mardi 28 juillet 2009

Vive l’été



J'adore l'été pour une raison principale : les fruits et les légumes.

Bon, ok, il y a aussi la lumière, les terrasses, le fait de ne pas avoir à porter 50 couches de vêtements + manteau + parapluie + écharpe + bonnet, etc...

Comme je tente d'être relativement responsable (= éthique et écolo dès que possible ) dans ma consommation, je n'achète pas (ou presque jamais) de fruits ou de légumes qui ne sont pas de saison ou qui viennent de l'autre bout du monde. Du coup, l'été, d'avoir des tomates avec du goût, des framboises, des fraises, des pêches, des abricots, et j'en passe, quel pied !


La recette de cette tarte facile et rapide si ça tente quelqu'un(e) :

Sortir une pâte brisée sucrée (ou pas) du frigo et la poser sur votre plaque. Découper (au ciseau c'est facile) le surplus de papier sulfurisé. Piquer le fond et saupoudrer de sucre en poudre et de poudre d'amande (ou de noisette, ou même de polenta, si, si, c'est très bon !).

Couper les abricots en 8 et les disposer joliment, c'est meilleur.

Saupoudrer de sucre en poudre et de crottes (comme disent les Québécois) de beurre.

Enfourner dans un four chaud et surveiller.

Faire attention à ne pas se brûler en mordant dans une tranche fumante. Très bon tiède et même froid.

dimanche 26 juillet 2009

Mo Hayder


Grande dévoreuse de polars, mes deux moments préférés sont : la découverte d'un nouvel auteur et la découverte d'un nouveau titre d'un auteur qui m'a déjà offert de nombreuses heures de suspense. Le pire moment étant le dernier mot de la dernière page du dernier roman d'un auteur qui n'en écrira plus.

Mo Hayder fait partie de mes auteurs de polars favoris. Ce genre d'auteur dont on sait, dès les premières pages, que l'on aura beaucoup de mal à poser le livre avant de l'avoir terminé. C'est toujours impeccablement écrit, les personnages sont complexes et passionnants, jamais de grands gentils et des très méchants passionnants.

Je l'avais découverte avec le sublime "Tokyo", récit entre deux époques (1937 et actuelle), entre histoire et roman de moeurs, suspense et épouvante. Premier paragraphe :
" Quelque fois, il faut prendre sur soi. Même quand on est épuisée, qu'on a faim et qu'on se retrouve dans un endroit totalement étranger : comme moi à Tokyo cet été-là, toute tremblante d'anxiété devant la porte du professeur Shi Chongming. Je m'étais aplati les cheveux de manière à ce qu'ils aient l'air aussi coiffés que possible et j'avais passé un certain temps à améliorer l'aspect de ma jupe démodée trouvée à la friperie Oxfam en l'époussetant et en repassant à la main les faux plis causés par le voyage. J'avais écarté d'un coup de pied le vieux sac de voyage qui m'avait accompagnée dans l'avion pour que ce ne soit pas la première chose qu'il voie en m'ouvrant, parce qu'il était très important que j'ai l'air normale. "

Trois autres de ses romans "Birdman", "L'homme du soir" et "Pig Island", ont pour protagoniste l'inspecteur Jack Caffery, hanté par la disparition de son frère quand il était enfant, torturé par la culpabilité, toujours prêt à se mettre en danger, extrêmement attachant, et même carrément sexy. J'adore l'idée que cette auteure se glisse aussi bien dans le peau d'un homme.

Je viens de terminer le flippant, abominable et génial "Rituel" où l'inspecteur Caffery est rejoint par Flea, cheffe-plongeuse de la police locale qui a en charge la récupération des cadavres en tous genres, héroïne qui l'accompagne apparemment également dans son roman suivant "Skin" - que je vais m'empresser d'acheter. Premier paragraphe :
" Un lundi de mai, juste après le déjeuner, par trois mètres de fond dans le port flottant de Bristol, le sergent de police "Flea" Marley referma ses doigts gantés sur une main humaine. Surprise de l'avoir aussi vite localisée, elle battit des jambes, ce qui eut pour effet de soulever un tourbillon de vase et d'huile de vidange et de déporter sur l'arrière le poids de son corps : elle se sentit remonter. Elle du repiquer vers l'avant, passer la main gauche sous l'un de ses flotteurs du ponton et évacuer un peu d'oxygène pour retrouver sa stabilité et prendre le temps de palper sa trouvaille."

