mardi 30 mars 2010

Errences webesques incohérentes



D'abord un petit peu de Wes Anderson... parce que ça fait toujours du bien !

Continuons en nous moquant, ça fait toujours du bien, surtout quand il s'agit des politiciens !

Le maquillage PEUT être de l'art mais avant d'arriver là, il n'est pas inutile de rappeler quelques basics du maquillage des yeux.

On a beaucoup parlé des rondes dans les médias... hier et aujourd'hui... mais ce genre de comparaison est nouvelle !
EDIT : le Elle de cette semaine avec un mannequin SUBLIME.

Ceux qui comprendront tous ces logos seront immédiatement classés dans les sériophiles gravement atteints !

Un peu de beautés et d'étonnement naturel pour tout ceux qui ont un jour rêvé de cabanes dans les bois...

Les 8 types de voyageurs que tu n'as pas envie de rencontrer, mais ça risque de t'arriver quand même.

Un petit cours d'océanographie pour mourir moins bête.

Et pour finir, la procrastination aussi peut amener de bien belles choses...

Et oui, c'est complétement décousu et sans lien les uns avec les autres... mais c'est ce qui m'a plu/intrigué/fait marrer/intéresser sur le web durant les dernières semaines... et je crois qu'il faut que je me fasse à l'évidence : mon cerveau a des intérêts décousus et sans liens les uns avec les autres...

dimanche 28 mars 2010

Jade is the new black


Jade is the new black fait partie de la collection Hong Kong de O.P.I. qui vient de sortir. Et je n'ai pas grand'chose d'autre à dire que je le trouve sublime. M'enfin bon, vous l'auriez deviné, non ? Sinon je n'aurais pas payé ce prix !


La texture est très bien mais mérite 3 couches pour être complétement opaque, l'application est facile, la tenue parfaite. Et je me réjouis d'essayer la version matte dès que je me serai procuré le top coat Matte about you de Essie qui se vend à la Rue Central 15.


Et sinon, z'avez zieuté cette nouvelle collection ? D'autres couleurs vous plaisent ? J'hésite pour ma part à craquer également sur le Suzy says Feng Shui (le bleu).

vendredi 26 mars 2010

Alice in Burtonland




Alice in wonderland (Tim Burton, usa, 2010)


Dès sa sortie, après des mois de trépignation, j'ai évidemment couru au cinéma pour découvrir ce que Burton avait fait du pays des merveilles. Contrairement à Armalite, j'ai énormément apprécié le début, toute la période d'exposition, puis la découverte de Underland. Avec toutefois une frustration au moment du passage des fleurs... j'avais tellement aimé ce moment-là dans la version Disney dessin animé, et on sent que tout était prêt, peut-être même que la scène existe mais qu'elle a sauté au montage !?! Bref.

Bon, il faut dire que je suis une grande admiratrice du travail visuel de Burton et que l'atmosphère aux teintes désaturées et un brin glauque de cet Underland m'a tout à fait convenu. On y retrouve des amis fidèles de l'univers burtonien comme les arbres crochus (entre autres exemples) et un côté bancal et démesuré à la fois qui conviennent tout à fait à l'atmosphère de l'histoire de Lewis Caroll.

Mais justement, cette histoire farfelue, touffue, drôle, inquiétante, riche, hallucinée, bref, passionnante et complexe de Lewis Caroll souffre ici d'une adaptation dont la linéarité ôte une grande partie du charme fantasque que j'attendais pourtant du grand Burton. Disney avait déjà fait une adaptation en dessin animé qui était fabuleuse, un de mes classique Disney préféré et j'attendais autre chose de mon réalisateur "top five ever" ! J'attendais un Burton peut-être teinté d'un peu de Disney... j'ai eu un Disney, peut-être un peu teinté de Burton...




Je m'attendais à tellement aimer ce film (probablement trop d'ailleurs, d'où ma critique un peu dure par rapport à ce film qui reste un excellent moment, visuellement parlant) que j'aurais envie de le revoir. J'ai donc été le voir en 2D... en pensant y retourner pour une séance en 3D et pouvoir comparer, avec le même film... Je ne suis plus sûre d'en avoir envie... (en tous les cas pas tout de suite, je vais attendre que les salles du Multiplex où passe la version 3D se vident quelque peu des bruyants bouffeurs de pop corn !)

Par contre, au niveau des décors (virtuels soit, mais décors tout de même), des costumes (impressionnante garde robe d'Alice cohérente malgré ses nombreux changements de taille), des maquillages, etc... c'est SOMPTUEUX. C'est ce qui me poussera peut-être à y retourner !


EDIT : Une excellente critique ici.

mercredi 24 mars 2010

Satin de Mavala = Thank you so muchness ! de O.P.I.



Satin est un rouge à l'aspect satiné-métallisé que je trouve vraiment beau. MAIS, contrairement aux Mavala à la texture crème, sa tenue laisse franchement à désirer. Donc Mavala ne parvient pas à modifier cet état de fait : pour tous les vernis, plus la texture est particulière, moins la tenue est bonne. Donc, au grand maximum au bout de 3 jours, ça commence à s'écailler, bon, ce n'est pas si grave, il suffit d'en rajouter une couche.

La texture particulière rend également l'application fastidieuse. Ce vernis, que je m'étais offert pour Noël -vous ne trouvez pas que ça fait très Noël cette couleur ?- était déjà pâteux. Et même en le fluidifiant à nouveau avec le produit ad hoc, l'application a été pénible. Mais je trouve que la couleur en vaut la peine... et je ne suis pas la seule vu que c'est une couleur pratiquement identique à Thank so muchness de O.P.I., dans sa collection Alice in Wonderland ... (dans les deux premières photos, tous les ongles portent Satin, dans les photos suivante, seul l'index porte Satin, les autres ongles portent TYSM!)



Thank you so muchness ! est un peu plus facile à appliquer. Mais pour le reste, tenue, éclat, brillance c'est same-same... et Mavala reste toujours 3 à 4 fois moins cher...

Niveau couleur, si on devait vraiment définir une différence, je dirais que le OPI tire plus sur le orangé, alors que le Mavala tire sur le bordeaux, mais c'est vraiment, vraiment, vraiment très léger comme différence.

