jeudi 31 octobre 2013

Rest@Home


Rest@Home est un service de livraison à domicile un peu particulier. Il existe depuis fin 2012 et permet de commander une gamme très éclectique de plats grâce à leur système, car Rest@Home n'assure que le lien entre le restaurant et vous. Il passe la commande auprès du restaurateur, viens vous livrer et encaisser, mais ils ne cuisinent pas. Ce qui permet à des restaurant qui n'ont pas de service de livraison d'en bénéficier, et vous permet d'avoir une telle gamme à disposition.

Vous pouvez commander Chinois et Italien, comme dans bien d'autres endroits, mais aussi Indien, Japonais, Thaï, des mets typique de brasserie (Restaurant du Port de Pully) ou de rôtisserie (In Finé), des plats santé (Pois Chic, Luncheonette Café) et même des hot dogs ou des pâtisseries ; le midi et le soir, c'est donc également une excellente option pour ceux qui se verraient bloqué au bureau. Les restaurants changent régulièrement, j'y déjà mangé Iranien par exemple (un délice).

Je suis leur cliente depuis le début de l'année 2013 et j'ai déjà fait appel à leur service 8 fois, toujours avec satisfaction. Le gros avantage de Rest@Home c'est qu'il est possible de payer par carte, or souvent, quand je commande c'est à cause de plusieurs facteurs : j'ai la flemme de cuisiner et/ou rien dans mon frigo et/ou la flemme de faire des courses et/ou pas de cash sur moi. Je peux donc rester au chaud sous ma couette, faire mon choix sur le site, environ 1h plus tard (souvent plus rapidement que prévu) ils arrivent pour me livrer. 

L'autre avantage c'est évidemment la gamme de restaurants à choix, malheureusement il n'est pas encore possible de passer une commande simultanée dans deux restaurants différents, quel dommage, j'adorerais manger chinois pendant qu'il mange sa pizza, par exemple. Dans les inconvénients j'ajoute le temps de livraison (une heure donc et non la demi-heure qu'il vous faudrait pour une pizza Fratel e Napule -les meilleures pizzas de Lausanne- mais où il vous faudra payer en cash), les prix (qui sont parfois conformes à ce que pratiquent les restaurants sur place et mériteraient d'être meilleur marché à emporter) et les quelques oublis, de boisson en général, que j'ai constaté dans mes livraisons. Mais globalement, je suis une cliente satisfaite et ravie que ce service existe à Lausanne et alentours.

Si je choisi de vous en parler aujourd'hui, c'est que pour Halloween, vous sachant terrifiés de sortir de chez vous en cette nuit des morts, Rest@Home vous offre la livraison, ce qui me semble un excellent moyen de tester leurs services.


samedi 26 octobre 2013

Rentrée des séries bis


Cette rentrée 2013 s'étale cette année de septembre à novembre, je vous avais fait un premier descriptif des sorties, voici la suite, et surtout mon bilan après quelques épisodes de ce qu'il faut garder cette saison.

A tester :



Masters of Sex
Une des séries les plus attendue de cette rentrée. Dans la vaine historique que le public continue à plébiciter, Masters of Sex s'intéresse à l'Amérique très très puritaine de 1957 dans laquelle le Dr William Masters et son associée Virginia Johnson ont commencé leurs recherches sur la sexualité humaine. Tiré d'une histoire vraie, ce scénario fouillé permet des personnages fouillés et des réflexions historiques, humaines, sentimentales et sociologiques qui promettent d'être haut en couleur. Lizzy Caplan provoque une immédiate envie de soutien à son personnage, Michael Sheen est excellent et la foule de seconds rôles permet de penser que cette série pourrait nous offrir quelques saisons intéressantes (une deuxième saison vient d'être confirmée). Mon coup de coeur de cette rentrée. 


The Wrong Mans
Le lendemain d'une cuite apparemment mémorable (la première scène du réveil est fabuleuse), Sam se rend au travail et est témoin d'un accident de voiture. En reprenant ses esprits après que les secours ne soient partis, il entend un téléphone sonner, il décroche et depuis ce moment-là vont se succéder les péripéties où il est entrainé malgré lui. Humour cynique mais tendre à l'anglaise, réalisation visuelle extrêmement soignée, personnages attachants dans leurs maladresses, j'étais accro après 45 secondes, je le suis toujours après 3 épisodes. Un très jolie surprise de cette rentrée.


