux et inattendu de la saison. Ne ratez pas cette gourmandise. La saison 2 se passera dans la même ambiance, mais avec d'autres personnages et un autre casting, comme pour True Detective, on se réjouit.




    Hannibal (saison 2)

    La première saison m'avait intriguée plus que fascinée, c'était déjà très beau, et les personnages étaient tous là, épaississant à chaque épisode. Permettant à cette saison 2 à couper le souffle de prendre son envol. Depuis Utopia, c'est ce que j'ai vu de plus beau, esthétiquement parlant. C'est glauque à souhait, mais ça, on s'y attendait rien qu'avec le titre. Les scènes culinaires sont extraordinaires, les mises en scènes des meurtres également, on finit par tout trouver beau. Et l'extrême beauté de la violence, liée à la lenteur du rythme remue forcément. D'autant que la réalisation n'hésite pas à multiplier les gros plans, parfois inattendus, et les ralentis glaçant pour mieux apprécier l'esthétique du sang. Cœurs sensibles s'abstenir ! J'ai pris un énorme plaisir à voir le déroulement de cette saison, même si, dès le premier épisode, la scène finale est dévoilée, et donc attendue et mise patiemment en place pendant toute la saison. Un bémol toutefois, l'extrême esthétisation se regarde parfois le nombril et il y a des séquences, à chaque épisode, ou la multiplication des plans, très très beaux mais inutiles, m'a sortie du rythme de la série, pour n'y voir plus que la construction graphique des plans. Contrairement à Utopia où l'esthétisme total nous ramène dans le cœur de l'enjeu dramatique, ici j'ai fini par voir la beauté du sang en perdant tout frisson. Mais c'est tellement beau que je reverrais ces deux saisons avec plaisir pour en saisit totalement les arcs narratifs. Vivement la saison 3, qui promet d'être très différente, j'ai encore faim.

    lundi 26 mai 2014

    Votre Restaurant Day



    En 2013 a eu lieu le premier Restaurant Day Lausannois, je ne connaissais pas le concept, il est simple : dans les villes qui acceptent de jouer le jeu, n'importe qui peut ouvrir un "restaurant", ce jour-là, n'importe où. Lausanne joue le jeu et vous assiste donc dans l'élaboration de votre restaurant.

    Vous avez une idée thématique géniale ? Des petits plats que vous rêvez de partager et de faire découvrir aux Lausannois ? Vous n'êtes pas un professionnel mais vous adorez cuisiner ? Vous aimeriez transformer votre jardin/votre salon/votre piscine/une place/un parc/une plage en restaurant d'un jour ? C'est le moment où jamais de vous lancer.

    Envoyez un mail à atable@lausanne.ch en nous expliquant le lieu que vous avez choisi, les mets que vous allez préparer et une liste de prix. Lausanne à Table vous aidera à rendre votre rêve possible. Vous avez encore un mois pour vous inscrire, après le 25 juin, ce sera trop tard. 

    Attention toutefois : Lausanne à Table fournit les autorisations, les branchements nécessaires à la voirie et une visibilité pour votre restaurant sur ses différents canaux, mais vous vous occupez de tout le reste...


    En 2013, j'avais visité quelques uns des restaurants inventés pour l'occasion, et je m'étais régalée. Du coup, je m'étais prise à rêver d'un restaurant que j'inventerai, qui sait, peut-être un jour. Cette année je serai dégustatrice et food reporter, et je me réjouis déjà de goûter vos spécialités et vos recettes secrètes !
    Le programme complet du Restaurant Day sera disponible le 1er août !




    vendredi 23 mai 2014

    Canva



    Un petit billet, sur un outil que je découvre à l'instant : Canva. C'est un outil qui permet de faire des designs rapidement, avec des modèles établis du plus sobre au plus kitch, qui permet de modifier tous les paramètres, et, évidemment, de travailler avec vos propres images. Pourquoi cet outil-là plutôt qu'un des milliers d'autre sur le marché ? Parce qu'il est très simple d'utilisation, gratuit et déjà formaté pour vos besoins de base en réseaux sociaux. Les formats pour les covers facebook, les headers twitter et les pins optimaux permettent de créer une image aux bonnes dimensions en quelques minutes.

