lundi 30 septembre 2013

Breaking Bad, it's so good!

saison 1
saison 5

Le paysage est le même, à un filtre de couleur près. Les protagonistes principaux, Walter White et Jesse Pinkman par contre ne sont plus du tout les mêmes. Mais ont-ils autant changé que ça ? L'essence profonde de Jesse-le-paumée-qui-au-fond-est-un-gentil-garçon n'est-elle pas exactement la même ? Cela veut-il dire que Walter est un psychopathe qui s'est dévoilé à cause d'un traumatisme particulier (son cancer) ? Combien de psychopathe en puissance se cachent autour de nous près à exploser ? Cet épisode 14 de la saison 5, Ozymandias, est un chef d'oeuvre. Et Breaking Bad est enfin reconnue unanimement comme la série exceptionnelle qu'elle est. A tous les niveaux.

samedi 28 septembre 2013

Rentrée des séries 2013



Un mot général d'abord sur cette rentrée 2013, le niveau est très très bas. Les nouveautés auraient toutes été oubliées si elles étaient sorties une année où il y avait du bon à se mettre sous la dent. Les reprises n'amènent aucune surprise à part celle de ne pas aboutir. L'été n'a pas été très prolifique (à part Siberia). Aucune sitcom pour reprendre le flambeau de Modern Family et Community alors que celles-ci s'essoufflent. Aucune série ambitieuse artistiquement, politiquement ou simplement différente au niveau du format. Mais les séries cartonnent partout en ce moment, tout le monde en parle, et du coup, tout le monde veut en faire. Les chaînes sont frileuses et acceptent des séries qui mélangent des recettes "qui marchent", du coup ça ressemble à un gloubiboulga d'éléments disparates qui ont marché dans d'autres séries mais qui sont tout à fait pathétique rafistolés ensemble. Les chaînes qui oseront lancer des séries totalement innovantes, qui oseront se lancer sur des narrations non basées sur un pilote (Kevin Spacey le dit mieux que moi) et dans des formats plus complexes gagneront le morceau facilement face au niveau ras-les-pâquerettes de ce que les grandes chaînes US proposent pour cette rentrée 2013.

La bonne nouvelle ? Je vais à nouveau avoir du temps pour lire.

Ci-dessous, une critique de toutes les nouveautés (sauf Back in the Game qui ne mérite même pas d'être testée et Masters of Sex qui commence le 30 septembre dont j'attends beaucoup), un agenda des reprises des séries que je regarde et un bilan des fins de séries diffusées cet été. Si vous avez découvert d'autres choses qui méritent d'être vues et qui ne sont pas répertoriées sur ma page série de séries, n'hésitez pas, cet automne mérite d'être étoffé.

vendredi 27 septembre 2013

La Brasserie de l'Epée


Restaurant réputé à Fribourg, la Brasserie de l'Epée étale sa terrasse aux Planches-Supérieures, en plein centre de la Basse Ville Fribourgeoise, avec une vue magnifique sur la fameuse falaise en molasse et sur la cathédrale. Ce jour de septembre où il faisait un temps magnifique, ils ont accepté de nous servir en terrasse, c'est un lieu parfait pour faire une pause au milieu d'une marche qui passe par la Basse Ville (je vous propose des balades dans un prochain billet).

jeudi 26 septembre 2013

Auberge aux 4 vents


Quand j'ai annoncé sur twitter que j'allais passer la nuit dans la chambre bleue de l'Auberge aux 4 vents, j'ai agrémenté mon annonce de #ceuxquisaventsavent. Et ceux qui savaient ont tous répondu de manière enthousiaste. Cette chambre bleue dit "de la baignoire qui vole" est mythique, mais tout le reste de l'accueil de l'Auberge des 4 vents vaut le détour. C'est un lieu à s'offrir un jour dans sa vie. L'Auberge a été crée par Res Balzli, Catherine Portmann et Olivier Suter, connus à Fribourg dans la scène de l'art contemporain. Le parc qui entour l'hôtel est immense et rempli d'oeuvres d'art de toutes sortes, chaque chambre a une thématique bien précise présente dans les moindres détails (souvent loufoques). Depuis 2006, c'est un collectif d'employés de l'hôtel qui gère l'Auberge aux 4 vents et ils font un travail exceptionnel. L'accueil est chaleureux, on a envie de ne plus jamais repartir.

mercredi 25 septembre 2013

Cuchaule et moutarde de Bénichon


Quand on m'a invité à ce week-end de découverte de la bénichon, j'ai surtout tilté sur l'atelier cuchaule, je me réjouissais d'apprendre à faire ce pain brioché au safran si particulier que j'aime tant. Grâce à la charmante et énergique Cécile Menoud, la recette de la cuchaule et la recette de la moutarde de bénichon n'ont plus de secret pour moi. 