Log Horizon
Un manga, pourquoi pas ? Log Horizon raconte l'histoire de joueurs d'un MMORPG qui se retrouvent coincés dans leur jeu tout à coup. Ils ne savent pas ce qui s'est passé et doivent réapprendre à vivre avec les codes du jeu, petit à petit. Les épisodes sont très courts (20 minutes à peine avec une looooongue minute ridicule de générique en pseudo anglais tellement abominable que ça en devient hilarant et 2 minutes encore pire en générique de fin) et on apprend à chaque fois un ou plusieurs éléments qui nous permettent de mieux comprendre comment vivre "en vrai" dans un univers virtuel. Certaines réflexions sont intéressantes, mais c'est surtout très amusant. Je prends un plaisir coupable à regarder ce manga comme quand j'allumais la télé avant d'avoir fait mes devoirs. Mais il s'adresse bel et bien aux adultes (ou jeunes adultes) et mérite d'être reconnus pour son nombre importants de personnages/joueurs féminins, loin d'être accessoires. 


Hello Ladies
Sitcom (sans les rires) de HBO où un nerd qui se croit maître de la drague nous montre l'étendue du désastre, ses amis sont tous aussi loosers que lui... et tout aussi touchants. Ses tentatives pathétiques de séduction couplées à sa solitude me font rire de bon coeur, ça marche, je ne sais pas pour combien de temps, mais ça marche.

The Millers : deux parents divorce et emménage respectivement chez leur fils et leur fille, sur cette prémisse absurde, le rythme est très bon, les acteurs au niveau et les vannes s'enchaînent. Je pense que ça peut tenir le coup pendant un petit moment, mais ça reste une sitcom interchangeable.

Welcome to the Family : une fille, un garçon, deux pères qui se détestent et qui apprennent qu'ils vont devenir les grand-pères du même bébé. Etonnamment plus drôle que le pitch ne le laisse croire, j'ai ri de bon coeur mais je n'arrive pas à m'attacher à ces personnages.

Les immondes décors de "Once Upon a time in Wonderland"


A oublier :

  • Ironside : remake de Ironside diffusée entre 1967 et 1975 avec Raymond Burr en chaison roulante. Ici c'est un acteur noir, du coup ça change tout. Sauf que non. La série a déjà été annulée.
  • Once upon a time in Wonderland : vous aimez "Once Upon a Time", vous adorerez. Malheureusement, moi j'aime, vraiment, Alice au Pays des Merveilles, du coup ce ramassis d'idoties dans des décors miteux envahis de bons sentiments, ça ne va pas être possible.

Encore à venir :

  • Dracula (26 octobre) : je suis pratiquement persuadée que ce sera un navet vu les visuels disponibles, mais ça peut être amusant.
  • Crossbones (1er novembre) : une série dans l'univers des pirates, je ne peux pas rater ça !
  • Almost Human (5 novembre) : dans 35 ans, les policiers de la ville de Los Angeles seront couplés à des robots humanoïdes, le policier qui déteste les robots se retrouve en partenariat avec un robot qui éprouve des émotions... pile ou face, navet ou génie, j'attends avec impatience de découvrir cette série !
  • Ground Floor (15 novembre) : un jeune banquier couche avec une jeune femme qui se trouve travailler dans la même banque que lui. Je sens le truc bancal, mais voilà, ça sort cette année... et c'est la dernière, ça y est on a fait le tour, pfiou.


Pour les séries du précédent billet, voici mon avis après 2, 3 ou 4 épisodes.