    Toutes les images de cet articles ont donc été crées avec Caneva, ici une image type "cover facebook".

    mercredi 21 mai 2014

    L'Antica Trattoria


    Les restaurants italiens sont légions, mais entre les pâles pizzerias où la pâte concurrence la semelle de chaussure que les 2 millimètres de garniture ne permettent pas de camoufler suffisamment, et la gastronomie italienne, il y a un monde. Pourtant en Suisse nous avons de la chance, notre proximité avec notre voisine du Sud nous permet une variété de produits et de savoir-faire correcte, même dans les mini-épiceries de quartier (les rayons des pâtes en France me donnent envie de m'ouvrir les poignets avec des cornettes). Bref, tout ça pour dire que l'Italie dans l'assiette, je l'aime tellement que je suis difficile, très difficile (qui a dit pénible ?). Pour la pizza, je n'ai qu'une adresse à Lausanne : Fratel E Napule. N'essayez même pas de me faire croire qu'il y a meilleur ailleurs : non.

    Mais pour la pasta et le reste de la cuisine italienne, il y a plusieurs excellentes adresses, mes habituelles sont Gnutti la secrète, le Ristorante Saint Paul (où les serveurs sont aussi séduisants mais gras que leur magnifique huile d'olive), le Milan pour ses viandes, ses légumes, son ambiance et ses risottos (mais pas pour ses pâtes), et, depuis quelques jours, l'Antica Trattoria.


    Il y a des restaurants comme ça, où tu n'entres jamais, tu ne sais pas trop pourquoi, la devanture ne t'attire pas. Il a fallu que Nicolas Noz (dont la chocolaterie -ma préférée de la ville, entre nous soit dit- est quelques mètres au-dessus dans cette si fameuse Rue De La Gourmandise Marterey) me conseille d'y aller pour que je découvre cet endroit. Dès la porte passée, j'ai été séduite, du bois partout, une ambiance chaleureuse et confortable, un coin épicerie, une cuisine ouverte, une lumière bien dosée, un niveau sonore maîtrisé et des serviettes en tissu (les barbus parmi mes amis savent pourquoi c'est important). J'ai tellement aimé ma première visite, que j'y suis retourné deux jours plus tard, et une troisième fois hier midi.

    mardi 20 mai 2014

    Particules Fines


    Tout Lausannois connaît Particules en Suspension, ce magasin à la déco décalée, qui permet de sauver n'importe quelle situation du genre "je sais pas quoi lui offrir". Depuis que la boutique a quadruplé de volume en déménageant à la Rue Etraz, je me demandais ce qu'ils allaient faire de leur local de la Rue Marterey, j'ai la réponse à ma question. Depuis samedi 17 mai, une nouvelle boutique gourmande existe à Lausanne : Particules Fines.


    "Particules Fines" comme épicerie fine, n'est pas un lieu où on peut vernir "faire ses courses", c'est un lieu où on va aller pour se faire plaisir ou faire des cadeaux. On y trouve toute sorte de choses à manger ou pour cuisiner, du thé, du café, des alcools, des condiments, des pâtes, des sauces, des épices, de quoi décorer vos plats sucrés ou salés, mais surtout, comme pour sa grande sœur, des packagings magnifiques.

    lundi 19 mai 2014

    La meilleure façon de faire lire un livre, c'est d'en parler.

    La meilleure façon de faire lire un livre, c'est d'en parler. Ces quelques mots résument l'esprit de La Pause de Décapage que je découvre à l'instant, mais qui existe depuis 2005. Décapage est une revue littéraire dont j'avais beaucoup apprécié quelques exemplaires quand je lisais du papier des magazines. J'ignorais que La Pause se déclinait également en format web.

    L'idée est simple et percutante, une case graphique répétée, un dialogue autour d'un bouquin, entre une personne qui l'a lu et qui essaie de donner envie de le lire à l'autre. Et ça marche, en tout cas sur moi. Pas de grand discours critique, pas de quatrième de couv' qui dévoilerait l'intrigue, même pas d'image de la couverture. Juste le titre, l'auteur, la maison d'édition, le prix... et le dialogue bd.

    Exemple avec Souviens-moi d'Yves Pagès ...

    En attente de l'aimable autorisation de La Pause de Décapage,
    c'est tout petit exprès pour que vous alliez lire chez eux !