Et sinon, petite information pratique:
Mavala = 5 ml
Mini O.P.I. = 3,75 ml

lundi 22 mars 2010

Absolutely Alice


J'attends cette collection O.P.I. dédiée à Alice in Underland Wonderland  de Burton depuis des mois, presque avec autant d'impatience que j'attendais le film, mais sur la collection, j'attendais surtout Absolutely Alice et je ne suis pas déçue du tout. Il est sublime ! Etonnant peut-être, les abonnées au classissime doivent le trouver vraiment too much, voire d'un goût doûteux et il est TRES voyant. Moi j'adore. Mais je n'en étais pas sûre, et comme le Mad as a Hatter me tentait aussi, j'ai été très heureuse de trouver la collection de mini-vernis... pour le même prix qu'une grande bouteille. Et au final, les 4 teintes me plaisent beaucoup.

Une petite photo avec flash, qu'on se rende bien compte des reflets multiples.

On peut moduler l'effet. Ici, je le porte avec deux couches de top coat, pour unifier l'ongle et faire briller (si, si). Mais si on le porte sans top coat, il a un aspect métallisé vraiment intéressant aussi... quoique je doute fortement de sa tenue. Là, il a tenu nickel pendant 4 jours... c'était même un enfer à enlever -idem pour le Mad as a Hatter.

Une dernière petite photo pour bien se rendre compte de la différence de taille entre un OPI normal et un mini-OPI :


Pour finir, une petite photo -très moche- de mes pieds -qui sortent de l'hiver, soyez indulgents- sur lesquels je n'ai pas résisté à essayer Off with her red -quel excellent nom- et qui est la 3e couleur que je vous présente de cette collection. La 4e viendra dans le prochain billet.

samedi 20 mars 2010

Double snobisme


Revenons à plus de futilité.

Le 505, ou Particulière est le vernis dont tout le monde parle et que tout le monde porte depuis des semaines. Comme si Chanel avait inventé le taupe, mais non, il y a des vernis taupe depuis longtemps. Chez O.P.I. le best seller You Don't Know Jacques (et non pas Jack, mais bien Jacques, comme Frère Jacques) et le Over the Taupe, mais aussi dans des petites marques. La collection de l'automne 2009 chez Essence s'appellait Creamylicious et comportait cette très jolie teinte Chocolate Shake... qui est 10 fois moins chère que le 505 et dont la tenue est meilleure.


N'est-il pas joli ? Moi j'aime beaucoup... depuis des mois, je n'ai pas attendu Chanel !
Par contre, j'assume ma moutonnerie pour tout ce qui concerne Alice aux Pays des merveilles et je n'ai pas hésité à m'offrir la mini collection O.P.I. qui lui est dédiée. Je montrerai les trois autres dans des prochains billets, mais voici déjà Mad as a Hatter, une couche, posée sur mon taupe Essence.

jeudi 18 mars 2010

Mon meilleur mauvais souvenir


C'était le 17 décembre 1999, on n'oublie pas la date de son 21e anniversaire. Vous vous souvenez vous ce que vous avez eu comme cadeau pour vos 21 ans ? Non ? Moi, j’ai eu des pirates. Je vous raconte.

Tôt le matin, environ 1h après le lever du soleil, après mon quart de nuit où j'avais eu la visite de dauphins, pour moi toute seule, avec la lune presque pleine qui se reflétait sur la mer et l’écume phosphorescente autour de ces torpilles qui jouaient autour de moi, j’avais décidé que c’était mon cadeau d'anniversaire. Je me trompais. Déjà plusieurs semaines qu'on vivait -avec mes trois équipiers- au rythme du soleil et de la mer, sur le beau Bilitis, catamaran Wharram, sur lequel j'avais embarqué à Marseille et qui nous amenait / que nous amenions à Tuléar, Madagascar. Nous avions passé le mythique Bab el Mandeb et fait escale dans le non moins mythique Port d'Aden pour réparer la casse due à cette Mer Rouge pas aussi paisible qu'on la raconte. Nous avions quitté Aden depuis quelques jours et nous galérions en tirant des bords au près -ce qui est über chiant en multicoque- avec l'impression de perdre chaque nuit ce qu'on avait gagné dans la journée. Le soleil s'était levé face à un paysage de la côte longeant le Yémen, qui ressemblait de manière très déprimante au paysage que nous avions vu la veille au coucher du soleil, du sable, des montagnes, aucune trace humaine à part le ruban de béton de cette route côtière déserte.

Tout à coup, une barque avance très vite vers nous -nous naviguions uniquement à la voile, eux au moteur- avec 9 hommes à bord. C’était en plein ramadan, de nombreux boutres et barques font l'aller et retour entre Yémen et Somalie pour vendre des chèvres contre des armes.

Nous connaissions le risque de croiser des pirates dans la zone. Nous nous étions mis d'accord pour collaborer un maximum. Notre bateau n'avait pas le look d'un bateau de croisière, nous avions perdu notre moteur et l'arrière avait été retapé à la va-vite, du linge séchait ici et là. Nous avions appris quelques mots d'arabe pour communiquer depuis la Tunisie, où l'on m'avait offert un Coran miniature. 

Les pirates nous ont ordonné d'affaler les voiles et nous les avons "accueilli" à bord, en tendant la main pour prendre leur amarre et aider trois d'entre eux à monter à bord, avec leur arme. Wilfried, le capitaine, était nerveux mais n'en a rien laissé paraître, il avait surtout très peur qu'il m'arrive quelque chose, moi, la seule femme à bord, après les histoires tragiquement mortelles que nous avaient racontées d'autres naviguants qui traversaient la Mer Rouge en sens inverse. Les trois pirates ont visité, nous leur avons tendus tous les dollars que nous avions à bord. Puis ils ont commencé à vouloir prendre d'autres choses, une radio, des jumelles, à démonter notre panneau solaire. Nous avons dû refuser, "khalas" (= ça suffit) a dit Wilfried à celui qu'il pensait être le chef -c'est lui qui avait la kalashnikov et qui avait l'air le plus âgé-.  

