mercredi 30 mars 2011

Spring Nails de H&M et top coat Crack de Essence


Depuis que Marinux en a parlé sur son blog, j'écumais les H & M pour enfin trouver ces ravissantes collections Spring nails. J'avais déjà craqué sur les deux packs des Summer nails 2010, ça n'a pas manqué cette fois-ci non plus, j'ai pris les deux kit ainsi que deux mini-bouteilles, la photo ci-dessus est fidèle au niveau des couleurs, pour celles qui suivent, vu que c'était le coucher de soleil, tout les couleurs sont biaisées et on ne voit pas les magnifiques reflets légèrement irisés du gris et doré du corail.


Dans le kit que je n'ai pas utilisé, il y a White, un blanc (vous l'aviez deviné ? Dommage, j'en ai 3 et je sais pas quoi en faire, je ne les utilise jamais), Beige un beige/nude chaud, Brown qui est camel (c'est malin, maintenant j'ai envie d'un sac camel, de chaussures camel, etc... je sens qu'il va ravir les fashionistas de tout poil) et Blue un bleu marine magnifique. Celui que vous voyez à côté c'est Lemon Sorbet, je cherchais un jaune portable et je crois l'avoir enfin trouvé (merci aux BTesteuses qui l'ont indiqué !).

lundi 28 mars 2011

Encore un échange franco-suisse

Lola et Eugénie sont fans des produits Essence, mais apparemment, nous sommes particulièrement chanceuses en Suisse car notre gamme est beaucoup plus étendue que ce qui est trouvable en France et parfois même en Belgique (malgré le fait que Essence soit une marque Hollandaise, c'est étonnant !). Elles m'ont donc envoyé un mail (qui m'a beaucoup amusé) pour me proposer un échange entre Essence et ce que je voudrais d'introuvable en Suisse... j'ai accepté tout de suite... et ensuite j'ai vu la longueur de leur liste...

Ça fait donc à peu près 2 mois que je passe de stand Essence en stand Essence pour essayer de trouver tout ce qu'elles souhaitaient, je n'ai pas tout trouvé, mais une grande partie. Vous voyez dans cette boîte 3 collections différentes et des produits de la gamme Nail Art, j'espère qu'elles seront contentes !

dimanche 27 mars 2011

Ma première rencontre décevante avec China Glaze


Ce très joli bleu clair faisait partie du colis de Poupoune (la bouteille est un peu salie par un vernis qui a légèrement débordé, mais elle est intacte), il s'appelle Secret Peri-Wink-le de China Glaze (pas sûre de comprendre le jeu de mot, s'il y en a un). China Glaze est une marque dont tous les blogs de vernis à ongles parlent très régulièrement, je n'avais jamais testé et je me réjouissais. Mais j'ai été très déçue. Le vernis est très liquide, la première couche difficile à poser et par endroit carrément transparente, il m'a fallu 3 couches... et j'ai donc abîmé mon vernis très rapidement, malgré 2h de séchage avec toutes les précautions d'usage. Vous pouvez voir ici que pas un seul de mes ongles n'est épargné par un défaut et que mes cuticules sont couvertes de vernis (ce qui ne m'arrive plus normalement) tellement il était difficile à poser à cause de sa texture.

vendredi 25 mars 2011

Le tout nouveau tout beau Holy Cow


Si vous habitez à Lausanne, vous ne pouvez pas ne pas connaître le Holy Cow, un mini-burger joint dans la rue Marterey. Des mois et des mois que les clients réclamaient au patron un lieu plus grand et des frites... c'est chose faite. Le Holy Cow 2e du nom est installé à la rue des Terreaux et propose non seulement de nombreuses places assises mais aussi un choix étendu de boissons locales (sodas, sirops à volonté, bières et vin rouge), un menu de burgers avec pleins de nouveautés et les fameuses frites tant réclamées.

mercredi 23 mars 2011

Winter's Bone



Winter's Bone (Debra Granik, usa, 2010)


Une jeune femme de 17 ans s'occupe seule de ses petits frère et soeur et de sa mère, neurasthénique. Son père, libéré sur parole, ne se présente pas au tribunal. Il avait mis sa maison et son terrain en gage pour sa libération. La jeune femme a donc quelques jours pour retrouver son père, mort ou vif, afin que sa famille ne soit pas expulsée.