    ... ou avec leur dernière Pause en date, Le Reste de sa vie d'Isabelle Marnier ...

    En attente de l'aimable autorisation de La Pause de Décapage, 
    c'est tout petit exprès pour que vous alliez lire chez eux !

    ... deux ouvrages que je vais m'empresser d'aller acheter chez mon libraire. Ce format est magnifique, j'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi !

    Tables Uniques


    Je vous le disais dans mon précédent article #LausanneàTable, on va distiller des informations sur le programme petit à petit. La première chose dont j'ai envie de vous parler, ce sont les Tables Uniques. Pourquoi ? Parce qu'il n'y aura que 56 places au total, sur tirage au sort, pour ces occasions uniques (le terme n'est pas choisi au hasard) de rencontrer des chefs passionnants.

    L'idée est simple : une table, proche de la cuisine, de laquelle vous pourrez comprendre ce qui s'y passe, avoir un contact direct avec un chef d'exception et des dégustations de plusieurs plats qui font la renommée de ces derniers.

    Les trois restaurants qui se prêtent au jeu cette année sont La Table d'Edgard du Lausanne Palace & Spa (Chefs Edgard Bovier et Antonin Guex), la Table d'hôtes Source des Saveurs (Chef Eric Godot, qui ouvrira ses portes le soir exclusivement pour nous) et le Restaurant d'Anne-Sophie Pic du Beau-Rivage Palace.

    Il y aura sept dates (deux fois pour le Restaurant d'Anne-Sophie Pic, deux fois pour la Table d'hôtes Source des Saveurs, et deux fois à la Table d'Edgard et une fois à la Brasserie du Grand-Chêne) de mi-juin à fin septembre où les chanceux parmi vous auront le privilège d'apprécier ces cuisines gastronomiques pour des tarifs tout à fait raisonnables (entre CHF 85 et 120.- par personne).

    Afin qu'il n'y ait pas de passe-droits, les inscriptions pour ces différentes tables seront prises en compte du 11 juin à midi jusqu'au 25 juin à midi, parmi toutes les inscriptions, les 52 places (vous pouvez réserver deux places, une pour vous et une pour la personne qui vous accompagnera) seront tirées au sort et les résultats annoncés le 25 juin. Pour mettre toutes les chances de votre côté, n'oubliez pas la date du 11 juin où sera également dévoilé l'entier du programme !

    Le cadeau bonus du jour, c'est que la première table, aura lieu le 19 juin, à la Table d'Edgard... et vous pouvez commencer à réserver dès maintenant ! Il suffit d'envoyer un mail à atable@lausanne.ch  avec vos coordonnées et celles de la personne qui vous accompagnera (nom, prénom, mail, téléphone) et vous aurez la chance de vivre ce moment exceptionnel avec deux autres chanceux. (Le prix est de CHF 120.-/personne.) Edit : le tirage au sort va avoir lieu, plus d'une cinquantaine de participation en trois jours, quel succès, merci à tous !)

    Je ne vais pas assister à l'une de ces Tables Uniques, mais j'espère que ceux qui y goûteront nous raconterons !


    PS : Je vous rappelle que nous sommes présents sur Instagram et twitter, où il y aura certaines informations en avant-première... et sur facebook aussi, évidemment.

    jeudi 15 mai 2014

    Lausanne à Table


    Lausanne est une ville dont la gourmandise n'est plus à prouver. La ville elle-même organise depuis 2012 toutes sortes d'événements sous le nom "Lausanne Ville du Goût". Cette année, la ville du goût c'est Moutier, mais Lausanne n'a pas l'intention de laisser tomber ses événements culinaires et se transforme pour l'occasion en "Lausanne à Table". Sur le même principe qu'en 2012 et 2013, des événements gourmands auront lieu tout l'été (de juin à septembre) partout dans la ville et au-delà.

    Les années précédentes, je vous avais parlé du grand pique-nique du 1er août sur l'Esplanade de Montbenon, des tables-longues qui avaient été installées au Flon et du Restaurant Day. C'est ainsi qu'Elise, responsable de Lausanne A Table pour la Ville de Lausanne, m'a contactée. Et j'ai le grand plaisir de vous annoncer que, cette année, je suis la food reporter officielle de Lausanne à Table.