Je garde :

  • Hostages : ennui au 2e et au 3e épisodes, j'étais prête à abandonner, malgré Toni Colette que j'adore et qui y met vraiment du sien, et soudain, au 4e épisode, un vrai regain d'intérêt. Je ne suis plus du tout sûre de ce qui m'attend et je m'en réjouis, le rythme devient plus précis, les personnages moins tête à claque et plus attachants, je la garde !
  • The Michael J Fox Show : rafraîchissant, plutôt bien joué, très cliché-sitcom mais qui assume, pour l'instant (4 épisodes), je me marre franchement et je suis toujours autant touchée par Michael J. Fox qui ne joue pas de sa maladie sans la cacher... et sans en faire un enjeu principal.
  • Mom : étonnamment, les vannes se succèdent et continuent à me faire rire et Allison Jeanney est incroyable dans ce rôle à l'opposé total de celui pour laquelle elle est connu dans The West Wing, quant à Anna Faris, elle est plutôt doué dans la vanne rythmée. Mais ça reste de la sitcom bien proprette et je doute de tenir sur la longueur.
J'ai abandonné :
  • The Blacklist : dès le 2e épisode, la systématique scénaristique est mise en place, et malgré quelques questions à résoudre au long terme (Pourquoi l'a-t-il choisi elle ? - entre nous soit dit dès le premier épisode je crois avoir deviné, mais je vais pas vous spoiler si vous ne l'avez pas encore, pensez juste à Dark Vador (oh pardon) - Pourquoi son mari lui ment et qui est-il vraiment ?) cette série va finalement être "à épisode". Dans chacun, un des très méchants de la liste noire va être éliminé, Elisabeth va risquer de mourir jusqu'à ce que le grand énigmatique la sauve. Et effectivement, il sauve, pas seulement Elisabeth, mais la série, grâce au talent de James Spader je pense pouvoir tenir encore quelques épisodes, mais ça reste poussif et décevant, beaucoup trop lisse. J'ai nettement préféré Hannibal à la saison dernière, beaucoup plus abouti scénaristiquement et visuellement.
  • Brooklyn Nine Nine : je trouve toujours aussi plat, aucune surprise, vaguement un sourire parfois, mais les personnages ne m'intéressent pas du tout.
  • The Crazy Ones : malgré Robin Williams, Sarah Michelle Gellar et quelque savoureux seconds rôles, je n'accroche vraiment pas. Le monde de la pub est plus intéressant dans Mad Men, le monde des affaires plus grinçant dans House of Lies, rien de nouveau ni d'original ici.
  • Trophy Wife : malgré un assez bon niveau et le fait que j'ai ri souvent et franchement, je n'arrive pas à m'intéresser aux déboires d'un homme et de ses trop femmes en banlieue chic.
  • Lucky 7 : la série qui me tentait tant n'a pas rencontré son public, elle a déjà été déprogrammée, abandon immédiat pour ne pas être trop déçue.
  • Sleepy Hollow : nope, nope, nope, impossible de supporter le 3e épisode, c'est vraiment trop mauvais. Abandon.
  • Marvel Agent's of Shield : dès le 2e épisode, je n'ai plus eu envie de voir la suite, la "trame" est en place, c'est pleiiiins de bons sentiments et d'un peu d'action, ce qui était attendu, mais ce n'est pas assez rythmé pour moi, et trop niais. J'ai persévéré avec le 3e épisode. Je n'en verrai pas 4 -> abandon.
Je n'ai pas regardé les deuxièmes épisodes de Dads ou de The Goldbergs.


Concernant les reprises, j'ai totalement oublié de vous parler de celle d'une de Bron/Broen (aka The Bridge, l'originale, aka un de mes séries favorites EVER, qui a débuté sa deuxième saison mi-septembre.


Bilan (sévère) de cette rentrée 2013


A garder dans les nouveautés :
  • Masters of Sex
  • The Wrong Mans
  • Log Horizon
  • Hostages
  • Hello Ladies
  • The Michael J Fox Show
  • Peaky Blinders (je vous en parle dans un prochain billet, mini-série anglaise de 6 épisodes)

A continuer dans les séries au long cours :
  • Bob's Burgers : je me répète, mais c'est CULTE.
  • Downton Abbey : malgré une baisse de régime en début de saison, la chorale des personnages continue de fonctionner pour mon plus grand plaisir.
  • Bron/Broen : j'aime toujours autant ces deux protagonistes, mais je suis moins fascinée que la première fois, cette série pourrait perdre de sa magie en tirant sur la corde.