Gros coup de coeur pour cette petite merveille, que je n'attendais pas. White trash à fond mais pas misérabiliste pour un sou, parfois lent sans jamais être ennuyeux, triste et glauque sans tomber dans le pathos, très violent sans une image gratuite. Sans fards, ni sur les visages, ni dans l'univers visuel, ni dans la narration, ni dans les dialogues. Ces dialogues de taiseux sont d'ailleurs extraordinaires, ciselés, pas un mot, pas une grimace de trop.


L'ambiance est plus proche du western (je pense en particulier à L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford) ou du road movie. L'actrice principale, Jennifer Lawrence, est exceptionnelle et TOUS les seconds rôles sont fabuleux. La réalisatrice est une directrice d'acteurs incroyable et a su choisir des gueules qui rendent ces ambiances, cette histoire, ces décors, ces dialogues, etc... particulièrement crédibles.


Ce film comporte quelques défauts, par exemple une nuit américaine carrément ratée (dommage au moment du climax... d'autant que la nuit n'était pas obligatoire) ou un cauchemar en noir/blanc complètement inutile. Mais le reste est TELLEMENT réussi et brillant qu'on les oublie facilement. 
A ne pas rater !

Carancho



Carancho (Pablo Trapero, Argentine, 2010)

Sous couvert d'une histoire d'amour (malheureusement très mal racontée et donc peu crédible), le film tente de nous parler d'une réalité argentine terrifiante : le système médical et juridique étant entièrement (ou presque) privatisé (merci les directives du FMI), les accidents de voiture constituent un véritable pôle économique. Carancho signifie vautour, comme ceux qui tournent autour des accidents (compagnies d'ambulances privées, avocats véreux, etc...). L'histoire est finalement sans intérêt, on s'attend à la fin dès le premier tiers du film et ce n'est pas dès la première minute parce que le film met un temps fou à démarrer. Il y a de nombreuses séquences inutiles ou trop longues, et d'autres coupées au moment où elles auraient enfin pu développer un émotionnel intéressant et le rythme du montage est très mal géré.

Oui, je sais, je suis dure, mais c'est parce que j'aime énormément ce réalisateur et que la déception était forte ! Le Pablo Trapero revendicatif, pertinent, percutant, dérangeant et passionnant de Mundo Grua ou El Bonaerense paraît avoir disparu dans un cinéma beaucoup plus commercial, quel dommage. Pourtant Trapero est tellement doué pour filmer les visages, pour faire des cadres très intéressants et des lumières élégantes sans jamais être tape à l'oeil, pour exploiter la richesse de son univers sonore. Mais malheureusement, malgré le Stradivarius Ricardo Darin et le fait de filmer sa propre femme, je n'ai pas réussi à croire aux personnages et n'ai jamais perdu de vue les acteurs jouant.
Dommage, la thématique avait un potentiel fort...

Et puis, bordel, c'est quoi cette lubie des réalisateurs en ce moment, c'est devenu un passage obligé l'accident de voiture au ralenti avec des points de vue multiples ? Il faut arrêter maintenant hein Canet, Trapero, Iñarritu & co.

lundi 21 mars 2011

La chantilly au thé vert, une nouvelle gourmandise pour mon visage !