    Je vais donc couvrir la plupart des événements, sur mon blog parfois, mais aussi et surtout sur la page de Lausanne à Table. Pour annoncer mon rôle officiellement, je me suis prêtée à l'interview (et au chapeau en chantilly...) des Toqués du Goût. J'aime beaucoup cette rubrique que j'ai lue avec attention les années précédentes, si ça vous tente de voir les autres interview, voici ceux de 2012 et de 2013. Quant à mes billets à propos de #LausanneàTable, vous les retrouverez facilement sur ma page Lausanne à Table.

    Qu'est ce que ce sera Lausanne à Table 2014 ? Et bien je n'ai pas encore le droit de vous en parler...
    Le programme complet sera dévoilé le 11 juin et les inscriptions ouvertes en même temps (à vos agendas, certains événements risquent d'être complets le jour-même si on se fie à ce qui s'est passé les années précédentes).

    Entre temps, nous allons distiller des informations sur facebooktwitter et instagram. On se réjouit que vous nous suiviez et n'hésitez pas à interagir avec nous avec le hashtag #LausanneàTable !

    J'en profite pour ajouter qu'en plus de food reporter, je vais également m'occuper des contacts avec les blogueurs gourmands qui seraient intéressés à l'un ou l'autre des événements. J'ai dans ma besace quelques adresses, mais si je ne vous ai pas contacté d'ici la fin de la semaine, et que vous avez envie de faire partie du pool de blogueurs qui vont couvrir les différentes événements sur leurs blogs ou sur les réseaux sociaux, n'hésitez pas à m'envoyer un mail à funambuline@gmail.com et je me ferai un plaisir de vous renseigner, voir de vous inviter à certains événements.

    Vous soupçonnez certainement que certains événements auront lieu à nouveau, comme le fameux pique-nique du 1er août (s'il fait beau) et le Restaurant Day (le 17 août). Pour le Restaurant Day, si vous avez envie de participer en tant que "restaurant", vous pouvez vous inscrire en envoyant un mail à atable@lausanne.ch.

    Un aperçu de ce que nous avons pu déguster en 2013 (même que ma robe à pois apparaît dans la vidéo) :



    dimanche 11 mai 2014

    Party Down


    Mais comment ai-je pu ignorer cette série aussi longtemps ? est la première pensée qui m'est venue en tête durant le premier épisode. D'abord parce que le casting est totalement improbable, dans cette équipe vous aurez peut-être reconnus (de gauche à droite) :
    • Martin Starr, l'extraordinaire Bill Haverchuck de Freaks & Geeks, qu'on peut retrouver aussi dans Silicon Valley dont la première saison est diffusée en ce moment (bof, je vous en parlerai si ça s'améliore), qui incarne un scénariste de hard sci-fi
    • Ryan Hansen, l'éternel beau gosse à la mèche qui joue un acteur à qui l'on ne propose que des rôles d'éternel beau gosse à la mèche, les amateurs de Veronica Mars apprécieront
    • la fabuleuse Lizzy Caplan qui a joué dans des dizaines d'autres séries, mais a particulièrement explosé l'automne dernière dans la géniale Masters of Sex, ici elle joue une stand up comedian qui n'arrive pas à percer
    • Adam Scott qui cartonne en ce moment avec Parks and Recreation, mais dont je ne comprenais pas vraiment l'attrait jusqu'à ce que je tombe amoureuse de lui dans Party Down, rien que pour son humour à lui, cette série vaut d'être vue
    • Ken Marino, aka Vinnie van Lowe dans Veronica Mars, qui joue le chef d'équipe,  alcoolique repenti qui veut commencer une nouvelle vie, et qui est totalement à côté de la plaque plus ou moins tout le temps
    • l'hilarante Jane Lynch, qui incarne aussi Sue Sylvester la coach diabolique de Glee

    Mais cette série, Party Down, est pratiquement inconnue en Europe. Diffusée entre 2009 et 2010 sur Starz qui permet de dire "fuck" et de montrer des tétons et du poil à l'écran, totalement décalée et, donc, avec un casting de folie. J'ai dévoré les deux saisons en un rien de temps. Tous ces bras-cassés travaillent dans une compagnie qui fait du catering pour des fêtes privées, chaque épisode est donc l'occasion de les plonger dans une autre ambiance absurde, avec des apparitions improbables, petit florilège :


    Mais les apparitions ne s'arrêtent pas à ce que l'on voit à l'écran, au scénario, aux côtés de Rob Thomas, on trouve Paul Rudd, et à la réalisation on retrouve Fred Savage (si tu te demandais ce qu'était devenu Kevin Arnold de The Wonder Years...). Bon, cessons le recyclage, c'est le job de Même Pas Mal.