Vivement les suivants !

lundi 13 juillet 2009

Estive de Blaise Hofmann


Un été de berger sous la forme d'un "récit d'apprentissage". Un carnet de route couronné par le Prix Nicolas Bouvier 2008. Avec Blaise Hofmann, tout est récit de voyage, même quand le voyage dure quatre mois entre trois alpages.

Morceaux choisis :

"Que fait un troupeau quand il est formé ? Il se déforme. Il faut le reformer. Je pense beaucoup à toi, Sisyphe."

"Dans ma bouche, le mot tradition a mûri. Il traduit une autre réalité qu'en juin dernier. Il y a un sens après le non-sens. Des raccourcis existent pour nous rapprocher des siècles derniers. Quelques mois font gagner des années. Peu d'efforts à la clef. Les générations conversent, héritent l'une de l'autre, s'émeuvent. C'est cela la tradition."

Et un paragraphe qui me touche particulièrement :
" Une case retirée. Des randonneurs surpris par l'orage, qui ont fait l'amour en attendant que cela se calme. Des ouvriers montés pour rénover la toiture, qui y ont fêté la fin de l'ouvrage, émus et presque tristes de devoir rejoindre femme et enfants, à deux vallées de là. Un jeune couple qui y a soigné vingt génisses et élevé leur premier enfant. (...)"

Ce livre m'a été prêté par mon père, qui l'a reçu en cadeau de ma mère, avec cette dédicace : "Pour Claude, voyages intérieurs là-haut... en souvenir de beaux moments partagés... Mô"

Je ne saurai jamais si Blaise -plus je le lis, plus j'ai envie de le tutoyer, l'impression de dialoguer avec lui, c'est très agréable- a entendu l'histoire de mes parents -et la mienne- ou une autre. Il faut dire qu'il y a trente ans, on ne les appelait pas encore des "décroissants", on ne les prenait pas plus au sérieux, mais ils étaient plus nombreux. Ca me rappelle que les deux premiers étés de ma vie ont été alpages (dans cette même région, avec vingt génisses et quelques chèvres). Blaise me fait réaliser que c'était mes premiers voyages. Avant l'Afrique, pour mes trois ans.


EDIT : commentaire de ma mère : "en réponse à ta critique de hoffmann l'estive, nous n'avions pas 20 génisses, mais 80 et 7 chèvres et c'était en-dessus des Paccots sur canton de Fribourg… y'a pas photo… juste dans les jolis rêves !!!" 20 génisses ou 80 génisses, Paccots ou pas Paccots, on s'en fout, non ? 

lundi 6 juillet 2009

Livres mai-juin 2009

Billet Aller Simple (Blaise Hoffman, ch) *****
Sensé être un récit de voyage, la lecture de ce livre se transforme en délice littéraire. La langue est riche, imaginative, poétique, désabusée. Un véritable art de la liste nous détaille des images d’ailleurs, jamais « exotiques ». Un grand auteur. J’espère pouvoir le rencontrer un jour ! (il vit dans le Canton de Vaud) Je me réjouis de me plonger dans son livre suivant !

Firmin (Sam Savage, usa) ***
Autobiographie d'un grignoteur de livre, littéralement, Firmin est un rongeur érudit et Firmin est à dévorer au plus vite ! Merci Armalite d'en avoir parlé ! Sam Savage est un jeune auteur (c'est son premier roman) de 60 ans. Longue vie à sa plume !

The Ballad of Sexual Dependency (Nan Goldin, usa) *****
Tulsa (Larry Clark, usa) ***
Thème d'un de mes examens de licence, concernant la photographie documentaire américaine. Ces deux livres ont marqué leurs époques et été très souvent commentés uniquement à propos du rapport de leurs auteurs à leurs sujets. C'est bien dommage car ils sont beaucoup plus riches et construits que ce qu'il n'y paraît au premier abord. C'était passionnant de s'y plonger. Glauque parfois, mais passionnant.