Quand j'ai vu cet emballage chez Uchitomi, j'ai étouffé un cri de joie (pour que la vendeuse ne me prenne pas pour une folle) mais j'ai eu du mal, pourquoi me demanderez-vous et bien pour un détail très particulier, regardez bien, en haut de l'emballage à gauche :

jeudi 17 mars 2011

Comment créer un vernis - Frankenpolish tutorial

Les étapes de mélange sont mes préférées, même si c'est long, les arabesques obtenues me fascinent toujours.

Au vu de l'enthousiasme général, je me lance dans le tuto frankenpolish, je vous préviens, ça va être long, mais en fait c'est hyper facile et j'espère que ça vous donnera envie de créer vos propres vernis vous aussi !

Il faut commencer par avoir une bouteille vide, j'aime beaucoup les Mavala pour ça, parce que leur mini format est agréable, on peut enlever les autocollants qui couvrent les bouteilles et qu'elles ont des petites billes de métal qui permettent de mélanger plus rapidement votre mélange final.


Votre bouteille doit non seulement être vide, mais extrêmement propre. Pour ça, il faut la vider le plus complètement possible (je la pose sur son goulot et les dernières gouttes finissent par descendre). 
Si c'est une bouteille de soin translucide, vous pouvez commencer directement, il faut néanmoins décoller les autocollants et passer la bouteille, le couvercle et le goulot au dissolvant, pour qu'il ne reste aucune trace de gras qui pourrait endommager votre mélange final. 
Si c'est une bouteille de vernis coloré, il faut d'abord la remplir de dissolvant et secouer de toutes vos forces, longtemps. Puis la vider, et recommencer l'opération jusqu'à ce que la bouteille soit immaculée (en général, deux remplissage de dissolvant suffisent, à moins qu'il n'y ait des paillettes, là c'est la croix et la bannière). Vous terminez par nettoyer l'extérieur de la bouteille (et bien vérifier qu'il ne reste plus de couleur dans le bouchon, facilement nettoyable avec un coton-tige imbibé du dissolvant). Pour ne pas trop gaspiller de dissolvant, utilisez celui avec lequel vous avez rempli la bouteille... Et terminez en la vidant complètement et la laissant sécher, il ne faut pas qu'il reste du dissolvant quand vous commencerez votre mélange, ça altère la qualité du vernis.
Cette opération peut être longue et fastidieuse, mais si vous ne l'effectuez pas complètement et minutieusement, votre vernis final peut virer ou avoir une tenue médiocre, avouez que ce serait dommage.

mercredi 16 mars 2011

Manucure aux trois violets


Je crois que le violet est ce que je préfère sur mes ongles (en même temps je suis capable de vous dire le taupe, le rouge, le bleu ou le rose la semaine prochaine, alors prudence, hum). Comme j'en ai un certain nombre (en comptant les mauves et les pailletés, 18, re-hum) l'idée de les combiner est assez évidente. Ici, deux Mavala, Mystic et Onyx, et un H&M, Neon Lilac, quelques morceaux de scotch et hop.

dimanche 13 mars 2011

Quand un mini-swap devient maxi


Entre trolls, on se fait des swaps, bientôt un deuxième d'ailleurs, ma boîte à chaussure est déjà remplie à craquer, j'espère que ma swapée sera contente ! Mais on se fait aussi des échanges entre accros aux vernis, cette fois-ci avec Poupoune, qui avait BESOIN (oui, absolument) de certains produits Essence introuvables en France... et moi j'avais BESOIN (arrêtez de rire, ça devient vexant) d'un nouveau vagin artificiel et du coup, pour que l'échange soit financièrement équitable, elle devait ajouter 2-3 vernis dans son paquet...