Ce qui fait un total de : 5h par semaine, soit deux soirées séries, largement faisable !
J'ajoute cette remarque pour ceux qui s'étonne de ma capacité à voir autant de séries... la première des raisons est que je n'ai plus de télévision. Je choisis donc mes "programmes" et je sélectionne tout ce que je regarde et quand je veux le regarder. Gain de temps  et de "temps de cerveau disponible" incommensurable.


(Vous serez peut-être surpris de ne pas retrouver :
- Homeland : poussif dès le 2e épisode, cette saison est probablement celle de trop, mais j'aime tant ses personnages que je vais persévérer, au risque de la prendre en gripe.
- How I Met Your Mother / The Big Bang Theory / Parks and Recreation / Modern Family / New Girl  : les saisons passent et se ressemblent je regarde toujours les deux dernières avec plaisir, les trois premières simplement par habitude.)

vendredi 25 octobre 2013

Au Bonheur des Ogres


Au Bonheur des ogres est d'abord un roman de Daniel Pennac. Le premier d'une série que ses fans appellent la saga Malaussène. Quoi que je dise sur cette saga, ce serait spoiler ce film, alors je vais commencer par parler de ce film à ceux qui n'ont jamais lu une ligne de Pennac. Au Bonheur des ogres, le film, a été réalisé par Nicolas Barry, qui avait fait auparavant le délicieux Les Enfants de Timpelbach (que je vous recommande vivement), une histoire chorale de gamins en folie. On retrouve cette idée de troupe ici avec la famille Malaussène, qui est tout à fait attendrissante et barrée. Le grand frère-soutien de famille, Benjamin Malaussène, va se retrouver mêlé à des attentats à la bombe malgré lui (c'est sa spécialité) dans le grand magasin où il travaille. Pour ne pas effrayer sa famille, chaque soir il va leur raconter sa version des faits qui implique une girafe, une course à vélo et toute une panoplie d'effets imaginaires qui font de lui un héros, qu'il n'est pas. C'est même l'anti-héros parfait.

C'est rythmé, drôle, attachant, les décors sont particulièrement soignés et l'histoire rocambolesque fonctionne.

jeudi 24 octobre 2013

Gravity


Je pensais aller voir un film dans l'espace où la 3D allait servir à nous montrer bien tout partout combien c'est beau. Vu le casting Bullock-Clooney, je pensais que le réal n'allait pas résister à nous mettre au moins un petit flirt mignon. J'avais tort.

Gravity est un film d'épouvante. Epouvante dans le sens où il t'embarque, totalement, des premières minutes à la dernière, crescendo, en te faisant éprouver des sensations physiques de peur : palpitation, manque d'air, crispation musculaire. Si vous souffrez de troubles cardiaques et êtes bon public, n'allez pas voir ce film. Cet avertissement devrait être mis à l'entrée des cinémas.

Je ne vais donc être d'aucune originalité et abonder dans le concert généralisé global de louanges à propos de ce film : c'est vachement bien. Voilà. Super utile comme billet non ? En fait, j'ai deux-trois autres trucs à dire. Pour ceux qui ont vu ou pas le film, d'abord, puis il y aura une SPOILER ALERT à laquelle il faudra arrêter votre lecture si vous n'avez pas vu le film et revenir après l'avoir vu, deal ?

même choisir des photos pour illustrer le billet est un enfer, ce sera donc la dernière

Ce film provoque donc des troubles physiques délicieux, flippants, mais délicieux. Comme quand on est ado et qu'on regarde un film pour se faire peur. Les mêmes ressorts : un montage extrêmement précis et rythmé pour faire monter la sauce à chaque séquence flippante (c'est-à-dire toutes), des moments de respiration pour mieux surprendre, un montage sonore d'une efficacité à couper le souffle (littéralement) et des acteurs qui sont excellents pour montrer à quel point leurs personnages sont terrorisés (moi non plus je n'aimais pas trop Sandra Bullock, j'ai changé d'avis).