Ce n'est pas évident de s'opposer à trois jeunes -très jeunes- hommes dont on ne parle pas la langue, qui ont les yeux injectés de sang, l'air à la fois épuisé et apeuré, violents et drogués, dont l'un a une cicatrice boursouflée, qui traverse son torse de la clavicule gauche à la hanche droite, et qui sont armés. Mais sans cette radio, sans ces jumelles, sans notre panneau solaire, nous ne pouvions simplement plus naviguer. Les deux plus jeunes ne voulaient rien entendre, mais heureusement le "chef" a compris nos arguments et a fini par pointer ses collègues et armer, ça les a calmés, ça nous a aussi prouvé que son arme était chargée. 

Ils ont fini par partir en nous piquant quelques objets monnayables, mais aucun des objets indispensables à la navigation. Peut-être parce que nous leur avons rappelé que c'était ramadan -mois sensé être le plus vertueux- et que nous avions un Coran à bord, peut-être grâce à nos maigres connaissances d'arabe qui nous ont permis de leur dire que nous étions musulmans, peut-être parce que nous les avons invités à bord dans le calme, sans résistance. Je ne le saurai jamais. Mais je pense que nos réactions pacifiques ont été les bonnes. 

Ils se sont éloignés en direction de la côte, entre Aden et Al'Mukalla, lieu de notre prochaine escale où nous avons expliqué notre mésaventure, où les autorités ont été d'une grande aide et où les habitants se sont montrés choqués, très accueillants et nous ont beaucoup aidés. Nous avons même eu les honneurs de la presse locale qui s'est plainte des pirates somaliens et a accusé le gouvernement de laisser faire.

Cette attaque a duré quelques minutes qui nous ont parues des heures. Puis ils ont disparus à l'horizon et durant un instant, nous avons cru avoir rêvé. Après avoir préparé un thé, j'ai pris ma caméra (qu'ils n'avaient probablement pas vue sinon ils l'auraient embarquée) et filmé Wilfried qui raconte l'attaque qui venait de se produire. Sa voix est calme et posée, il décrit les événements avec précision, sans émotion. C'est en revoyant ces images que je me suis rendue compte que sa main droite, celle qui ne tient pas la barre, tremble pendant toute sa description et continue à trembler pendant les blagues un peu vaseuses qui concluent sa description avant de me souhaiter un joyeux anniversaire.

Dix ans plus tard, je me souviens de ces quelques minutes avec une précision photographique étonnante. Depuis plusieurs années je suis enragée contre ces gouvernements qui se montrent choqués aujourd’hui parce que les pirates somaliens sont puissants, extrêmement bien organisés et armés. Mais durant plusieurs décennies, malgré les alertes des gouvernements Yéménites et Omanais, entre autres, ils ont laissés faire. Ils ont laissé les pirates attaquer et plumer les "petits" bateaux qui passaient par là, en raflant au passant moteurs puissants, dollars et armes. Et maintenant qu'ils ont acquis une force de frappe qui permet d'attaquer des bâtiments plus importants on s'inquiète. C'est un peu tard. Quand on laisse prospérer des zones de non-droits où les populations locales sont soumises au bon vouloir de seigneurs de guerre, pourquoi s'étonner ensuite que ces zones se fortifient et viennent titiller le reste du monde ?


J'ai été taguée pour raconter quelques détils intimes, j'ai raconté les autres ici, mais j'ai gardé ce mauvais souvenir pour la fin. Je l'avais écrit quelques heures après l'attaque et j'avais envie de prendre le temps de l'écrire à nouveau. Et de comparer les deux versions. Elles sont très proches, si proches que s'en est presque flippant. Je ne risque pas de l'oublier ce 21e anniversaire.



EDIT : je découvre la nouvelle vie de Bilitis, bon vent à toi, cher compagnon  !

EDIT 2 : si vous souhaitez une image très fidèle des pirates que j'ai rencontré, physiquement et au niveau de leur armement, le film Capitain Phillips est tout à fait convainquant. Pas concernant l'attaque, évidemment, nous étions dans la zone 10 ans plus tôt et sur un petit bâteau à voile. Mais c'est probablement grâce à leurs milliers d'attaque sur des petits bâteaux comme le nôtres au fil des années que les pirates somaliens ont réussi à s'équiper et se professionnaliser ainsi.

mardi 16 mars 2010

Striptease



Moi, taguée, ça veut donc dire que vraiment, en fait, donc, je suis blogueuse. Voilà , ça y est, en vrai. Bon, jusqu'ici il n'y a que moi que ça intéresse, mais ce tag-là  demande, comme mille autres d'ailleurs, de parler de soi, du coup, toi qui me lis, là, derrière ton écran, toi qui commence à en avoir marre de mon intro qui ne sert à rien, sache que le reste de ce post sera tout pareil pourri et que tu peux t'épargner la suite dès maintenant, sinon ne viens pas te plaindre après.

Donc, je disais, Nekkonezumi s'exhibe et me demande de faire pareil. Et moi, hop, boostée dans mon ego -moi, taguée, oh, MOI, vraiment, non, mais ça va intéresser personne, ah mais oui, quand même je pourrais raconter ça, c'est bien ça, ah oui et puis cette anecdote là , c'est pas mal non plus- je donne suite et je tiens tout de suite à prévenir que je vais dès à présent passer cette problématique question égotique à M'dame Jo et à Rose... ainsi qu'à tous ceux qui y trouveraient une question qu'ils auraient voulu qu'on leur pose parce que la réponse pourrait nous intéresser... ou nous faire marrer.


Un souvenir d'enfance
Sur cette photo {EDIT : que je ne retrouve plus, navrée}, j'ai 3 ans, mes parents, ma soeur et moi vivons au Tchad, au bord du fleuve du même nom, dans un petit village, depuis quelques mois. Mon père enseigne la construction de puits dans la région et ma mère a mis au point des cours de batik -servant d'excuse pour pouvoir donner également des cours d'éducation sexuelle. Beaucoup de "souvenirs" de cette année vécue en Afrique m'ont été racontés, comme le fait que je préférais manger la boule -une boule de millet entourée de sauce- chez la voisine plutôt que manger à la maison, ou mes mésaventures avec des scorpions.