Sauf que cette folle, elle m'a envoyé le dissolvant et 18 vernis ! Oui, 18 ! (Et je parle même pas des échantillons, d'un mascara et d'une super lettre.) Je me devais de vous les montrer, j'ai poussé des petits cris de joie chaque fois que j'en déballais un et je vais tenter de vous les swatcher dans les semaines qui viennent.

vendredi 11 mars 2011

Ras la fraise



C'est ma gourmandise et ma curiosité qui m'ont amenée à être aussi active sur Internet. J'ai commencé en cherchant une recette avec les fonds de mon frigo, j'ai trouvé marmiton et très rapidement participé activement à son forum. Forum où de nombreux liens vers des blogs culinaires étaient partagés quotidiennement. C'est là que j'ai découvert la très sympathique cuisine des frangines et son auteur principale, San, à l'origine de l'excellente initiative Ras la fraise.

Ras la fraise milite pour que l'on revienne à un peu plus de bon sens dans nos assiettes. NON, il n'est pas normal de trouver des fraises et des asperges en hiver dans nos magasins. Et OUI il faut arrêter de les acheter. Les produits hors saison sont en général sans aucun goût ayant voyagé depuis l'autre bout de l'Europe, voire de la planète, et donc trop souvent cueillis verts et mûrissant pendant le trajet, sans lumière, sans terre... sans goût. Sans compter le bilan carbone absurde qui coûte si cher à notre planète. Manger de saison et local est une simple question de bon sens, pourtant les supermarchés ne nous aident pas. Il suffit de voir toutes les photos envoyées régulièrement sur twitter et facebook, la Coop et la Migros (pour ne citer que les plus grands, mais Denner et les autres ne font pas mieux hein !) proposent pendant le mois de février des actions sur les fraises... c'est le monde à l'envers. En septembre, saison du raisin, dans les rayons il est parfois impossible de trouver du raisin Suisse mais on en trouve du Péruvien ou du Kenyan, cherchez l'erreur...

Sur le site, vous trouverez un manifeste que je vous engage à signer, plus il y aura de signatures, plus les géants de l'alimentaire se rendront compte que leurs clients ont des cerveaux et une capacité de choix, vous y trouverez également une mine d'informations en tout genre mise à jour très régulièrement.


En plus de suivre Ras la fraise sur twitter (et de faire un #FF, oui, on est vendredi !) et facebook et de signer ce manifeste, ce que je vous recommande surtout c'est d'acheter des fruits et légumes de saison et locaux. C'est en parlant à leurs porte-monnaies que les géants alimentaires finiront par comprendre le message. Il est possible de télécharger facilement des calendriers indicatifs des saisons des fruits et légumes et le WWF a une application pour smartphones très utile qui permet d'avoir sous la main un calendrier des saisons, mais également un guide des labels et un autre concernant les poissons conseillés ou déconseillés.

On oublie trop souvent que consommer, c'est faire des choix qui ont des impacts déterminants sur le monde. Alors, vous aussi devenez locavores ! Et vive Ras la Fraise !

jeudi 10 mars 2011

Manucure Wonder Woman

Wonder Womaaaaaaan!

M.A.C. vient de sortir une collection controversée, les emballages sont effectivement plutôt, euh, voyants. Mais c'est ce qu'il y a dedans qui m'a attiré, si je n'avais pas déjà certaines couleurs ou des couleurs très très très similaires et si j'avais un portefeuille de ministre, j'aurais volontiers craqué sur les 3 palettes de FAP qui sont magnifiques, il y a aussi des pigments, des RAL (dont le Russian Red, mais avec un emballage pop), etc... et 2 vernis texture crème, un rouge et un bleu nuit. Je n'ai pris que le bleu nuit... et bien m'en a pris, parce que, comme mes autres vernis M.A.C., je trouve que la qualité n'est pas au rendez-vous, DU TOUT ! Au bout de 24h, tout était écaillé. Détestable et très dommage parce que ce bleu est tout à fait charmant.

mardi 8 mars 2011

Entendu à Lausanne


Ces dernières semaines, vous avez dû remarquer la très jolie bannière qui orne maintenant la colonne droite, c'est celle du site entendu à lausanne, idée qui, faute d'être originale, permet de laisser traîner ses oreilles partout sans culpabiliser... "C'est pour Entendu à Lausanne, tu comprends ?"