J’étais derrière toi (Nicolas Fargues, fr) ****
"C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure. J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est." Un roman d'amour à la première personne mais non complaisant. J'ai beaucoup aimé rencontrer cet auteur que je me réjouis de retrouver.

Partie de pêche au Yémen (Paul Torday, gb) ***
Seuls les anglais peuvent nous faire simultanément rire et croire à l'absurde. Imaginez la sublime partie de pêche que ce serait, dans un waadi yéménite en crue 2 mois par an, de pêcher le saumon écossais. Impossible ? Pas si sûr...

L’ombre du caméléon (Minette Walters, gb) ****
La maîtresse du suspens nous gratifie d'un roman plus psychologique, avec toujours une grande maestria dans la construction des personnages.

Merrick (Anne Rice, usa) ***
Roman faisant la jonction entre la sage des sorcières Mayfair et celle des vampires. Un peu tiré par les cheveux la sorcière cachée dont on n'aurait jamais entendu parler, mais on retrouve ces personnages et le Talamasca avec grand plaisir, et les descriptions sont toujours aussi bien écrites et passionnantes.

samedi 4 juillet 2009

Films mai-juin 2009

Bonnie and Clyde (Arthur Penn, usa, 1967) *****

Cinéma Paradiso (Giuseppe Tornatore, it-fr, 1988) *****
Sublime classique. Je ne m'en lasse pas.

Inside Man (Spike Lee, usa, 2006) ***
Intrigue passionnante.


Les Morfalous (Henri Verneuil, fr, 1984) **
Bébel dans toute sa splendeur, sublimement servi par les dialogues d'Audiard.
"C'est bien la première fois qu'il fait des étincelles avec sa bite !"

The Constant Garder (Fernando Mereilles, usa, 2005) ****
Depuis quelques années, Hollywood s'interroge sur l'Afrique. Blood Diamond sur le commerce des diamants des pays en conflit (et le terrible "une main pour une pierre"), Lord of war sur les trafiquants d'armes et The Constant Gardner sur les malversations des industries pharmaceutiques. Ces trois films sont réalisés avec maestria ! Ce qui me donne envie d'écrire un article sur cette tendance hollywoodienne dans quelques temps.

Spy Game (Tony Scott, usa, 2001) ***
Réunir Robert Redford et Brad Pitt était une idée fabuleuse. Le film est toutefois très moyen, malgré leurs prestations parfaites.

Man to man (Régis Warnier, fr, 2005) ***
Un scientifique du XIXe siècle capture deux pygmés en pensant avoir trouvé le chaînon manquant entre les grands singes et l'homo sapiens. Puis il découvre leur intelligence et donc leur appartenance à l'espèce humaine. Dire que c'est si récent !

Happy-go-lucky (Mike Leigh, gb, 2008) ****
Délicieux personnage principal. Réalisation tout en finesse. Une véritable confiserie !

Mad dog and Glory (John Macnaughton, usa, 1993) **
De Niro et Uma Thurman sont parfaits, mais le film ne mérite pas beaucoup plus qu'un "bof".



SERIES

Mad Men (saisons 1 et 2) *****
Manhattan, fin des années 50 et début des années 60, une agence de publicité. Voilà pour la base, le reste est magnifiquement réalisé, très cohérent et travaillé visuellement, impeccablement scénarisé, parfaitement interprété. Sous couvert de parler du passé, cette série nous offre une critique de la société américaine actuelle avec beaucoup de subtilité.

Lost (saison 5) ****
Ben euh... vivement la 6 :-)

jeudi 2 juillet 2009

Sweet chestnut


Sur la paupière mobile du Sweet chestnut (quad Spiced Chocolate) estompé au-dessus avec du Expensive pink. Un halo tout simple pour mettre cette sublime couleur en valeur.

Par contre, la prochaine fois il faudra que je la porte avec une base, sur la photo yeux clos on voit qu'il y a déjà des "trous" où le fard s'est effacé.