Mais certains souvenirs sont plus profondément ancrés. Avec les enfants du village nous "jouions" à chasser des oiseaux à la catapulte. Certains garçons tiraient, d'autres filles et garçons amenaient du bois et préparaient le feu. Mon rôle était de plumer les oiseaux. Etonnant non ? Mais tout cela, on me l'a raconté, mes souvenirs par rapport à cette anecdote se cantonnent à des sensations, je n'ai plus d'images précises, mais des flashs, des odeurs, des couleurs, des sons. A chaque fois que j'ai eu l'occasion de retourner en Afrique, la couleur et la douceur de la latérite, l'odeur des plantes, en particulier à la tombée du jour, l'atténuation de la brûlure du soleil sous le couvert des arbres, toutes ces sensations me donnent une impression très forte et étonnante. En discutant avec d'autres personnes ayant un lien fort avec une partie ou l'autre du Continent africain, j'ai réussi petit à petit à mettre des mots dessus. J'ai l'impression que des racines re-poussent sous mes pieds et de m'ancrer enfin. Ce sentiment me donne de la force, de la tranquillité. Je me sens paisible, enfin. J'espère avoir l'occasion d'y retourner bientôt.


Un de mes défauts
La procrastination. Je suis une spécialiste pour trouver des trucs à faire qui me prennent un temps fou et qui sont fondamentalement inutiles... et pour repousser les choses que je devrais VRAIMENT faire. Spécialiste. Championne même. Et je ne suis pas sûre que ça s'arrange avec le temps. D'ailleurs là, tout de suite, rédiger ce billet me procure du plaisir et me prends du temps... mais bon c'est pas comme si je devais être en train de rédiger mon mémoire...


Un trait de caractère
Je suis confiante et naïve ET je suis bavarde. Et la compilation de ces deux m'a valut quelques moments que j'ai longuement regretté... parce que faire confiance rapidement... et raconter facilement... peut nous amener à raconter certaines choses qu'il vaudrait mieux taire face à certaines personnes à qui il ne faudrait JAMAIS rien confier...

Mais d'autre part, faire confiance de prime abord aux personnes que je rencontre me permet de vivre dans un monde beaucoup plus léger qu'une personne méfiante... et de garder les yeux grands ouverts face aux opportunités que la vie peut m'offrir, sans y voir malice. Et certaines de ces opportunités m'ont offert parmi les plus beaux souvenirs de ma vie.


Un signe particulier
Le conduit qui mène à mes tympans est plus rectiligne qu'il ne devrait. Ce qui est très pratique pour la plongée sous-marine. Mais pas DU TOUT pratique dans les lieux bruyants, parce que j'ai plus de mal à distinguer les sons les uns des autres. Au fur et à mesure du temps, je me suis rendu compte que j'ai développé une certaine faculté à lire sur les lèvres, donc j'arrive à discuter avec quelqu'un, même dans un bar bruyant... mais il suffit que cette personne camoufle sa bouche et je "n'entends" plus rien.


Une meilleure amie
J'ai eu plusieurs coup de foudre amicaux au fur et à mesure des années. Mais les coups de foudre, en amitié comme en amour, ont parfois tendance à se terminer comme ils ont commencé : de manière fulgurante. Mais avec elle, ma meilleure amie donc, ce ne sera pas le cas. On se connaît depuis l'école primaire, on ne se souvient plus trop quand. on est passée de copines à amies. On a toutes les deux d'autres amies, car l'exclusivité est également néfaste en amitié. Des périodes où l'on se voit plus, d'autres où l'on ne se voit presque pas. Il nous est régulièrement arrivé d'être éloignées géographiquement pour de longues périodes. Mais rien ne nous a éloignées. On est très différentes, à tous les niveaux. Mais on partage une amitié sincère. C'est quelqu'un dont j'admire beaucoup la liberté et la franchise.


Un film bonne mine
Bonne mine ? Poétique comme question. On peut penser à un film qui nous fait rougir, à un film qui nous fait rire, à un film qui nous laisse les yeux brillants.
Mais pour moi, la plus jolie bonne mine c'est celle que l'on a enfant, en vacances, quand il fait froid dehors, qu'on porte des collants multicolores en laine -qui grattent-, que la maison sent la tarte aux pommes qui cuit pour le quatre heures et qu'on regarde, encore et toujours, un classique de la programmation de Noël. Mon préféré dans cette catégorie : Mary Poppins qui me donne envie de chanter, de danser et de porter des bottines lacées.


Et le mauvais souvenir fera l'objet d'un billet à part, parce qu'il mérite un billet à lui tout seul.

dimanche 14 mars 2010

Cuivre pour yeux verts



Je vais encore vous répéter mon amour pour le quad Spiced Chocolate, mais cette fois-ci, avec les trois autres composantes du quad : Brash, un orange-cuivré SU-BLIME, Sweet Chestnut, un brun tirant sur le bordeaux et Nanogold, un doré très clair avec des reflets roses (qu'on ne distingue pas ici).


Dita m'avait donné envie de montrer la beauté de ce Brash, que j'ai ici adoucit avec Paradisco, seul ajout ne faisant pas partie de mon quad préféré.




Ces tons orangés-cuivrés sont particulièrement seyant avec des yeux verts, je trouve qu'ils font ressortir les miens. Il faut toutefois "couper" avec khôl et mascara foncés et bien présents entre l'oeil et la paupière, sous peine de se faire un oeil étrange.




En plus des explications du schéma, il faut donc ajouter un khôl brun, et une touche ombrée entre le coin interne et le sourcil. Et j'ajoute le retour de mon Exceptionnel de Chanel (vive les duty free) auquel je n'ai pas trouvé de remplaçant, malgré les très bonnes performances du Colossal de Gemey.


vendredi 12 mars 2010

Cours de cuisine iranienne

Pour son anniversaire, ma mère nous a demandé, à ma soeur et moi, un moment avec elle et ma soeur a eu l'excellente idée d'un cours de cuisine iranienne. Ma mère est arrivée au rendez-vous avec un liste de choses, absurdes ou vraiment utiles pour le cours, qu'elle devait absolument amener... mais aucune idée de la suite des événements. Après avoir vérifié qu'elle avait bien amené sa brosse à dent, une culotte, une boucle d'oreille, un tablier, un calepin, une bougie, un crayon, une bouteille de jus de canneberges et autres demandes loufoques, nous lui avons dévoilé le but de la soirée et elle était enchantée. C'était notre première sortie "entre filles" à 4... ma nièce Nell avait 2 mois à ce moment-là et était confortablement installée dans l'écharpe de ma soeur, mode kangourou.