Il y a un an, la judicieuse M'dame Jo créait ce nouveau site avec un peu de difficultés à l'allumage. Forcément, ce genre d'initiative ne fonctionne que s'il y a un élan collectif d'oreilles qui traînent ET rapportent les fruits juteux des conversations absurdes, drôles, choquantes, bizarre, ... 

Alors, petite FAQ :

Si je vis à pétaouchnok-le-bled je peux vous rapporter mon anecdote ?
Oui, tant que tu es plus ou moins en Suisse Romande, voire même en Suisse Allemande mais que ça parlait Romand, voire même super loin là-bas, mais que tu as surpris des Romands. Entendu à Lausanne n'est pas psychorigide.

Comment je fais pour partager le super dialogue que je viens d'entendre ?
Déjà, tu la notes, pour qu'elle soit le plus exacte possible, ensuite tu nous rédiges un mini-contexte (Qui parle à qui ? c'était où ? un magasin, un train, une terrasse, une pause cigarette ?) et tu nous l'envoie. Comment ? Tu passes par le site et tu cliques sur contact, et hop, magique, nous on reçoit un mail !

Comment je fais pour aider ce merveilleux site ?
Et bien c'est simple, le mot d'ordre, car nous ne sommes qu'amour, c'est le PAR-TAGE. Donc, tu suis @entendulausanne sur twitter et tu le signales à tes followers, par un petit #FF avec compliment par exemple, ça fait toujours plaisir. Tu deviens fan sur facebook, c'est toujours ça de pris. Tu consultes le site et tu viens même déposer un petit commentaire. Et tu en parles à tes amis, tes amants, ta famille, ton boucher, ta fromagère, ton fleuriste ET ta ramoneuse (et si tu as un ou une pote journaliste, n'hésites pas, on les aime aussi). Et si tu as un joli blog, tu peux aussi mettre une jolie bannière (même que c'est tout facile avec les explications hyper détaillées façon bannière pour les nuls).

Donc, maintenant que tu sais tout bien comment on fait, va tendre l'oreille et reviens nous raconter ! 

dimanche 6 mars 2011

Comment multiplier vos vernis à l'infini

Vernis violet H&M et top coat pailleté Mavala

Quand on commence à porter du vernis régulièrement, certaines d'entre nous arrive rapidement à une conclusion honteuse : ces petites bouteilles sont addictives, pour ma part, je n'ose même plus les compter tellement j'en ai et mes deux boîtes à vernis sont tellement pleins que je ne sais plus quoi faire des derniers arrivés... Mais, j'en achète moins qu'auparavant (dit la fille qui a encore craqué sur deux Catrice et un M.A.C. ce week-end, hum).

Mais il y a d'autres moyens pour augmenter pratiquement à l'infini vos possibilités de manucure, petite revue de facteurs multipliants.

jeudi 3 mars 2011

The Aristocrats



The Aristocrats (Paul Provenza, usa, 2005)

Plusieurs dizaines de comiques US racontent, déforment, expliquent, s'approprient, analysent, détournent, la même blague atroce et pas forcément drôle. C'est absolument jouissif et hilarant. Entre le documentaire potache et un grand moment de sociologie. Quand on sait le puritanisme télévisuel US, le nombre de mots interdits d'antenne à la minute dans cet OFNI dépasse tout ce que j'ai pu voir précédemment et tous les protagonistes prennent un plaisir fou à y participer. Merci à @livingdancing de me l'avoir recommandé ! 