    Et finalement on s'en fout, ce dont on ne se fout pas c'est que c'est un des séries les plus drôles que j'aie vue. C'est décalé, trash, cynique, sombre, souvent graveleux, pas du tout politiquement correct et tout ça est brillamment écrit, interprété et monté avec un rythme très efficace. 


    Elle était donc vouée à disparaître, trop sombre. Tout ce que je reproche à Parks and Recreation est réussi ici : ce n'est pas lisse, il n'y a pas de bons sentiments qui gagent à la fin, ce sont tous des loosers flamboyants. Par contre, il n'y a pas non plus le même budget, ça se voit dans les décors, mais ça ajoute un charme particulier au côté looser. Il n'y a donc que deux saisons, de 10 épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Et je viens de les voir deux fois d'affilée. 




    En ce moment, je regarde aussi et je vous recommande :
    • Broad City (saison 1) : si vous croyiez que Girls et Sex and the City étaient trash et réalistes, vous allez changer d'avis
    • Fargo (saison 1) : oui, comme le film, mais avec Dr Watson-Martin Freeman-épouse-moi dedans
    • Inside no 9 (1 saison) : mini-série anglaise à voir absolument

    jeudi 8 mai 2014

    Instagram : interroger les usages pour en faire un outil professionnel


    Hier matin, j'étais invitée à la Haute Ecole de gestion de Genève à faire un cours-atelier avec les étudiants de Bachelor en information documentaire. Un cours-atelier sur Instagram, pour apprendre à interroger l'outil et en retirer des guidelines pour une utilisation professionnelle.

    Pour préparer ce cours, j'ai créé un support en ligne, dont je suis très fière, avec Strikingly, très chouette outil facile à utiliser pour faire des choses graphiquement acceptables très rapidement (mon premier site que je fais toute seule comme une grande, blogger c'est tricher).

    Durant l'atelier, j'ai demandé aux étudiants de créer des comptes (fictifs) Instagram et de me décrire guidelines, contenu, photos de profil et #hashtags. Ils ont créé quatre comptes de manière très imaginative, en allant rechercher systématiquement sur Instagram pour voir ce qui existait déjà. Les quatre rendus étaient très intéressants, j'étais très fière, c'était la preuve pour moi que mon cours a été utile ! Et je les remercie pour leur chaleureuse participation, ainsi que leur Professeure et leur prof assistant qui m'ont invité et ont participé à ce cours, j'ai pris beaucoup de plaisir !


    Ce cours-atelier de 3 heures est donc disponible et adaptable, si d'autres écoles ou entreprises voudraient en faire profiter leurs étudiants ou employés. Vous savez où me trouvez !

    Maintenant, plus d'excuses, après Pinterest et Instagram, il faut vraiment que je me lance dans ces billets à propos de Twitter !

    samedi 3 mai 2014

    Comment vivre sans télé


    Il y a deux ans et demi, j'ai déménagé, dans une boîte à chaussure un appartement ridiculement trop petit minuscule d'une taille ridicule relative. Je n'ai plus de salon à proprement parler, et du coup, on s'est débarrassé de la télé. Là, normalement, Joey dirait : "mais vers quoi vos meubles sont tournés ?" (oui, il y a un épisode de Friends constant dans ma tête), mais comme on a pas de salon, le problème est réglé.

    Sauf que j'étais une droguée de la télé. Je pensais que ça allait être dur de ne plus en avoir. Alors qu'en fait, pas du tout. La seule différence avec avant, c'est que quand j'ai envie de me vider le cerveau, je dois tout de même faire l'effort de choisir ce que je veux regarder, plutôt que de juste allumer la boîte et taper sur la télécommande. L'autre différence, c'est que comme je choisis ce que je veux regarder, je ne zappe plus... ce qui ne m'empêche pas d'avoir un deuxième écran à portée de main, on ne se refait pas.