Le cours était sympa, mais je crois que je n'aurais pas été à l'aise seule. De plus, comme les "élèves" étaient tous très différents -à tous les niveaux : culturel, linguistique, culinaire, ...- le côté "apprendre la cuisine" ne m'a pas apporté grand chose. Mais c'était convivial et le résultat, une entrée et un plat cuisinés conjointement, était intéressant. J'ai eu envie de partager ces recettes avec vous. D'abord une entrée composée d'une purée d'aubergines à la menthe et à la crème acidulée qui m'a surpris -je ne suis pas fan de menthe en temps normal- et enchantée et d'un riz au poulet et aux épines vinettes, qui ne m'a pas surpris mais qui était plutôt pas mal. Ce qui est étonnant, c'est qu'en Iran, on ne mange pas d'entrée puis de plat, mais plusieurs plats, chauds et froids sont disposés à table simultanément. C'était donc très "occidentalisé" comme manière de faire, ce qui était au goût de certains... mais pas au mien. Les deux recettes -trois en fait, parce que le riz et le poulet sont deux recettes à part entière- gagnent, à mon sens, à être servie simultanément.

Les recettes qui suivent sont pour 4 personnes... gourmandes.

Kachk o bademjan (aubergines à la crème acidulée)

Ingrédients : 500gr d'aubergine (au minimum 1 aubergine par personne), 1 oignon émincé, 4 gousses d'ail pressées, 1 pot de crème acidulée, 1 cs de menthe séchée (pas fraîche, séchée, ça change TOUT), 1cc de curcuma, huile, sel, poivre.

- Couper les aubergines en deux dans le sens de la longueur, huiler la chair et la peau et poser côté chair sur un plaque du four préchauffé à 225 degrés, laisser cuire 10 à 15 minutes.

- Faire dorer l'oignon dans un poelle avec de l'huile, puis ajouter l'ail et laisser dorer quelques minutes à feu très doux, puis ajouter la menthe séchée et le curcuma, bien mélanger, ajouter du sel. Eteindre le feu.

- Quand les aubergines sont cuites (on les recuira ensuite, il faut juste qu'elles soient molles sous le doigt), la chair doit se détacher facilement avec une cuillère. Hacher la chair obtenue au couteau, puis mélangez-la à la première préparation, rectifier l'assaisonnement avec sel et poivre, ajouter un peu d'eau (environ 1/2 verre), puis mettre à mijoter à feu très doux pendant au moins 10 à 15 minutes, voire 20. Quand l'aspect est une purée légère, éteindre le feu, ajouter la crème acidulée, bien mélanger.

Vous pouvez servir chaud ou froid. Pour la déco, sur la photo, on avait gardé une partie du mélange oignon-ail-menthe et une partie de la crème acidulée. Mais vous pouvez simplement y ajouter un peu de crème aigre, ou encore quelque pluches de menthe fraîche, ou encore simplement un petit filet d'huile d'olive. Et vu que c'est la mode des verrines, vous pouvez également faire des coupes individuelles, quoique je préfère l'option "gros plat" sur la table. J'ai tellement aimé cette recette que lorsque j'en ai refait, j'ai doublé les proportions pour en garder pour plus tard... il n'y en avait finalement plus.


Zerechk polo (riz aux épines vinettes)

Ingrédients : 400gr de riz Basmati (le meilleur étant celui du Pakistan apparemment), 1 poulet coupé en morceaux, 4 cs d'épines vinettes (on les trouve chez les marchands d'épices ou dans les épiceries orientales, à défaut, des canneberges séchées peuvent faire l'affaire aussi), 2 pommes de terre pelées et coupées en tranches 1/2 cm, 1 oignon, 50gr de beurre, safran, 1 cs sucre, huile, sel et poivre.

Bon, c'est la pire photo culinaire du monde et ça ne donne pas envie du tout, je vous l'accorde. Qui a déjà goûté du riz iranien sait que malgré cette abominable image, la recette qui suit met l'eau à la bouche. Je commence toutefois par une précision. Il y a LA recette du riz, qui est longue, très longue, mais qui vaut drôlement la peine, et une recette de poulet, qui est plutôt banale mais que je vous mets quand même.

Le riz

- A commencer en premier, bien en avance. D'abord, il faut le laver plusieurs fois, jusqu'à ce que l'eau soit translucide. Puis le faire tremper 1h au minimum dans de l'eau salée.

- Faire bouillir un grand volume d'eau dans une cocotte en fonte (ou une casserole à fond épais). Bien égoutter le riz, saler l'eau, puis plonger le riz dans l'eau bouillante. 30 sec plus tard, remuer une fois. Quand ça bout à nouveau, le riz devrait être transparent, égoutter le riz.

- Faire chauffer dans le même cocotte un peu d'huile d'olive. Tapisser le fond de la cocotte des tranches de pommes de terre. Ajouter le riz, laisser étuver environ 30 sec. Ajouter 1/2 verre d'eau et attendre la montée de la vapeur. Ajouter 1/2 verre du bouillon de poulet, baisser le feu et couvrir avec un couvercle couvert d'un torchon -qui permet d'isoler encore mieux. Laisser cuire 20 à 45 minutes (plus long c'est mieux c'est), si la vapeur monte du torchon, baisser le feu.

- Trier puis rincer les épines-vinette à l'eau FROIDE (sinon elles perdent du goût et des vitamines !), les sécher dans du papier absorbant. Faire fondre le beurre dans une petite casserole et y faire infuser à feu très doux les épines vinette et le sucre. On peut ajouter un peu de bouillon de poulet. On mélangera une petite partie du riz avec ce beurre aromatisé aux épines-vinette, puis on le déposera sur le riz blanc.

Une autre méthode, quand on ne fait pas de poulet au safran à côté, consiste à mettre du beurre + du safran + un peu de bouillon dans un bol, 30 sec au micro-onde et ensuite pareil, on mélange un peu de riz qui devient jaune vif, et on dépose ce riz jaune vif au somment de la pyramide de riz blanc.

Au fond de la casserole du riz, il devrait y avoir une croûte de riz, appelée tadiik, très croustillante, qui est servie à part, mais pour ma part, je n'ai jamais réussi à en obtenir une "vraie-comme-il-faut".