Alfonso Cuarón (le réalisateur donc) a toujours été très bon au niveau du rythme et de l'utilisation du son (Y tu mamá también, Children of Men), cette fois-ci il excelle. Et il le sait et il s'en amuse. Les premières phrases introductives du film évoquent le silence absolu qui règne dans l'espace par impossibilité de transmission du son, il en rajoute une couche dans les dialogues des premières minutes. Mais que se passe-t-il quand on est dans un silence absolu ? On entend le fonctionnement de notre propre corps. Tout le film est structuré et rythmé avec la respiration des acteurs. (Je ne serais pas étonnée qu'ils aient doublé certaines scènes en post production uniquement avec un concert de respirations.) La respiration et les battements de coeur, la plupart du temps inaudibles ou presque, juste là pour nous faire réagir physiquement, par réflexe, un peu plus fort. Ce qui est intéressant avec le son, c'est que souvent les gens ne le remarquent pas vraiment, ils se souviennent des images, des décors, de la musique, mais ne pensent pas au son, c'est là où Cuarón est bon : il nous fait marcher, crescendo, sans que l'on ne comprenne exactement comment il est possible que nous, dans ce fauteuil de cinéma confortable sur la planète Terre, puissions ressentir aussi bien un manque d'oxygène. 

Et évidemment, avec le son il y a des images qui ne sont pas mal non plus. On peut voir la Terre d'en haut, souvent, et on aurait envie de la contempler, d'avoir un moment pour tenter de comprendre au-dessus de quel continent on se situe, d'observer cette courbure avec ce lever de soleil, les formes des cotes et la couleur de l'eau, les étoiles et la voie lactée, va-t-on voir la lune ? C'est l'impression des premières minutes, c'est beau et on se réjouit de pouvoir regarder ça, on s'inquiète un peu aussi que le réalisateur profite de cette beauté pour la mettre en scène et nous mettre plein les yeux de "joli". Sauf que non, ici l'espace ne sert que de décor, il n'est PAS un personnage du film. Au contraire, on finit par oublier de le regarder. Il sert souvent de point de respiration entre deux crises d'angoisse. Et j'ai adoré ça, qu'on ne tente pas de nous jeter de la "qu'elle est belle notre planète bleue il faut la sauver" aux yeux. Le moment que j'ai trouvé le plus esthétique du film, l'image* que je vais probablement retenir longtemps, est une image où on ne voit pas l'espace du tout.

Le son, l'image, ok, mais qu'en est-il du scénario ?

Il est too much. Mais c'est assumé (je vous explique plus bas pourquoi) et à chaque moment où l'on commence à en vouloir à Cuarón, il rectifie d'une pirouette humoristique et en rajoute une couche supplémentaire. A chaque rebondissement, on se dit qu'il ne pourra pas aller plus loin, mais si, il y arrive, jusqu'aux dernières secondes. On en ressort physiquement sonné, pas par l'enchaînements des péripéties, mais par la montée en puissance des sensations physiques amenées par son montage sonore et visuel.

Et c'est là que la 3D entre en jeu. Grâce à elle, il arrive à nous provoquer encore plus de sensations, on comprend encore mieux l'apesanteur, elle en devient pénible mais fascinante, notre cerveau a du mal à analyser ce que voient nos yeux, à comprendre quel est le point de vue, où l'on se situe, quel est le sens et la vitesse du mouvement de caméra. Et évidemment, comme pour chaque vidéo que l'on peut voir de la sation ISS, on est fasciné par ce qui flotte. Ce qui fonctionne particulièrement bien en 3D. Elle sert donc le propos du film à merveille.

J'espère avoir réussi à vous convaincre, si c'était encore nécessaire, d'aller voir ce film. En 3D avec une salle bien équipée au niveau du son. Quand ce sera fait, et que vous aurez repris votre souffle, revenez lire la suite, ok ?

mercredi 23 octobre 2013

Jobs



J'ai mis beaucoup de temps à aller voir ce film, mais ça y est, je l'ai vu. Pourquoi ai-je mis autant de temps ? Parce que je voulais me déconnecter des avis à l'emporte-pièce des pro/anti Steve Job lui-même et des pro/anti Apple. Aller voir ce film pour ce qu'il est : un long-métrage de fiction, n'est pas chose aisée. Vous me direz : c'est souvent le cas avec les biopics. Mais ici c'est particulier, on parle d'un personnage récent, très récent, qui, bien que disparu il y a peu, continue à avoir une influence sur notre mode de consommation. Nous sommes touchés d'une manière ou d'une autre par son influence, en particulier quand on traine, comme moi, avec des gens qui passent beaucoup trop de temps sur Internet. 