    La compétence de choisir ce que je veux voir est quelque chose de nouveau pour moi. Avant je me laissais guider par les programmes tv et les sorties ciné. Aujourd'hui, si pour le grand écran, que je continue à fréquenter assidûment, je me laisse encore guider par les sorties, parce que je n'ai pas trop le choix, ce que je regarde chez moi, sur mon ordinateur, n'est plus régenté par personne d'autre que moi.

    Où est ce que je trouve ce que j'ai envie de regarder ? 

    vendredi 2 mai 2014

    La Table de Mary


    Mon père et sa compagne aiment la Table de Mary depuis avant que ça s'appelle la Table de Mary. Comme ils lisent mon blog, ils ont décidé de nous y inviter pour nous la faire découvrir... et pour que je fasse un article (même dans les soirées de famille faut bosser maintenant, on est pas sorti). Ils connaissent mes goûts, ils savaient donc que ça allait me plaire. C'est toujours difficile quand on nous décrit quelque chose de manière exceptionnelle, que ce soit un film, un livre ou un restaurant, les attentes sont ensuite tellement hautes que le risque d'être déçu augmente d'autant. Aucune déception à la Table de Mary, les promesses sont tenues.

    C'est à quelques minutes en voiture d'Yverdon, la piétonne que je suis n'aurais pu s'y rendre sans accompagnant automobiliste. Le restaurant, vitré sur tout un côté surplombe le lac avec une vue magnifique sur le Jura, la terrasse est très agréable également.


    La carte est magnifique, courte et de saison. Evidemment, tout fait envie, absolument tout. Comme on était en mission blog, on n'a pas choisi de se laisser faire, ce que je vous conseille, un menu unique pour la table "en fonction de la bonne humeur de la cheffe et de votre budget".



    jeudi 1 mai 2014

    Angélique Noire


    Je me parfume Guerlain. Depuis des années. Ceux qui se parfument Guerlain comprendront.

    J'ai découvert la marque de manière un peu particulière, un homme m'a offert l'Heure Bleue en me disant "c'est ton parfum, celui qui t'ira le mieux." Cet homme c'était Jean-Paul Guerlain, nous étions à Mayotte, je le côtoyais régulièrement, à part ce parfum, il m'a aussi ramené régulièrement du Vacherin Fribourgeois et du Gruyère, il a "empuanti" (sic) tout le compartiment première classe de l'avion entre Paris et Saint-Denis de la Réunion (12h de vol) plusieurs fois pour ma gourmandise. Je me souviens aussi de son jardin magnifique, de sa frustration de n'avoir jamais réussi à trouver une manière d'emprisonner l'odeur sublime mais trop fragile du frangipanier (mon arbre préféré), de son obsession pour sa cuisinière légèrement bancale qui ne permettait pas des oeufs cocotte parfaitement symétriques. Des souvenirs par touches expressionnistes d'un personnage qui m'a marqué.

    Et pour l'Heure Bleue, évidemment, il avait raison, c'est mon parfum. Il m'enveloppe, me rassure, me réjouit à chaque fois que je le porte, depuis 15 ans. Quand j'ai découvert le blog du Critique du Parfum (dont je vous ai déjà parlé), j'attendais avec appréhension sa critique de l'Heure Bleue. Et si mon nez n'avait pas repéré un défaut, une faiblesse ? Et si son article allait me la pointer du doigt et m'empêcher de ne plus la sentir ensuite ? Puis est arrivé sa description :
    "Qu'est-ce qu'un parfum?

    Si le concept devait être expliqué à un néophyte, L'Heure Bleue serait l'exemple parfait. Une senteur qui interpelle, qui captive, qui marque la mémoire d'une empreinte douce-amère. Baume vanillé, poudré, épicé par l'oeillet et nappé d'encaustique, l'abstraction de L'Heure Bleue ne laisse place qu'à l'émotion.

    Comme un jour qui finit. Comme un souvenir, désormais précieux."

    Cette validation de mes sens par un critique qui me fascine a eu un effet puissant. J'étais rassurée, évidemment, mais surtout je me suis autorisée depuis à faire confiance à mon odorat et à mon palais.