Hereafter



Hereafter (Clint Eastwood, usa, 2011)

Un petit garçon perd son frère jumeau et est très triste. Un voyant est très malheureux parce qu'il ne peut pas vivre une vie normale parce qu'il est voyant. Une journaliste qui a vécu une NDE pendant un tsunami est perturbée par certaines de ses visions. Les trois fils sont tirés en montage alterné et les trois destins finissent par se croiser et se lier. C'est pathétique. Dommage pour Cécile de France, que j'aime beaucoup, qui continue à cumuler les mauvais choix rôles à Hollywood. Monsieur Eastwood, il faut arrêter maintenant, qu'on puisse se souvenir des moments de grâce et des chef d'oeuvres de votre carrière. A chaque film vous descendez plus bas dans mon estime.

Black Swan



Black Swan (Darren Aronofsky, usa, 2010)

Egalement surnommé "la déception surfaite de l'année" parait-il. Et bien je ne suis pas d'accord DU TOUT. Je pense que certains allaient voir un film fantastique. Ce n'en est pas un. Certains allaient peut-être voir un film uniquement sur la danse. Ce n'est pas le cas, quoique le portrait de la vie des ballets y soit particulièrement bien dessiné. J'y ai été pour ma part en m'attendant à voir un film décevant, au vu des nombreuses critiques négatives, avec donc un oeil très critique, prompte à sauter sur la moindre imperfections (et il y en a). Mais j'ai été embarquée. Pas tout de suite, mais dès que j'ai compris que ce film racontait autre chose que ce que l'on m'en avait dit. 

C'est un film qui parle d'interprétation, de comment s'approprier un rôle classique, du bouleversement que cela peut entraîner dans le vie des interprètes. Alors oui, le réalisateur a pris un rôle classique particulièrement exemplaire, puisqu'il faut jouer une partie blanche et une partie noire, mais cette "facilité" n'enlève en rien l'énorme subtilité du jeu de Natalie Portman (oui, sans "h" s'il vous plaît). Certes, la musique du Lac des Cygnes a été entendue et ré-entendue, mais la narration du film la rend compréhensible à nos oreilles de néophytes. La recherche de perfection, jusqu'à la mort, s'insère particulièrement bien dans ce monde de danseuses où les corps (et les esprits) sont torturés jusqu'à l'extrême.

Oui, ce film a des défauts, déjà Vincent Cassel y est particulièrement mauvais et caricatural. L'actrice qui interprète la mère de Nina est excellente mais son rôle aurait gagné à être plus subtil, certains effets sonores sont carrément grotesques, la caméra en steadicam à chaque fois qu'elle prend le métro qui   heurte les yeux sans intérêt narratif. Mais ces à-côtés ne sont là que de manière explicative pour le seul sujet du film qui est l'intériorisation d'un rôle par une artiste qui doit dépasser ses propres limites et d'autres outils sont utilisés de manières nettement plus subtiles et du coup sont beaucoup moins visibles (l'utilisation des couleurs pastel-gris-noir, les seconds plans toujours très habités, ...). La métamorphose est spectaculaire, Natalie Portman est fabuleuse et portée par un univers finalement très cohérent malgré tous ses défauts.

Je comprends que certains aient détesté, mais j'ai (orgueilleusement) tendance à penser qu'ils sont un peu passé à côté des enjeux de ce film. Ce n'est pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais c'est un film qui parle d'un sujet trop rare au cinéma : les dérives qui peuvent survenir de l'interprétation d'un autre que soi.

(Je suis juste un peu horrifiée de la faute de raccord au moment du climax final, sans sang/avec du sang, impardonnable ! Et vu l'endroit -climax justement- où il est passé, je soupçonne le réalisateur de l'avoir fait exprès, comme une note narrative de plus,  ratée.)

También la lluvia



Tambien la lluvia (Icíar Bollaín, Espagne-France-Mexique, 2010)

Une équipe de cinéma espagnole arrive dans une ville de province de Bolivie pour tourner un film historique sur les premiers colons. Un film dont le scénario s'intéresse enfin à ceux qui ont élevé en premier leurs voix pour tenter d'éviter les massacres d'indigènes au nom de Dieu, avec une réflexion poussée sur l'humanité de ces indigènes-là. Le réalisateur a choisi de venir tourner en Bolivie pour "l'authenticité des visages indiens", ils vont donc recruter de nombreux figurants et même finalement un rôle principal pour leur film où les indigènes ont un rôle important.