Et le piège reste, malgré la distance que j'ai tenté de prendre avec la sortie du film et ses critiques (que j'ai essayé de ne pas lire, mais il n'est pas facile de ne pas attraper au passage une catch phrase sur twitter), j'ai tenté aussi de prendre de la distance avec mon propre attachement pour les produits à la pomme (ce qui n'est pas évident) et j'ai donc essayé de voir ça comme l'histoire d'un homme. Ou plutôt une partie de l'histoire d'un homme, de ses années d'étudiant, où il brille par son indépendance et son originalité mais pas par ses capacités académiques, à ses premières tentatives en tant qu'entrepreneur, à ses premiers succès, à ses premiers échecs non assumés et à son come-back retentissant et sa première prestation dans la peau de celui qui est resté dans les mémoires avec son col roulé noir, son jean informe, sa gestuelle crispée et son assurance fascinante et dérangeante. Ses dernières années ne sont pas du tout abordées, ses années d'absence après son éviction à peine effleurées. On ne parle que du Jobs d'Apple, celui par qui tout arrive.

mardi 22 octobre 2013

Tape DIY


L'autre jour je vous parlais de Tape Art. Mais il n'y a pas que les artistes qui ont le droit d'utiliser leurs beaucoup trop nombreux rouleaux de scotch. Et si, comme moi, vous en avez accumulé, ou vous comptez le faire très prochainement (cf mes favoris sur Etsy), je vous propose quelques idées pour utiliser vos merveilles.

lundi 21 octobre 2013

Map your Town


Map your town ou Détours Urbains est une initiative du Temps, de la Tages Woche et de la NZZ qui propose aux internautes de dévoiler leurs coins insolites en Suisse. Le but ? 

- Partager vos connaissances, vous qui passez tous les jours devant cette façade Art Nouveau magnifique avec un vitrail étonnant que personne ne connait, venez l'indiquer sur la carte. Grâce à vous, d'autres pourront le voir.
- Découvrir des lieux que vous n'auriez jamais vu dans une ville que vous connaissez par coeur ou dans laquelle vous venez de vous installer.
- Mettre en commun des données, gratuitement, sans restriction d'accès.

C'est évidemment Shalf -passionné d'open data- qui m'a pointé cette carte interactive. J'ai été fouiller un peu en faisant la moue. C'est quoi ces points de différentes couleurs ? Pourquoi quand on clique sur un point on ne voit pas toujours la description ? Et puis j'ai testé. En trois clics vous pouvez entrer un nouveau point sur la carte.

mercredi 16 octobre 2013

Le burger du Bleu Lézard - la revanche


En janvier 2013, j'avais goûté le burger du Bleu Lézard et c'était une catastrophe. Le patron avait très rapidement réagi en me proposant d'y retourner, mais j'avoue que l'expérience m'avait refroidie et que je n'en avais pas très envie. Il m'a fallu plusieurs mois à repasser de temps en temps devant, à voir qu'ils proposaient leurs burgers sur leur ardoise dans la rue (ce qui dénote d'une certaine auto-confiance dans leur offre) avant que je ne teste à nouveau. J'y ai évidemment été sans m'annoncer, un jour à midi.

Le résultat a complètement changé. J'ai goûté le Lady Madonna, mais vous trouvez trois autres propositions à la carte. Le pain style focaccia est une excellente idée, il permet de se gorger de jus sans faiblir quand on l'empoigne et il est très goûteux, d'autant qu'il est servi tiède et bien frais. Sur le pain est tartiné un pesto, par dessus est déposé un généreux steak de boeuf haché bien grillé, juteux et bien assaisonné, au-dessus des oignons rouges émincés qui donnent de la fraîcheur, des tomates séchées et de la rucola. C'est franchement très agréable, une belle réalisation, un beau mélange de saveurs qui a du sens.