Poulet

- Pendant que le riz trempe ou cuit, on fait revenir les morceaux de poulet dans un faitout. Puis on réserve dans une cocotte. On fait revenir l'oignon, puis on l'ajoute au poulet. On ajoute ensuite du safran en poudre (ou des pistils écrasés pour qu'ils donnent toute leur saveur) et de l'eau à mi-hauteur, on assaisonne, et on laisse mijoter au  moins 1/2 heure (temps nécessaire au safran pour dégager tout son arôme). Ne pas hésiter à "piquer" du bouillon pour le riz et à ajouter de l'eau.

Pour la présentation, ici on avait mis une couche de riz, le poulet, puis à nouveau une couche de riz, puis le riz aux épines-vinette, mais au vu du résultat photographe, hum, je préférerais une pyramide de riz dans un beau plat, un autre plat avec le poulet et son bouillon, un autre plat avec la purée d'aubergine... et un dernier plat avec une petite salade fraîche du genre : cubes de tomate / cubes de concombre /menthe fraîche / huile / citron / sel.

Bon appétit !

Et profitons pour penser à l'Iran autrement que par les violences qui nous inquiètent depuis bientôt 1 an.



EDIT : les photos se sont malheureusement perdues dans les limbes du web, navrée.

mercredi 10 mars 2010

Groovy de Essence



Alors que tout le monde se jette sur du taupe, Chanel ou autres dupes, j'ai eu envie exactement de l'inverse, du turquoise pétant. Et j'ai trouvé mon bonheur dans la gamme Multidimension 3in1, Groovy -ou Blue Lagon pour la France. Cette gamme est vraiment d'excellente qualité et c'est les vernis les plus résistants que j'aie essayé, bien appliqués ils tiennent sans problème une semaine, voie plus. En fait, j'ai fini par l'enlever parce que j'avais envie de changer... il aurait pu durer encore.



Il y a un an, je crois que je n'aurais JAMAIS eu envie de porter du turquoise, là j'ai un peu douté de mon envie fulgurante, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à porter cette couleur hyper vive et joyeuse. Et vous, turquoise vous porteriez ? Ou ça vous paraît absolument moche ou à réserver au moins de 15 ans ?

lundi 8 mars 2010

Did you hear about the Morgans?



Did you hear about the Morgans (Marc Lawrence, usa, 2009)

Et pour finir, la daube du mois. Un choix de merde un soir où tous les torrents que j’avais choisis précédemment ne marchaient pas. Aucun intérêt, sauf peut-être quelques sourires. On souffre pour Hugh Grant qui ne méritait pas un tel navet et de tels partenaires, mais qui du coup, par comparaison, passe pour un génie de la comédie. Bref, ça ne mérite même pas une photo.

Stranger than fiction


Stranger than Fiction (Marc Foster, usa, 2006) -honte sur celui qui a crée le titre français de "L'incroyable destin de Harold Crick"-

Harold est contrôleur des impôts, sa vie est réglée au mouvement de brosse à dent près. Un jour, il entend la voix off qui commente sa vie qui lui annonce une mort imminente. Et là, forcément, sa vie se dérègle.Le scénario est FA-BU-LEUX, aussi tordu qu’un délire de Charlie Kaufman. TOUS les acteurs sont impressionnants de justesse -rien de moins que Dustin HoffmanEmma Thomson -encore elle, tellement talentueuse, pfff, je la déteste !- et Maggie Gyllenhaal-, les décors légèrement surranés et très léchés apportent une touche d'irréalité parfaite pour le scénario, c’est fascinant. Je recommande vivement de voir et/ou de revoir ce film que j'ai classé de manière un peu capilotractée dans les films culinaires, à cause de la boulangerie de l'héroïne.

Wallander


Wallander - Sidetracked (Philip Martin - BBC, GB - Suède, 2008)

Wallander est flic, dans une ambiance de polar nordique, incarnée par mon très très très cher Kenneth Branagh -depuis la première fois que je l’ai vu, j’ai développé une jalousie folle pour Emma Thomson- et mis en images avec des lumières et décors naturels un peu glauques, très intenses. Tous ces éléments me passionnent et fonctionnent extrêmement bien ensemble. Quelques longueurs par contre. Mais je remets le couvert dès que je trouve l'épisode 2. Oui, parce que c'est une série en fait, dont je n’ai vu que le premier épisode, mais il dure plus d'1 heure 30 et est traité de manière cinématographique. Mais peut-être que les maniaques du rangement m'en voudront de le classer dans "films" et non dans "séries". Désolée pour ceux/lles que ça chatouille, mais finalement, avec des perles comme Mad Men et Wallander les frontières s'amenuisent. Toutefois je ne sais pas si je suis catastrophée pour l'avenir du grand écran ou réjouie de la qualité montante du petit ?

EDIT : arte a acheté la série. Yeepee. D'ailleurs je dois dire que je suis de plus en plus souvent devant arte depuis quelques mois, et sans me forcer. Leur programmation est vraiment impressionnante tant au niveau cinéma, tant pour la fiction que le documentaire d'ailleurs. Et là, une série et pas des moindre. Bravo !

Clerks


Clerks (Kevin Smith, usa, 1994)

Merci à Rose de m’avoir fait découvrir ce film dont je me suis régalée. Les dialogues entre les nombreux protagonistes sont hilarants et loufoques, mais régulièrement beaucoup plus profonds qu’il n’y paraît. Contrairement à Rose, je situerais ce film entre Smoke (Wayne Wang, usa, 1995) -écrit par Paul Auster- qui se passe également dans une épicerie-drugstore de quartier, et partage le côté peinture réaliste du quotidien, et Dogma (Kevin Smith, usa, 1999) -où Dieu est une très belle femme- pour le côté moins loufoque au fond qu’il n’y paraît au premier abord et pour les personnages de paumés magnifiques et qui est, accessoirement, mon premier coup de cœur pour Matt Damon. Films que je vous recommande vivement par ailleurs.

Dans Clerks et Dogma on retrouve un duo un peu particulier : Jay & Silent Bob… et j’ai appris –vive IMDB- que Silent Bob EST Kevin Smith, je n’en reviens pas !