Oui, mais voilà, la Bolivie est un pays en crise, où grâce (hum) au FMI et à certains de ces dirigeants, tout est de plus en plus privatisé, entre autres choses, l'eau. Dans un pays où la plupart gagnent l'équivalent de 2$ par jour (y compris les figurants du film), l'eau annuelle pour une famille va revenir à 450$ annuels. Afin de ne pas, littéralement, crever de soif, les boliviens manifestent. Dans cette petite ville de province, le leader de la révolte de l'eau se trouve être celui qui a été engagé pour le rôle principal des indigènes (il a d'ailleurs été engagé pour son charisme).
Non, ne craignez rien, pour l'instant, je n'ai pas spoilé grand chose, je vous ai juste raconté le début du film, et expliqué ses bases. Je vous laisserai découvrir la suite tout seuls. Parce qu'il faut aller voir ce film. C'est une brillante réflexion sur le cinéma, sur la place du réalisateur et du producteur, sur la relation entre les deux, sur la vanité et la lâcheté des acteurs, sur la convoitise des wanna-be réalisateurs de documentaires, sur le cynisme profond de cette industrie qui, sous couvert de vouloir faire passer des messages "humanistes" se comporte comme les pires des colons. C'est également un film sur l'Amérique du Sud, sur le pouvoir de résistance, sur la survie collective, sur la condescendance des "blancs" face aux locaux (très bien exploitée, tant dans les dialogues que visuellement).

Certaines scènes sont un peu attendue, à la limite du caricatural noir/blanc, mais elles méritent leur place. Les décors sont grandioses, chaque personnage évolue de manière unique et particulièrement juste, le casting est génial, chaque rôle est porté jusqu'au plus profond de son humanité, avec tout ce que ça comporte de lâcheté, de vanité, de bêtise. C'est un film avec des décors exceptionnels, tant naturels que citadin, avec un casting fabuleux, qui navigue très harmonieusement -ce qui est une gageure- entre trois espaces-temps différents (la préparation du film en making of, le film dans le film et la "vraie vie"). Un film dont le héros n'est ni un anti-héros, ni un chevalier blanc, juste un homme courageux et surtout, pas celui que l'on croit.

J'ai ri, souvent jaune, j'ai pleuré, j'ai été emballée, j'ai eu le souffle coupé, j'ai aimé. J'hésite à y retourner, pour être moins prise par l'histoire et pouvoir observer l'excellent travail de réalisation. Et j'espère vous avoir donné envie. Une réalisatrice à suivre !

The Hangover



The Hangover (Todd Phillips, usa, 2009)

48h de folie à Las Vegas. Oui, c'est tout, le scénario tient dans cette minuscule phrase... Bon, ok, l'imagination torturée des scénaristes m'interdit de dire que tout ce qui arrive est prévisible, m'enfin bon, quand même. J'avoue aussi avoir souris souvent pour certaines absurdités ou dialogues. Mais franchement, ça ne méritait pas le battage du genre "meilleure comédie EVER". Un peu déçue du coup. On passe un moment rigolo mais il n'y a vraiment rien derrière.


mardi 1 mars 2011

Manucure tricolore, la méthode du scotch


J'ai découvert le blog de la très imaginative Chloé et par son biais l'utilisation du scotch, oui, le tout bête ruban adhésif qu'on a toutes chez soi, pour créer des manucures. J'ai commencé par une manucure trois couleurs, je vous montre les étapes, légèrement différentes du tuto de base, parce que je suis une flemmarde et que je voulais réduire les couches. Vous allez découvrir que cette manucure est très facile à réaliser, elle demande juste un peu de patience pour le séchage entre les couches.