Ce burger est servi avec un petit pot de sauce tartare mayonnaise au pesto et des frites façon "country" enrobées d'épices (et un peu trop salées). C'est mon seul regret, le burger est très très gouttu, et il est copieux, les frites et leurs épices rendaient l'ensemble trop salé et un peu sec, j'aurais apprécié un peu plus de fraîcheur, il manque peut-être une petite salade bien vinaigrée ou une touche de fraîcheur et d'acidité plus importante dans le burger... et des frites moins salées.

Mais je pinaille, vraiment, c'est un excellent burger. J'ai donc édité mon billet de janvier dernier en conséquence, ainsi que ma liste de burgers lausannois.

Un dernier message pour féliciter le patron pour l'efficace suivi de ce qui est dit sur son lieu !

Et je vous informe que si je m'occupe de burgers, Guerrilla Gourmande va dorénavant s'occuper des hot dogs (ou comment mettre la pression à un blogueur).

mardi 15 octobre 2013

Combien de temps ?


L'exercice de bloguer m'intéresse à chaque fois un peu plus, je trouve passionnant que chacun, et donc moi, puisse s'exprimer, sur ce dont il a envie, quand il en a envie, combien il a envie et avec la forme et le format qui lui plaise. Aujourd'hui j'arrive plus ou moins à déterminer combien un article va me prendre de temps (à condition d'en avoir envie à ce moment-là, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas), mais à part le fait d'avoir plus de facilité qu'au début, je ne me trouve toujours aucun style particulier. (Et puis on m'a dit que ce n'était pas désagréable à lire. Tant mieux, même si je n'en suis pas convaincue.) La question que je me pose encore c'est celle du temps.

Vous qui bloguez, combien de temps mettez-vous à écrire un article ? 

Et vous écrivez quand ? Sur le moment, tout de suite, sinon ça ne sort pas ? Dans des moments d'inactivité ? Quand ça vous prend ?

Vous publiez dès que vous avez écrit ? Vous programmez vos publications avec un algorythme qui dépend de la taille de la lune et de l'âge de votre plus vieux lecteur connu ?

Vous êtes-vous imposé un rythme de publication ?
Le tenez-vous ?

Au bout de combien de temps estimez-vous qu'un sujet (sur lequel vous vouliez bloguer) est périmé ?



PS : 
- Je signale en passant un blog que j'aime beaucoup et qui s'intitule 22 minutes et des poussières et où l'auteur donne son temps d'écriture à côté de chaque article.
Armalite quant à elle est disqualifiée d'office, elle est capable d'écrire un article qui équivaudrait à 14 pages en 22 secondes, avec du style, de l'humour et sans une seule faute d'orthographe.
- Tant qu'on est dans les recommandations, mon ami Eric vient d'entamer sa trace, le connaissant, je suppose qu'ici ou là il va réfléchir sur l'acte d'écriture, ça pourrait vous plaire.

dimanche 13 octobre 2013

Sebastião Salgado & Paolo Woods au Musée de l'Elysée


Une double exposition a lieu en ce moment au Musée de l'Elysée, deux photographes au discours politique, mais c'est tout ce qui les rapproche. Sebastião Salgado est un photographe brésilien né en 1944, il a d'abord été économiste avant de s'intéresser à la photographie, il est extrêmement connu et reconnu pour l'extraordinaire esthétisme de ses photos toujours en noir et blanc et pour ses sujets au long cours, en particulier "La Main de l'Homme" son premier énorme succès. Il présente ici son dernier projet intitulé "Genesis", pour lequel il a sillonné la planète à la recherche de lieux où l'homme civilisé n'a pas encore laissé de trace visible.
Paolo Woods est un photographe né en 1970 au Canada, dont la liste des voyages pourraient remplir un livre, et dont le projet présenté ici, "State", est composé d'une soixantaine d'images qui interrogent l'identité d'Haïti et des Haïtiens, île où Paolo Woods s'est installé en 2010.

N'hésitez pas à cliquer sur les liens que je donne ci-dessus, vous pourrez y voir de nombreuses images des expositions. Je signale d'ailleurs pour les non-lémaniques, que l'exposition Genesis est également en ce moment (et jusqu'au 5 janvier) à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, établissement que je recommande vivement pour leur brillante programmation.