Un détail encore, j'adore les films intemporels, et ici, à part l’absence de téléphones portables, ce film pourrait dater de 2005 ou de 1975. Il serait un piège parfait pour les étudiants en cinéma qui doivent définir l'époque et le lieu de réalisation d'un film "en aveugle" -c'est-à-dire à partir d'un extrait pris au milieu d'un film sans autre précision-, exercice qui m'a énormément amusé à l'uni.

IP5, l'île aux pachydermes

IP5, l'île aux pachydermes (Jean-Jacques Beineix, fr, 1992)

Dernier film avec Yves Montand où il est absolument bouleversant. Ses deux acolytes, paumés charmants, sont parfaits également. Ce road movie est un OVNI dont le synopsis n’a aucun intérêt mais dont la poésie est indéniable. Un des plus grands films de Beineix, pour ma part mon favori.

La lumière et les décors naturels magnifient la présence de Montand qui se dévoile de manière désarmante. Son corps vieillissant, en slip gris, marchant sur l’eau est extraordinairement émouvant.

Sherlock Holmes


Sherlock Holmes (Guy Richie, gb, 2009)

Pfffffff. 
M'enfin bon, Guy Richie quoi, quelle idée d'aller voir un film de Guy Richie ! Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même et oublier que j'ai vu cette daube. Ou plutôt non : ne PAS oublier afin de ne PAS me l'infliger à nouveau !

Un commentaire un peu plus concret ? 
Si vous aimez le personnage de Holmes : n'y allez pas. 
Si vous aimez un tant soit peu de subtilité dans un scenario : n'y allez pas. 
Si vous aimez les dialogues drôles et un rythme enlevé : non, pas non plus.

Evidemment consacré navet du mois !

I love you Philipp Morris


I love you Philipp Morris (Genn Ficarra & John Frequa, usa, 2009)

Une bande-annonce hyper alléchante qui me faisait attendre une comédie loufoque dédramatisant les coming out tardifs et un film qui m’a finalement déçu. Les deux acteurs principaux, Ewan McGregor et Jim Carrey, sont parfaits et quelques dialogues m’ont vraiment fait rire, mais le rythme enlevé du premier quart d’heure laisse vite la place à des longueurs -voire devient carrément chiant (!)- et le côté soi-disant « transgressif » à des clichés énormes qui me poussent à penser que la communauté gay pourrait être choquée voire même se sentir insultée et que ce serait compréhensible. Quant à la pirouette scénaristique à propos du SIDA –que ce soit une histoire vraie ou non n’empêche rien-, elle m’a vraiment posé problème. Je ne suis pas du tout contre parler de sujets graves sur un mode humoristique ou au 15e degré, mais là ce n’est pas le cas, c’est juste un genre d’alibi.

samedi 6 mars 2010

Mavala VS Astor


Le problème, quand on a beaucoup de vernis, c'est qu'il arrive d'oublier que cette couleur là, en fait, je l'ai déjà, ou presque. Bon, passons sur le fait que dans mon über-snobisme je n'ai pas commandé le 505-particulière que toutes ont sur les ongles mais le Over the Taupe de O.P.I. qui est sa réplique exacte (pour 3 fois moins cher et de bien meilleure qualité)... mais qu'en fait You don't know Jacques c'est kif kif en juste un peu plus foncé... et que je l'ai en brillant et en mat. Oui, bon, passons j'avais dit.

En testant, ce Astor que j'avais trouvé vraiment intéressant, j'ai eu envie d'aller guigner d'autres teintes et je me suis offert ce mauve, intitulé Purple Dreams (216).



Très joli, quoiqu'un peu trop clair à mon goût, plus clair sur les ongles que dans la bouteille, mais j'aime bien le côté un peu métallique du truc. Par contre, métallique -légèrement- implique trace de pinceaux, légères certes, mais traces quand même et j'aime pô les traces.



Sauf qu'en fait c'est pas grave... parce que si j'ai envie de mauve... il me suffit de porter Glasgow de Mavala, qui est pratiquement similaire... en plus joli car il ne marque pas DU TOUT les coups de pinceau.


Je crois qu'il faut que j'aille consulter les vernis-oliques anonymes. Et encore, vous ne savez pas tout, là, mes petits doigts boudinés -n'est-ce pas sali- tapent ce post avec un vernis turquoise -que je vous présenterai probablement bientôt. Je crois que les vapeurs de vernis et de dissolvants ont définitivement atteints mon cerveau.

jeudi 4 mars 2010

Pièces importantes et effets personnels ... de Leanne Shapton



Pièces importantes et effets personnels de la collection Lenore Doolan et Harold Morris, comprenant livres, prêt-à-porter, Maison de vente Strachan & Quinn, 14 février 2009, 10h et 14h, heure de New York. (Leanne Shapton, usa, 2009)
Cet ouvrage étonnant raconte une histoire d’amour, de la rencontre à la rupture, sous la forme d’un catalogue d’une vente aux enchères –imaginaires- des objets du couple. Ustensiles de cuisine, vêtements, photos, lettres, cartes postales, cartons d’invitations, tickets et programmes de spectacles, mails, petits billets, chaussures, chapeaux, trousses de toilette, parapluies, livres, … chaque article ou lot est décrit en détails et ce sont ces détails qui racontent. Un récit qui prend une forme impressionniste, forcément, où chaque petite touche apporte de la couleur, du goût à la relation et nous la rend palpable, vivante, réelle.
Le procédé m’a énormément plu et touché, mais si je vous précise qu’elle est critique culinaire –métier faisant partie de mon top ten de job de rêve- qu’il est photographe –comme mon Homme donc- et voyage beaucoup et qu’ils n’habitent pas ensemble et qu’elle utilise des vernis O.P.I., vous comprendrez peut-être le fait que je vous avoue m’y être particulièrement retrouvée. C’est toujours agréable de s’identifier mais toujours troublant de s’y retrouver au point de devoir lâcher le livre parce que le questionnement posé sur soi est trop fort pour être ignoré.

Un grand moment de lecture où la forme et le fond s’interrogent et se complexifient l’une l’autre que je vous recommande vivement et je ne suis pas la seule. Il me semble amusant toutefois que certains critiques –l’ayant peut-être parcouru trop vite- ne se sont pas rendu compte que c’était un livre d’auteur, un livre concept certes, mais une fiction et non une vraie collection d’objets qu’un vrai couple aurait compilé lors après sa rupture. C’est dommage, car il me semble qu’ils sont ainsi passé à côté de la maestria du procédé narratif de Leanne Shapton, que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt, comme d’autres.