mardi 24 septembre 2013

La Bénichon du Pays de Fribourg


Ce week-end, la Ville de Fribourg et sa région organisaient pour la première fois une Bénichon officielle. La Bénichon est normalement faite dans les familles, dans les fermes, éventuellement sur la place du village, c'est une tradition paysanne, la fête de fin des travaux d'été, le foin est rentré, les cultures et les vendanges faites, on tue un cochon et/ou un mouton pour fêter tout ça. Cette fête des récoltes a, évidemment, été récupérée par l'église il y a des siècles. Ce qui lui a donné son nom, "bénichon", qui dérive de "bénédiction". L'origine s'est perdue, mais la tradition reste extrêmement vivante dans toutes les régions du canton de Fribourg qui ont chacune une date entre août et décembre pour faire la bénichon. (Vous trouvez les dates précises ici, il reste encore grand nombre de bénichons auxquelles vous inviter !)

La très jolie initiative issue du comité de la Bénichon et des Produits du terroirs est de faire une fête populaire, qui regroupe tous les aspects de la Bénichon, dans un chef-lieu de district différent chaque année. Fribourg, la capitale, a eu les honneurs de cette toute première édition. L'année prochaine, la Bénichon aura lieu à Bulle, chef-lieu de la Gruyère, du 19 au 22 septembre 2014. Niveau bilan, c'est tout simplement un triomphe. La grande tente qui servait les menus de Bénichon avait écoulé le samedi midi les provisions prévues pour tout le week-end, ils ont passé la nuit du vendredi à refaire des stocks, tous les restaurants qui ont participé à l'opération et servi des menus de Bénichon étaient complets, l'affluence en ville était très impressionnante, les commerçants de produits locaux débordés et ravis, il fallait faire la queue pour accéder à la balançoire géante et toutes les attractions ont été prises d'assaut tout le week-end. La météo clémente y était pour quelque chose, mais je félicite le Comité d'organisation pour ce succès flamboyant que, je suppose, ils n'avaient pas prévu à cette échelle.


lundi 23 septembre 2013

Flower power


Encore une fois, c'est sur Pinterest que j'ai trouvé mon inspiration, avec cette manucure de Nailart Attak. Sauf que elle, elle a fait ça avec des stylos Muji (ils me les faut) et que moi j'ai tenté l'expérience au vernis à ongles. C'est beaucoup plus simple qu'il n'y paraît, je vous explique.

samedi 21 septembre 2013

La Bénichon


La Bénichon est une fête fribourgeoise typique (Kilbi en singinois). Son nom vient de "bénédiction" et de l'époque où étaient bénies les moissons, on avait rangé les céréales et les cultures, souvent tué un cochon pour nourrir ceux qui nous avaient aidé et après la messe on servait ce pantagruélique repas traditionnel dont je vous parlerai plus en détail dans un prochain article. La fête a été "normée" par les autorités, parce qu'elles n'en pouvaient plus que chaque village fête sa bénichon, mais c'est toujours un joli bordel dans les dates, des bénichons sont fêtées de fin juillet à début octobre. Mais ce week-end, c'est LA Bénichon à Fribourg. Et la ville organise, pour la première fois, une grande fête dans ses rues, avec marché artisanal de la Rue de Romont à la Rue de Lausanne, ferme sur les Grand Places, espace gourmand à la Place Python. Je vais y passer deux jours à découvrir les artisans locaux et leurs spécialités, à apprendre à faire la cuchaule, à découvrir l'histoire de cette tradition aujourd'hui inscrite sur la liste des traditions vivantes de Suisse.

Je vous recommande de m'y rejoindre, ne serait-ce que pour tester ce merveilleux menu qui sera servi dans plusieurs restaurant fribourgeois. Mais si vous ne pouviez vous y rendre, je vais couvrir l'événement sur twitter et instagram.

Sur la photo ci-dessus, la fameuse cuchaule qui doit sa couleur jaune au safran, et la moutarde de bénichon. A Lausanne, vous en trouvez d'excellentes chez André Macheret, qui a un stand au marché et une boutique à la rue Prez-du-Marché, elles viennent directement du Canton de Fribourg... craquez également pour son vacherin fribourgeois (le meilleur fromage DU MONDE) et vous aurez un peu de Fribourg dans votre assiette.

vendredi 20 septembre 2013

Le Café Enning


EDIT : malheureusement le Café Enning tel que décrit ci-dessous a fermé fin septembre 2013 car racheté par le Bleu Lézard. Durant la fin de l'année, il continue à fonctionner comme le Café Enning et sera petit à petit englobé dans son fameux voisin. La carte, les prix et probablement le reste vont donc changer petit à petit...