Les losers d'Hollywood de Daniel Depp




Les loosers d’Hollywood (Daniel Depp, usa, 2009)

Débarrassons-nous de suite : oui, Daniel Depp est le demi-frère de l’autre Depp. Ça, c’est fait et ça n’a aucun intérêt par rapport au roman, à part peut-être le fait qu’on navigue dans les eaux troubles de l’industrie hollywoodienne et que la connaissance de ce milieu qu’a l’auteur est encore plus justifiée. Le héros est un ancien cascadeur devenu détective privé qui va démêler le chantage auquel est soumis un acteur bientôt bankable avec élégance et un sens de la répartie imparable.
Ce n’est pas le meilleur polar que j’aie lu mais le rythme est bon, le personnage principal donne envie de le retrouver, et malgré les autres personnages un peu caricaturaux et peu creusés, les dialogues savoureux donnent un goût de reviens-y.
Et c’est une bonne occasion de me pousser à faire ma sélection de romans à propos du cinéma. Bientôt.

Julie & Julia de Julie Powell



Julie & Julia, My Year of Cooking Dangerously (Julie Powell, usa, 2005)

Julia est une presque trentenaire new yorkaise heureuse en ménage et s’ennuyant au travail. Elle décide sur un coup de tête, suite à un compliment sur sa cuisine, de réaliser en un an toutes les recettes du fameux –aux zuèss- livre sur la cuisine française écrit par Julia Child et de raconter ce projet dans un blog. Ce blog est devenu un livre. Ce livre est devenu un film que je me réjouis de voir, mais je voulais lire ce livre avant.

J’ai dû m’accrocher à la lecture car j’avais décidé de continuer sur mes bonnes intentions de lire en V.O. et la langue de Julie est riche, même si familière, et des nombreuses descriptions de réalisations culinaires m’ont partiellement échapées. Mais malgré cette difficulté, j’ai pris un énorme plaisir à déguster l’humour corrosif de l’auteure, sa mauvaise foi récurrente assumée et son grand talent pour mélanger des anecdotes apparemment sans lien aucun. Le côté journal intime, qui n’est pas forcément mon truc en littérature, m’a rendu Julie extrêmement attachante et je n’ai qu’une envie : relire quelque chose de sa plume… ou devrait-on dire plus logiquement dans son cas, de son clavier.

Un extrait pour le plaisir... to blog or not to blog...


"On January 1, 1660, a young government worker in London started a diary. He wrote about going to church, where the preacher was saying something or other about circumcision, and about lunch afterward; he mentionned that his wife burned her hand while heating up turkey leftovers.
For the next time nine years this guy wrote
every single day. He withnessed the Great Fire of London and some disappointingly overdone roasts. He went to hundreds of plays, vowed to quit drinking then changed his mind. He ate a lot - no matter the precarious state of the union, a barrel of oysters was always appreciated - and worked a lot, and fondled whatever girls would deign to allow it. And he wrote about all of it - honestly, self-indugently. He was often entertaining, often mind-bogglingly boring, every now and then ablaze with life - the Sid Vicious of seventeenth-century diarists. And the, on May 31, 1669, he just stopped.
Some bloggers might say that Samuel Pepys was sort of proto-blogger, but we're not a terribly measured lot, so I don't know that I'd listen to us if I were you. Sure, Pepys obsessively chronicled his interior-decorating ups and downs ant the time he masturbated in the water taxi. Sure, he wrote in his pyjamas. But although he carefully saved his diary, volumes and volumes of it, for the rest of his life, he never showed it to a single soul. Today, when we blog about our weight-loss problems and our knitting and our opinion of the president's IQ level, we do it on the blithe assumption that someone give a shit - even though there's a guy stuck in Baghdad who blogs, and a Washington DC staff assistant who gets paid by Republican appointees for sex who blogs, and our own jottings must all be dredfully dull by comparision. Nowadays anyone with a crap laptop and Internet access can sound their barbaric yawp, whatever it may be. But the surprise is that for every personn who's got something to say, it seems there are at least a few people who are interested. some of them aren't even related.
What I think is that Sam Pepys wrote down all the details of his life for nine years because the very act of writing them down made them important, or at least singular. Overseeing the painters doing his upstairs room was rather dull, but writing about it made overseeing the painterns doing his upstairs rooms at least
seem interesting. Threatening to kill his wife's dog for pissing on the new rug might have made him feel a bit sheepish and mean, but write it down and you have a hilarious domestic anecdote for the centuries. Imagine if he'd had, say, a safely anonymous pamphlet cranked out on a press and passed around on the streets of London. Wouldn't he have enjoyed occasionally overhearing some fellow in a tavern recounting to general hilarity Pepys's own yarn about the king's spaniel shitting ont the royal barge?
There's a dangerous, confessional thrill to opening up your eminently fascinating life and brain to the world at large, ang the Internet makes it all so much faster and more breathless and exciting. But I wonder - would we still have Sam's jack-off stories, the records of his marital spats, if he'd been a blogger rather than a diarist? It's one thing to chronicle your sexual and social missteps to satisfy your private masochistic urges, but sharing them with the world at large? Surely there are some limits, aren't there?"


Ce livre a directement atterri dans ma sélection de romans culinaires, où l'on trouvera aussi, dès que j'ai le courage de m'y mettre, mes sélections de romans autour du monde du cinéma et de films autour de la cuisine. D'ailleurs, si vous en avez pour alimenter ma PAL, c'est volontiers !

mardi 2 mars 2010

Spiced chocolate



Le quad Spiced Chocolate est le meilleur achat M.A.C. que j'ai fait, il comportait 4 fards, que j'utilise tous régulièrement, mais jusqu'ici, je n'avais utilisé Spiced Chocolate qu'en outer V ou en banane et je voulais le tenter en halo monochrome. C'est tout simple, rien d'autre que du Spiced Chocolate et j'aime beaucoup, ce fard est vraiment parfait et très flatteur, quelque soit la couleur de vos pupilles. J'espère que M.A.C. le rééditera !