Non, je n'ai pas pris ma photo de travers, c'est la terrasse qui penche, on est sur la Rue Enning, entre le Bleu Lézard (dont je vous reparle très bientôt) et GeA, c'est le charmant Café Enning qui a ouvert en mai 2013. La terrasse -à part le fait qu'elle penche- est agréable, le service est très sympathique, vraiment très accueillant, et efficace, la déco intérieure en bois avec plein d'objets vintages est chaleureuse sans être chichiteuse. Grâce à la vitrine qui fait toute la façade, c'est lumineux, il y a du wifi, on a envie de s'y installer et d'oublier l'heure. 

lundi 16 septembre 2013

BD Fil


Chaque année durant quelques jours de septembre a lieu le festival BDFil à Lausanne. La tente principale où se passent les dédicaces est posée sur le Place de la Riponne, les expos sont encore accrochées aujourd'hui à l'espace Romandie (et durant encore 3 semaines pour celle de l'Espace Arlaud). Il y a également quelques expos "off", vous retrouvez toutes les infos sur leur site (en fouillant bien, il n'est pas très intuitif, ahem). Autour des expositions ont lieu des projections, des performances, des conférences, des ateliers, des rencontres avec les auteurs et des soirées thématiques, c'est une excellente occasion de découvrir des auteurs ou même carrément des styles de bd que vous ne connaissez pas. Des lecteurs les plus pointus à ceux qui ne sont pas intéressés par la bd à la base, tout le monde y trouve son intérêt.

mardi 10 septembre 2013

Où la marmite provoque l'hystérie


Je vous ai déjà gonflé avec marmiton et je suis navrée, parce que c'est pas près de s'arrêter. Dans certaines des dernières éditions, j'ai eu deux recettes publiées, à chaque fois, j'étais absolument ravie. C'est émouvant de voir une recette que l'on a inventée seule dans sa cuisine, se retrouver cuisinée et photographiée par des pros et imprimée dans un joli magazine.

Hier, je me suis acheté la treizième édition du magazine marmiton (septembre/octobre 2013), et j'ai crié ma joie sur twitter quand j'ai vu qu'une de mes recettes était à nouveau publiée : les Linguine au crabe et aux courgettes façon sicilienne.
C'est une des première recette que j'ai mise sur marmiton, une de mes préférée aussi, avec la surprise de la cannelle qui se marie très bien avec le crabe et les courgettes, je vous recommande... et marmiton aussi ! (hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

Sauf que ce n'était pas tout. J'ai continué à lire le magazine et à cocher mentalement quelles recettes allaient rejoindre ma liste de course (oui, j'ai toujours une liste de courses dans ma tête, là par exemple il ne faut pas que j'oublie de passer à la Coop pour des biscuits Bonne Maman aux noix de pécan qui ont mystérieusement disparus de l'armoire) (le fromage disparaît de la même manière) (c'est très effrayant) (étonnamment les fruits et légumes ne disparaissent jamais eux) (je vous ai déjà dit que j'aimais les parenthèses ?). Quelques pages plus loin, j'ai poussé un cri -qui a produit un merveilleux sourcil désapprobateur chez mon compagnon de train- parce que non, ce n'était pas une, mais deux recettes signées funambuline qu'il y avait dans ce magazine.

vendredi 6 septembre 2013

Big Night


J'aime la cuisine, les ingrédients, les restaurants. Et j'aime le cinéma. Quand un excellent film me parle d'excellente cuisine, je fonds. Quand ce film est un chef oeuvre, je vous fais un billet dithyrambique avec environ 2'345 photos. Big Night est un long-métrage réalisé par le délicieux Stanley Tucci en 1996 qui met en scène deux frères, Primo et Secondo, imigrés italiens venus à New York tenter leur chance dans le monde sans pitié de la restauration. D'autant plus quand le chef, Primo, est incroyablement doué mais refuse de faire autre chose que SA cuisine, comprendre ne pas nourrir les New-yorkais de pâtes aux boulettes de viandes. Au bord de la faillite, Secondo qui gère le restaurant, réussit à inviter Luis Prima pour une nuit exceptionnelle qui fera le rayonnement de son restaurant et devrait assurer leur futur.

Les deux frères mettent alors tout en oeuvre pour que ce soir-là soit montré l'étendue de leurs talents. Et c'est à sa préparation, puis à cette soirée si spéciale que nous allons assister.


jeudi 5 septembre 2013

Films culinaires


Soudain*, un filon de films culinaires encore non-exploité surgit devant mes yeux, je m'en suis emparée afin d'enrichir ma trop peu visitée fabuleuse page dédiée aux Films Culinaires. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous en détailler certains ici-même et un autre dans un billet à lui tout seul, bientôt.

dimanche 1 septembre 2013

Tape Art


Tape = ruban adhésif. Art ? Oui, art, il y a des artistes du scotch. 

J'adore le tape art, ça me fascine. En plus, c'est accessible à tous, pas cher, facile, ça n'abîme pas les supports, c'est joyeux, éphémère (ou non). Dernièrement, au Festival de la Cité, j'ai pu observer le collectif Klebebande (photo ci-dessus) de Berlin et j'ai compris à quel point ça pouvait être complexe et subtil... mais simple et accessible à la fois. Commençons par un sujet de Tracks (aka la meilleure émission culturelle DU MONDE) sur le tape art.